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L’étau se resserre autour des téléphones portables

La France compte quasiment autant de téléphones portables que d’habitants, on estime à 5 milliards le nombre d’abonnements dans le monde, et d’ailleurs, même les écologistes en possèdent dans leur grande majorité.
Néanmoins, plusieurs récentes études scientifiques viennent souligner les risques pour la santé, et pour l’environnement, de ces gadgets technologiques.
Ainsi le 31 mai dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) ont annoncé avoir classé les champs de radiofréquences électromagnétiques comme présentant des risques cancérigènes pour l’homme (risques de cancer du cerveau pour être précis). Ces ondes rejoignent ainsi 267 autres agents "peut-être cancérigènes" comme les vapeurs d’essence ou le plomb.
Des études avaient notamment montré une hausse de 40 % des risques de tumeur au cerveau chez les gros utilisateurs (une demi-heure par jour pendant dix ans en moyenne).
Les petits coups de fils répétés sont les plus nocifs, de même que les appels passés depuis un train ou une voiture (en mouvement), depuis un ascenseur ou un sous-sol, et quand le téléphone capte mal le signal.
Les smartphones semblent plus dangereux car ils comportent deux antennes pour capter trois types de fréquences (GSM, 3G et Wi-Fi), et les gens passent souvent du temps à jouer avec.
Le kit mains libres est apparemment assez efficace, mais il ne règle en rien le problème des antennes qui défigurent l’environnement, des tonnes de déchets générées par ces objets, des mines nécessaires à l’extraction de certains métaux rares entrant dans leur fabrication, ou encore du volume d’ondes émises dans le monde et de leur impact sur la faune (voir notre récent article sur la mortalité des abeilles)…


16/07/2011.