Le président des piégeurs agréés des Ardennes a été surpris par un photographe en août 2009 en train de tuer, à bout portant et avec une arme prohibée (un pistolet 22 long rifle), un chat sauvage qu’il avait capturé dans une cage.
En bon gestionnaire de la faune, il aurait du relâcher l’animal, cousin forestier de nos chats domestiques, protégé par la loi française et relativement menacé.
Pour destruction d’espèce protégée, ce "professionnel de la nature", qui a affirmé pour sa défense que l’animal était agressif (sic !), encoure une peine
maximale de six mois de prison et 9 000 euros d’amende.
Alors, qui sont les vrais nuisibles ?
01/02/2010.
La France s’est enfin prononcée pour une protection du thon rouge, espèce en voie de disparition !
Mais ne nous réjouissons pas trop vite ; à l’approche des élections et pour ne pas risquer de troubles avec les pêcheurs méditerranéens, particulièrement violents, le gouvernement s’octroie un délai de 18 mois "pour évaluer l’état de la ressource".
Le thon rouge serait inscrit à l’annexe I de la Convention Internationale sur les Espèces Sauvages (CITES), ce qui reviendrait à interdire sa commercialisation internationale, notamment vers le Japon (les pêcheurs restant toutefois libres d’en vendre sur leur marché national).
Greenpeace regrette qu’il faille encore attendre 18 mois pour agir (soit deux saisons de pêche), car il sera peut-être trop tard ; il reste en effet moins de 15% de la population de thon rouge en Méditerranée...
Pour l’anecdote, signalons que depuis quelques mois, plusieurs grands chefs français ont décidé de bannir le thon rouge (et d’autres espèces de poisson menacées) de leurs menus. On compte parmi eux le prestigieux réseau hôtelier de luxe "Relais et châteaux", qui contraint presque ses membres à suivre cette consigne.
Selon des experts scientifiques, les stocks de poissons auront disparu des océans d’ici 2050, et comme la moitié des produits de la mer sont consommés dans les restaurants, les cuisiniers se doivent de montrer l’exemple.
03/02/2010.
Des "scientifiques" de la faculté de médecine d’Innsbruck (Autriche) avaient prévu de recouvrir 29 cochons vivants sous des masses de neige, mais l’expérience a du être interrompue par crainte de troubles à l’ordre public. 10 de ces pauvres cochons ont déjà été tués, mais sous la pression des activistes pour les droits des animaux, cette expérience barbare a été stoppée momentanément.
Plusieurs associations de défense des animaux avaient en effet menacé de poursuivre les responsables en justice, et des militants avaient prévu de manifester.
Les "scientifiques" voulaient évaluer l’impact des poches d’air sur les chances de survie des victimes d’avalanches, et améliorer ainsi l’efficacité des secours.
14/01/2010.
Plusieurs militants de Greenpeace, attachés à différents endroits de la voie de chemin de fer, ont à nouveau tenté d’empêcher un train d’arriver à Cherbourg.
Le convoi, en provenance de la Drôme, devait transvaser son chargement (650 tonnes d’uranium !) dans un bateau à destination de la Russie (!), où il devait être enrichi.
Par cette action symbolique, Greenpeace demande un moratoire sur les exportations de déchets nucléaires. L’association affirme que contrairement à ce que clament EDF et Areva, ces exportations sont illégales. 100 % des fûts exportés ne reviennent pas en France, selon un rapport du Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sécurité Nucléaire ; ceci implique donc que la plupart de ces matières sont abandonnées en Russie.
25/01/2010.
Fait rarissime, le ministère de l’écologie a autorisé le 13 novembre dernier le préfet de la Manche à supprimer deux barrages placés sur la Sélune, une rivière qui se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel.
L’état français a notamment justifié le non-renouvellement de la concession des barrages en raison de la gène qu’ils représentent pour les poissons migrateurs.
Les associations de défense de l’environnement voient d’un bon œil cette décision, car les barrages perturbent l’équilibre écologique des fleuves, quand ce n’est pas le climat local. Elles espèrent que certains autres édifices suivront, notamment le barrage de Poutès, construit sur l’Allier.
20/11/2009.
Le gouvernement a décidé qu’au printemps, des fleurs allaient être plantées le long de certaines routes de France, et ceci dans le but de venir en aide aux abeilles butineuses.
Cette initiative conjointe des ministères des transports et de l’écologie, prévue pour une durée-test de trois ans sur une distance de 250 kilomètres, pourrait ensuite être étendue à l’ensemble du réseau national (soit 12 000 km).
Outre les semis de petites fleurs, il est prévu de développer le "fauchage tardif" qui consiste à ne faucher qu’une seule fois dans la saison au lieu de trois, et qui permet à certaines espèces végétales de s’épanouir.
Même si l’on pourrait à première vue se réjouir d’une telle initiative, de sérieux doutes subsistent :
1) Semer des plantes mellifères au bord des routes, voilà qui va attirer les insectes butineurs à quelques centimètres des voitures lancées à 90 km/h ; elles qui garnissent déjà abondamment les pare-chocs de nos voitures, cela ne va pas arranger leur situation !
2) Les plantations de fleurs, la DDE en fait déjà le long de nombreuses routes de France ; c’est une hérésie du point de vue de la biodiversité car ce sont en général des plantes sélectionnées en pépinières, et non endémiques, qui sont semées. Résultat : on a l’impression de vivre dans un Jardiland géant...
3) Certains apiculteurs se réjouissent, mais on peut douter que le miel ainsi produit puisse être de bonne qualité ; récolter du nectar à deux pas des rejets d’huile, de caoutchouc et de gasoil des voitures, il y a plus appétissant comme idée !
En conclusion, la meilleure solution, et qui est déjà mise en pratique dans certains départements comme l’Isère, c’est le fauchage raisonné : il suffit de laisser la nature se débrouiller toute seul, et faucher juste une ou deux fois par an, hors période de floraison. Quant aux ruches, il est préférable de les installer loin des routes et des champs de pesticides !
19/01/2010.
Des dizaines de milliers de tonnes de sel sont déversées sur les routes de France chaque année ; au plus dur de l’hiver 2010, on en comptait environ 3 000 tonnes par jour et par département ! Des célèbres Salins du midi, situés dans le Gard, partent chaque jour 150 camions et 1 à 2 trains contenant au total 5 000 tonnes de sel.
Les hivers rigoureux mettent en relief la folie des hommes : la France, pourtant largement pourvue en côtes et en salines, importe du sel par bateaux entiers depuis l’Égypte, l’Espagne, le Maroc, la Sardaigne, la Tunisie !
A ce transport pas du tout écologique viennent s’ajouter les effets sûrement catastrophiques du sel sur les milieux naturels : dissout, celui-ci se retrouve évacué directement dans nos cours d’eau douce, nos lacs, nos étangs, et va perturber les eco-systèmes déjà fragilisés par de nombreuses autres sources de pollution. Les arbres, quant à eux, l’absorbent par leurs racines*.
Tout cela à un coût. Environnemental, certes, mais aussi financier : au 12 janvier le département des Côtes d’armor avait déjà dépensé pour 300 000 € de sel ! Ce même sel qui endommage nos voitures, ainsi que nos portails et les façades des maisons situées au bord des routes.
Les solutions ? Réduire nos déplacements au strict minimum, utiliser les chaînes et les pneus neige ou cloutés, faire jouer la solidarité, l’entraide, le covoiturage, choisir d’habiter à proximité de son lieu de travail, et surtout, comme cela se fait par exemple en Auvergne : répandre du gravier au lieu du sel. Ce n’est pas l’idéal, certes, mais c’est déjà beaucoup moins néfaste.
Note au 01/02/2010 :
En hiver, les oiseaux picorent la neige (souvent salée) ou boivent l’eau des caniveaux quand la fonte a lieu. C’est un cercle vicieux car le sel va leur donner encore plus soif ...et il n’en faut que quelques milligrammes pour tuer un passereau.
Les oiseaux qui boivent de l’eau salée manifestent les mêmes symptômes qu’un ivrogne : ils sont groggy et peuvent se retrouver au milieu de la rue sans réaction. Ils peuvent aussi mourir d’un blocage des reins.
Une idée : disposez une écuelle d’eau propre devant votre maison, sur un terrain dégagé pour éviter les chats.
12/01/2010.
Partie d’Uruguay fin novembre à destination de la Syrie, une "bétaillère maritime" géante transportant 43 000 moutons (sic) a sombré dans une mer déchainée, au large du Liban. Quelques membres d’équipage et la cargaison ont péris noyé, les milliers de carcasses rendant très difficile la tâche des secours en mers...
Les longs transports d’animaux posent problème sur les routes européennes, ça tout le monde le sait. Mais il va de soit que les mêmes erreurs se reproduisent partout dans le monde, et plus encore dans les pays où les droits des animaux ne sont pas pris en compte.
Quelle aberration d’importer chaque année des millions d’animaux de ferme d’Australie, du Brésil ou de Nouvelle-Zélande, pour aller approvisionner les marchés du Moyen-Orient !
Et comme pour ajouter à l’horreur, ces bêtes voyagent bien souvent pendant des semaines dans des conditions lamentables... pour aller se faire "égorger selon le rite" (sous-entendu musulman).
18/12/2009.
Nous relations début décembre le cas d’un cerf qui, poursuivi par une meute, avait provoqué un accident sur une rocade en banlieue parisienne.
A l’heure où de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer l’abolition de la chasse à courre, plusieurs autres incidents graves viennent d’émailler cette saison 2009-2010 :
Dans l’Aisne, le 7 janvier, et malgré les objections du personnel soignant, un cerf a été abattu devant les patients d’un hôpital psychiatrique, évidemment très choqués par la scène. Cela montre le manque total de respect et de compassion de ces chasseurs, que ce soit pour les animaux ou pour les êtres humains.
Quelques jours plus tôt, à Compiègne, c’est dans le propre jardin d’un particulier qu’un autre animal était abattu !
Hasard du calendrier ou signe des temps, le parlement de Strasbourg a apporté le 16 décembre dernier son soutien à l’interdiction de la chasse à courre au Royaume-Uni. Des chasseurs britanniques avaient en effet attaqué cette interdiction devant la cour européenne, mais ils ont été déboutés, les juges estimant en prime, et à l’unanimité, que cette forme de chasse était "cruelle" et "moralement condamnable". Et toc !
07/01/2010.
La pêche illégale représente 20 % des prises mondiales, pour un volume de l’ordre de 10 milliards d’euros par an. Tout le monde a entendu parler des scandales de la pêche au requin pour leurs ailerons, de la surpêche du thon rouge, des crevettes, des homards, etc.
La "pêche pirate" peut revêtir de nombreuses formes : dépassement des quotas autorisés, techniques de pêche interdites, zones ou saisons non-autorisées. Les conséquences pour l’environnement sont graves : raclage des fonds marins, rejets de poissons jugés non rentables ...sans compter les conséquences désastreuses pour les autres marins-pêcheurs qui eux respectent les lois, et pour les populations de certains pays dont la nourriture principale est le poisson.
C’est pourquoi les associations de défense des océans saluent le pas dans la bonne direction pris par plusieurs pays internationaux et en particulier européens :
ils viennent en effet de prendre des mesures visant à prévenir, décourager, et éradiquer la pêche illégale. 25 états se sont ainsi engagés à refuser l’accès de leurs ports aux navires pratiquant la "pêche pirate". Les propriétaires de ces bateaux hors-la-loi se dissimulent souvent derrière des sociétés écrans, domiciliées dans des paradis fiscaux. Ils seront répertoriés.
De son côté, l’Union Européenne a décidé de renforcer le contrôle de ses propres navires (suivi par satellite, déclaration automatique des captures, sanctions dissuasives, instauration d’un système comparable au permis de conduire à points). Davantage de contrôles vont être mis en place lors des importations, et comme pour les animaux de ferme, un système de traçabilité des produits va être instauré.
08/01/2010.
En 2007, le tribunal de Rennes avait reconnu la responsabilité de l’État dans le développement des marées vertes qui touchent 108 baies en Bretagne ; notamment, les préfets auraient dû s’inquiéter, voire réagir pour diminuer l’affluence de nitrates d’origine agricole, et faire respecter les réglementations nationales et européennes.
Deux ans plus tard, c’est la cour de Nantes qui vient de statuer en appel :
elle confirme le jugement, mais accroît également les amendes dues aux quatre associations qui avaient assigné l’État en justice (Eau et rivières de Bretagne, Sauvegarde du Trégor, Halte aux marées vertes, De la source à la mer).
Celles-ci réclament des mesures drastiques, et ne veulent plus que l’on se contente de "panser les plaies" en ramassant chaque été les algues sur les plages. Eau & rivières de Bretagne souligne que la Bretagne, région de bocage, de polyculture et d’élevage, est devenue en 40 ans la plus grande usine française de production animale (60 % des cochons, 60 % des œufs, 45 % des volailles, 25 % des vaches laitières, et ceci sur moins de 5 % de la surface agricole française).
Des milliers de petites exploitations agricoles ont disparu en quelques années, au profit d’une concentration industrielle impliquant des productions alimentaires de faible qualité, des pollutions, et une baisse de la biodiversité.
Mais même si les bretons font des efforts, l’avenir reste sombre car la concentration du cheptel porcin et avicole se poursuit, avec la bénédiction des préfets qui autorisent des extensions de fermes.
01/12/2009.
L’anachronique chasse à courre, déjà interdite dans plusieurs pays d’Europe, n’en finit pas de faire des accidents. Un député vient de déposer un projet de loi pour l’interdire en France, en espérant qu’il se concrétise !
Samedi 5 décembre dans la région parisienne, un cerf, poursuivi par une meute de chiens, a en effet traversé une route à plusieurs reprises. Sa course s’est terminée sur une rocade par une violente collision avec un automobiliste. L’animal est mort. Le conducteur est indemne mais sonné.
Responsable de ce carnage, le "rallye des Trois-forêts", un équipage de chasse à courre qui avait déjà fait parler de lui en poursuivant des animaux jusque dans des zones habitées, provoquant la colère des riverains.
05/12/2009.
Aux alentours de la mi-novembre (coïncidant avec l’Aïd el kebir), plusieurs abattoirs clandestins ont été démantelés en France. A ceux-là s’ajoutent les familles qui, en toute illégalité, abattent leur mouton dans leur baignoire, ou encore ces paysans qui, tout au long de l’année, tuent des animaux dans leur cour pour les revendre à leurs voisins.
Ainsi le 24/11, l’association Stéphane Lamart, aidée des services de police, est intervenue à Argenteuil (région parisienne) où des moutons étaient égorgés en dehors de toutes règles élémentaires d’hygiène, dans une simple cabane construite illégalement au fond d’un jardin.
Une vingtaine de bêtes, apparemment maltraitées, s’entassaient depuis plusieurs jours et étaient égorgées puis éviscérées devant leurs camarades d’infortune.
La Direction des Services Vétérinaires a déclaré que c’était la troisième fois en quelques mois que ce type d’abattoir était découvert dans le même secteur.
Le 28/11, c’est dans l’Ain que les gendarmes sont intervenus, preuve que ce phénomène touche bien toute la France. Une cinquantaine de carcasses fraîchement abattues et une soixantaine de moutons vivants ont été saisis dans un hangar à volailles, où là aussi aucune les normes sanitaires de rigueur n’étaient pas appliquées. Dans ce cas et comme souvent, il semble qu’un paysan profitait de la fête musulmane pour "arrondir ses fins de mois".
Note du 07/01/2010 : bonne nouvelle ; pour des faits remontants à 2008, trois organisateurs d’abattages clandestins du sud de la France ont été condamnés à des peines de prison avec sursis et de lourdes amendes (100 € pour chacun des 500 moutons abattus, et 50 € pour 300 autres bêtes).
Note du 07/02/2010 : deuxième bonne nouvelle ! Le tribunal correctionnel a condamné le boucher de la région parisienne (cf haut de cette page) à deux ans de prison ferme pour ses pratiques illégales, ainsi qu’à une amende de 5 800 €, l’interdiction de détenir un animal et d’exercer la profession de boucher pendant cinq ans. C’est une peine lourde et bien méritée compte tenu des faits reprochés, malheureusement le coupable est actuellement en fuite, sans doute à l’étranger...
Voir le site de Stéphane Lamart : http://www.associationstephanelamart.com
L’augmentation de la population mondiale et de la consommation ont eu pour effet d’augmenter l’impact écologique de l’humanité de 22 % par rapport à la décennie précédente. Il faudrait désormais une planète et demie pour produire les ressources que l’humanité consomme en un an (nourriture, vêtements, transports, chauffage... sans oublier les déchets).
Selon l’association canadienne Global Footprint Network, à l’origine de cette étude, les besoins de l’humanité ont commencé à excéder les capacités productives de la terre en 1986...
Les résultats sont déjà sous nos yeux : déforestation, perte de terres arables, surexploitation des ressources marines, accumulation de CO2 dans l’atmosphère,...
Sans surprise, on retrouve parmi les pays qui ont l’empreinte écologique la plus élevée les Émirats arabes unis, le Qatar et les États-Unis. Viennent ensuite les pays européens, le Canada, Israël et le Japon. Loin derrière arrivent Haïti, le Congo, l’Inde, le Cambodge et la Côte d’ivoire.
Et avec l’émergence des pays en voie de développement, les terriens consomment de plus en plus. C’est un cercle vicieux ; les écosystèmes arrivent de moins en moins à nous sustenter, mettant en péril la survie des générations futures.
24/11/2009.
Mi-novembre, une vidéo circule sur internet et va vite faire le tour du monde ; on y voit un jeune homme jeter un chien depuis un pont. Il est filmé par ses amis et aurait parié avec eux que le chien "pouvait voler".
Le chien s’écrase douze mètres plus bas et se met à gémir. Les images sont si choquantes que plusieurs sites interdisent la séquence. Les internautes manifestent immédiatement leur dégoût. S’en suivent des pétitions adressées aux autorités lituaniennes, et une véritable "chasse à l’homme virtuelle", lancée pour retrouver le coupable.
Avec succès : le lieu exact du drame est vite localisé à Kaunas, deuxième ville de Lituanie. Rapidement, l’identité du jeune homme est trouvée, notamment grâce à son profil sur Facebook.
Réalisant l’ampleur que prend l’affaire, et sans doute par crainte de représailles, le jeune se rend à la police quelques jours plus tard. Il devrait être inculpé de cruauté envers les animaux et risque près d’un an de prison.
Quant au chien, qui avait miraculeusement survécu à sa chute, il est décédé des suites de ses blessures quelques jours plus tard...
21/11/2009.
Pour poursuivre l’engagement pris lors du Grenelle de l’environnement, une quinzaine de grands projets d’innovation architecturale, sociale et
énergétique sont prévus d’ici 2012, ainsi qu’un "éco-quartier" dans les villes à fort développement.
13 grands projets d’éco-cités vont ainsi être développés dans des agglomérations qui s’engagent sur un programme ambitieux sur le plan du développement durable : « développement » car ces projets mettent l’accent sur le développement économique et prévoient l’accueil de plus de 50 000 nouveaux habitants sur une génération ; « durable » parce qu’ils doivent être exemplaires au regard des enjeux du Grenelle de l’environnement (transports collectifs, sobriété écologique, biodiversité…), comme sur les enjeux de cohésion et de mixité.
"Les projets attendus, innovants et écologiques, doivent témoigner de
l’excellence des acteurs français de l’aménagement et de la construction, et
constituer des références à l’échelle nationale et internationale. Ils
auront un effet d’entraînement, en permettant la diffusion de nouvelles
pratiques, le développement de nouveaux savoir-faire ainsi que des nouveaux métiers de la croissance verte."
L’état et les collectivités territoriales assureront l’accompagnement des projets, notamment sur le plan financier, et attribueront des prix récompensant la qualité des projets sur les thèmes de l’eau, de la biodiversité et de la nature en ville, de la mobilité, de la sobriété énergétique, de la densité et des formes urbaines, de l’éco-construction, et de la gestion des déchets.
Voilà un projet intéressant, mais qui vient peut-être un peu tard au regard des problèmes traversés par le monde actuel ...et qui manque d’ambition ; ce sont toutes les constructions modernes qui devraient être réalisées à base de matériaux naturels, pas une par ville ! Ayons aussi une pensée pour l’Espagne qui oblige la pose de panneaux solaires sur les toits de toutes les nouvelles habitations !
05/11/2009.
Un cas de grippe aviaire (H5) a été détecté mi-novembre dans le département des Deux-Sèvres. Les services vétérinaires ont décrit le virus comme "faiblement pathogène", "non transmissible à l’homme", et ont affirmé qu’il n’y avait "pas de quoi s’alarmer".
Malgré cela, et conformément à la réglementation française, les 9 000 palmipèdes de l’élevage, destinés à être gavés, ont été abattus. Une zone de surveillance d’un kilomètre a été instituée autour de l’exploitation. Seule bonne nouvelle, les lâchers de gibiers sont désormais interdits dans ce secteur.
Deux questions sautent à l’esprit :
Pourquoi autorise-t-on en France des élevages de plusieurs milliers de volatiles ? Le mal-être des animaux y est évident, en plus il n’y a rien de pire pour favoriser la propagation des épidémies.
Si la maladie est décrite par les spécialistes comme bénigne, pourquoi alors tuer tous ces animaux inutilement ? Ce ne sont pas des objets mais des êtres vivants ; leur vie ne vaut-elle pas plus que des profits ?
17/11/2009.
Suite à des plaintes de défenseurs des animaux, qui regrettaient notamment que les animaux passent de longues heures enchaînés, les 140 pachydermes vivant dans des zoos ou des cirques indiens vont être transférés dans des sanctuaires où ils pourront évoluer librement.
Ces sanctuaires sont propriété du gouvernement et situés près de parcs naturels. Les animaux y seront sous la surveillance de cornacs.
Il reste en Inde 28 000 éléphants sauvages, et 3 500 autres en captivité, utilisés dans des temples ou des exploitations forestières.
Même si l’on ne peut que se réjouir de cette décision, qui souhaitons-le fera des émules dans d’autres pays, il faut espérer que ces éléphants n’entreront pas en conflit avec les villageois des alentours, dans un pays menacé par la surpopulation et la dégradation des milieux naturels.
13/11/2009.
Parmi les innombrables accidents de chasse qui vont ponctuer l’automne-hiver 2009-1010, en voici un qui a bien failli coûter la vie à un auvergnat ; en plein après-midi alors qu’il regardait la télé, une balle a traversé sa gouttière, sa fenêtre, son salon, et est passée à 20 centimètres au dessus de sa tête.
Jusque là rien que de très banal ; chaque année on retrouve des impacts de plombs égarés dans des dizaines de maisons. Mais cette fois-ci, il s’agissait d’une balle de gros calibre, utilisée lors d’une battue au sanglier. Ce type de munition à une portée de quatre kilomètres ! Dans cet accident, elle en avait parcouru deux avant d’aller se ficher dans un meuble !
Comment peut-on tolérer que des individus puissent utiliser de telles armes dans nos campagnes ? Comment une personne peut-elle contrôler le trajet de sa balle sur quatre kilomètres ?? Comment se fait-il qu’ils soient si peu contrôlés, qu’on les voit boire de alcool et qu’on en voit régulièrement se promener le long des routes sans que leur arme ne soit ouverte ? Comment peut-on accepter que la vie des autres usagers de la nature soit autant mise en danger ?
14/11/2009.
Suite aux manifestations des producteurs de lait fin octobre, 21 des 27 états membres de l’Union Européenne avaient réclamé des aides supplémentaires. L’Union a vidé ses fonds de tiroirs et leur accorde 280 millions d’euros.
Elle propose également de baisser la production, d’accroître le stockage, d’étendre le dispositif de distribution de produits laitiers dans les écoles, et de lancer une nouvelle campagne de promotion !
Au total, quelques 900 millions d’euros, issus du plan de relance européen et de la PAC, seront versés à la filière laitière entre 2010 et 2013.
Malgré ces mesures et bien que la somme globale paraisse importante, certains producteurs continuent de manifester leur mécontentement.
Quel dommage que ces millions n’aient pas été utilisés pour encourager l’agriculture biologique, et pourquoi pas la conversion des producteurs au bio. Cela aurait été bien meilleur pour notre environnement, pour les vaches, pour notre santé... et meilleur pour les éleveurs qui seraient mieux rémunérés puisque contrairement à la grande distribution, les magasins bio jouent la carte du local et de l’éthique.
25/10/2009.
On attendait depuis quelques semaines la décision finale de la CICTA (organisation internationale chargée de gérer la pêche au thon rouge) ; les pays membres de ce groupe ont décidé de réduire le quota de prises de 40% pour l’année prochaine, pour passer de 22 000 à 13 500 tonnes.
D’autre part, la saison de pêche sera dorénavant réduite à un mois, du 15 mai au 15 juin.
La CICTA "se réserve la possibilité de suspendre complètement la pêche au thon rouge", si par exemple de nouveaux éléments scientifiques lui était apportés.
Ces mesures ont été jugées totalement insuffisantes par les associations de défense de l’environnement, qui demandaient un moratoire immédiat de la pêche en raison de la menace d’extinction qui pèse sur le thon rouge.
16/11/2009.
Il y en a qui ont plus de chance que d’autres... C’est le cas des islandais, qui en plus de bénéficier d’un territoire très peu peuplé (320 000 hs) et d’une nature bien préservée, sont depuis le 1er novembre 2009 l’un des rares pays du monde à n’être souillé par aucun Mc Do !
Pour des raisons de crise économique, les trois fast-foods implantés depuis 1993 sur l’île viennent en effet de fermer leur porte...
01/11/2009.
Le président de la république des Maldives, petit archipel du sud de l’Asie, entendait ainsi alerter l’opinion publique mondiale sur le réchauffement climatique.
Avec 80 % de son territoire situé à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer, ce pays risque en effet d’être l’un des premiers à être englouti par la hausse du niveau des océans.
C’est donc à quatre mètres de profondeur que le président et ses onze ministres ont tenu leur conseil, ainsi qu’une conférence de presse en direction des principaux décideurs de la planète.
Mohamed Nasheed (le président) s’était déjà engagé pour la planète en annonçant en mars dernier que les Maldives allaient entièrement passer aux énergies renouvelables d’ici dix ans, grâce à un ambitieux projet d’éoliennes et de panneaux solaires.
19/10/2009.
Lors du forum mondial pour le développement durable, les pays africains ont réclamé 65 milliards de dollars de réparations et dédommagements aux pays développés.
Même si cela ressemble a un gros coup de bluff, ça a le mérite d’attirer l’attention sur l’inégalité des régions du monde face aux catastrophes "naturelles", et ce deux mois avant le sommet de Copenhague sur le climat.
Chacun sait que les pays industrialisés, et notamment occidentaux, sont les plus gros pollueurs, alors que ceux qui payent le plus lourd tribut aux conséquences du réchauffement climatique sont les pays pauvres, notamment africains. Il paraît donc logique que les pays développés leur donne un coup de main pour s’adapter aux changements climatiques...
16/10/2009.
Si jusqu’à présent, l’environnement était la dernière préoccupation des militaires (inutile de rappeler leurs expériences sur les animaux et les humains, les dégâts causés aux milieux naturels par les véhicules et les armes, etc), les temps changent ; le ministre de la Défense Hervé Morin et la secrétaire d’État à l’écologie Chantal Jouanno viennent de présenter un rapport sur le "développement durable".
Ainsi, 119 millions d’euros du budget militaire seront consacrés à la préservation des sites naturels. 20% des 250 000 hectares détenus par l’armée sont déjà classés Natura 2000.
Des milliers de mètres carrés de panneaux solaires vont être installés sur les toits des bases aériennes.
108 millions d’euros seront attribués au démantèlement des navires, dont certains contiennent des substances dangereuses. Idem pour les véhicules blindés et les bâtiments.
Certes, ces sommes sont des gouttes d’eau comparé au budget total de la Défense, mais c’est un début.
Et le ministre de conclure : "les militaires sont aussi des citoyens et se préoccuper de l’environnement, c’est une manière comme une autre de se préoccuper de l’avenir de son pays".
15/09/2009.
La firme Dartz est spécialisée dans la sécurité et propose divers véhicules blindés dans les salons mondiaux du luxe et de l’automobile :
ainsi, la Kombat T98, édition "Monaco Red Diamond" ; ce 4x4 arbore un tableau de bord en platine, avec des compteurs sertis de diamants et de rubis. Les vitres, pare-balles, de 7 cm d’épaisseur, sont recouvertes d’une couche de laque en or.
Elle pèse 3000 kilos, ce qui vous laisse imaginer sa consommation d’essence.
Le spot publicitaire de la marque la montre en pleine action dans les milieux naturels (lacs, dunes de sable).
Comble du dédain pour l’environnement et tout ce qui vit sur cette planète, l’intérieur de la voiture est en cuir de pénis de baleine...
Dernier détail, il vous en coûtera, selon les modèles, entre 700 000 et 1 000 000 d’euros.
15/10/2009. Site de la marque : http://dartz.eu
Le ministère de l’environnement portugais vient de publier un décret interdisant l’achat et la reproduction d’animaux sauvages dans les cirques du pays. A terme, les animaux suivants ne pourront plus être exhibés dans des cages exigües et des spectacles grotesques : singes, ours, félins (sauf les chats), éléphants, otaries, serpents, autruches.
Les détenteurs actuels d’animaux ont 90 jours pour les faire enregistrer. A noter que le décret concerne les cirques mais pas les zoos. C’est déjà un bon début !
13/10/2009.
Jusqu’à présent, les tentatives d’interdiction locale des OGM étaient vouées à l’échec, la justice administrative niant au maire toute compétence dans ce domaine, qui relève du ministère de l’Agriculture. Quant aux régions ou départements, nombreux à adopter des motions défavorables aux cultures transgéniques, ils devaient se contenter d’éditer des guides anti-OGM ou de conditionner leurs aides à la non-utilisation des OGM dans les exploitations.
Or, la loi sur les OGM de juin 2008 reconnaît aux parcs naturels et aux parcs régionaux la possibilité d’interdire les OGM sur tout ou partie de leur territoire, si deux conditions sont réunies : d’une part, la possibilité d’interdire les OGM doit être inscrite dans la charte du parc ; d’autre part, il faut que les exploitants soient unanimement d’accord avec cette interdiction.
Si la première condition est assez claire, la deuxième pose de nombreuses questions : comment constater cette unanimité ? L’arrivée d’un nouvel agriculteur sur le territoire peut-elle la remettre en cause ?
Malgré ces incertitudes, le parc naturel régional des monts d’Ardèche (180 000 hectares, qui couvrent plus du tiers de l’Ardèche), a décidé de réécrire sa charte pour la période 2011-2023. Dans le même temps, il s’est associé avec la chambre d’agriculture d’Ardèche et a réussi l’exploit d’obtenir l’unanimité des exploitants !
L’Ardèche est un grand département agricole, riche en variétés de fruits et en AOC qui ont parfois fait sa renommée. Les exploitations y sont de taille humaine, et elles doivent se concentrer sur la qualité des produits et leur originalité pour survivre. Le tourisme est une autre ressource essentielle au département, et ses 2600 petites exploitations jouent un rôle prépondérant dans la conservation de l’environnement.
Espérons que ces efforts inspireront d’autres parcs en France !
30/09/2009.
La grande majorité des chaînes de supermarchés allemandes ont arrêté de commercialiser des œufs provenant de poules élevées en batterie. Elles ne proposent plus que des œufs bio ou de poules élevées en plein air.
Les élevages en batterie seront pour leur part interdits en Allemagne à partir de janvier 2010. Des œufs d’élevages semi-concentrationnaires continueront néanmoins à être utilisés pour la confection d’aliments tels que les pâtisseries, les sauces ou les crèmes.
La France est une fois de plus en retard en matière de bien-être animal ; l’état français s’était opposé il y a quelques années à la fin des cages en batterie au niveau européen, et seules quelques grandes marques ont arrêté d’utiliser ce type d’œuf dans leurs plats, notamment sous l’influence d’associations comme la Protection Mondiale des Animaux de Ferme...
01/10/2009.
La règlementation européenne impose qu’un animal soit étourdi avant son abattage, mais autorise des dérogations pour obéir aux rites juifs et musulmans.
En France, une grande partie des viandes sortant des abattoirs est conforme à des préceptes religieux, cependant elle est vendue sans mention spécifique.
D’après une enquête menée par l’Oeuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir (OABA), 28 % des bœufs, 43 % des veaux, 62 % des moutons et des chèvres ont été abattus selon un rite religieux. Une autre enquête des directions des services vétérinaires de Basse et Haute-Normandie conclut que cette proportion varie de 0 à 60% selon les abattoirs pour la production halal, et qu’elle est même supérieure à 70% pour la production kascher (destinée aux juifs).
Ces proportions sont bien supérieures aux consommations des juifs et des musulmans, qui ne représentent que quelques % de la population française. Ceci prouve que les produits halals ou kashers sont utilisés dans les rayons "normaux" des magasins.
Si ces pratiquent permettent aux abattoirs de faire des économies, elles posent problème aux défenseurs des animaux. L’OABA demande une meilleure traçabilité des produits et un étiquetage systématique.
21/09/2009. Site web : http://www.oaba.fr
A Thézan-lès-Béziers, dans l’Hérault, la société locale de chasse organisait dimanche 11 octobre un lâcher de faisans. Ces derniers, habitués à l’homme, ne servent en aucun cas à repeupler la nature mais bel et bien de cibles (vaguement) mouvantes pour les nemrods.
Vers 17 heures, deux chasseurs qui passaient en centre-ville avec leur 4x4 n’ont pas hésité à tirer à deux reprises sur un des volatiles, à quelques mètres des habitations ...et des villageois !
Ils ont ensuite ramassé leur prise et sont repartis comme si de rien n’était...
12/10/2009.
L’Union européenne n’a pas réussi à se mettre d’accord sur une interdiction du commerce du thon rouge. D’après de nombreux spécialistes, l’espèce est pourtant en danger, et Monaco proposait même de l’inscrire sur la liste de la Cites (espèces menacées), mais les pays riverains de la Méditerranée se sont prononcés pour une poursuite de la (sur ?)pêche.
Une nouvelle réunion est attendue en novembre, et Greenpeace, parmi d’autres, font pression pour les instances françaises pour qu’elles penchent enfin du bon côté !
22/09/2009.
Infos et pétition à signer : www.greenpeace.fr
Le 1er novembre 2004, Cannelle, dernière ourse de souche pyrénéenne, était abattue par un chasseur lors d’une battue au sanglier.
Bien qu’il s’agisse d’une espèce protégée, le chasseur fut relaxé en avril 2008 par le tribunal de Pau, qui considéra qu’il s’était retrouvé en "légitime défense".
Des associations de défense de l’environnement s’étaient alors portées en appel, et la cour vient de leur rendre raison ce 10 septembre 2009 ; partant du principe que le chasseur savait qu’il se trouvait sur le territoire d’un ours, il n’aurait pas dû continuer sa battue, et se voit condamné à verser 11 000 € aux associations.
On peut ce satisfaire de ce jugement, qui a le mérité de responsabiliser le (pour ne pas dire les) chasseur(s). Hélas, cela ne fera pas revenir cette sous-espèce dans nos montagnes...
11/09/2009.
Une fois de plus, alors que des milliards de gens dans le monde n’ont pas de quoi se nourrir (y compris en Europe), les éleveurs français ont déversé des millions de litres de lait dans les campagnes.
Ces grévistes entendaient ainsi protester contre la chute des prix.
Ils auraient pu distribuer gratuitement le lait (comme cela s’est fait la semaine dernière dans quelques villes), à la fois par respect pour les humains, et pour les vaches exploitées dans leurs fermes industrielles. Mais ils ont préféré tout jeter.
Espérons que ces images choquantes inciteront au moins les gens à consommer bio et à soutenir un système qui prend à la fois en compte le bien-être des animaux, des consommateurs,... et des producteurs de lait.
18/09/2009.
Jean-Louis Borloo a annoncé que l’état allait lancer un plan national de développement des "voiture propres", notamment en passant commande de 140 000 automobiles électriques d’ici 2014, mais aussi en développant les infrastructures qui leurs sont nécessaires.
Tout comme dans les années 90, ces véhicules seront attribuées aux entreprises publiques (EDF, La poste,...).
C’est une nouvelle plutôt positive, mais largement relativisée par France Nature Environnement :
Voir leur site http://fne.asso.fr et télécharger le dossier http://fne.asso.fr/com/dossierpress...
L’été dernier dans le sud de la France, deux jeunes désœuvrés tuent leur ennui en s’en prenant à un chien ; ils l’aspergent d’essence et le brûlent. L’histoire sera largement reprise par les médias, et provoquera une vague d’indignation à travers le pays.
Une pétition de soutien (au chien) a rassemblé 11000 signatures, et de nombreuses personnes ainsi que des célébrités ont apporté leur soutien, notamment sous forme de dons.
Hier, la justice a condamné l’un des deux individus à six mois de prison ferme. Le second, mineur, sera jugé ultérieurement.
200 personnes avaient fait acte de présence devant le tribunal. Le chien, brûlé à 40%, est sorti d’affaire mais gardera bien entendu des cicatrices, tant physiques que psychologiques, toute sa vie.
Note : et dans la série "on vit une époque formidable", nous apprenons fin septembre qu’en Belgique un toxicomane vient d’être condamné à 6 mois de prison ferme pour avoir brûlé et plongé dans l’eau bouillante le chiot de son fils...
16/09/2009.
La Suisse a fait depuis quelques mois un grand bon en avant en matière de protection animale ; interdiction des transports d’animaux vivants, des bocaux ronds pour poissons rouges, et, d’ici 2010, de la castration des porcelets sans anesthésie.
Car la liste des ignominies infligées par l’homme aux animaux est sans fin ; dans le simple but d’améliorer le goût de la viande, les porcs européens sont en effet castrés sans anesthésie dès leur plus jeune âge. Une pratique ignoble, qui consiste à retourner le cochonnet à la main, à lui trancher la peau avec une lame de rasoir, à extraire les testicules et à les couper. Ceci alors que l’animal est tout à fait conscient.
Dans le cadre de la nouvelle loi sur le bien-être animal en suisse, les éleveurs devront maintenant anesthésier ces animaux. Ceci ne résout bien entendu pas tous les problèmes ; les cochons restent castrés pour le bon plaisir des gourmets, ils sont manipulés et opérés à la chaine ce qui ne leur fait vraisemblablement pas plaisir. De plus, l’anesthésie n’est pas pratiquée par des professionnels, et il semble qu’elle implique l’utilisation de substances polluantes.
Mais elle part d’un bon sentiment. C’est un mieux, même si la vraie solution réside une fois de plus dans le porte-monnaie du consommateur : réduire notre (sur)consommation de viande, consommer bio, c’est à dire refuser les élevages industriels.
Additif à cet article, extrait de la newsletter de la Protection Mondiale des Animaux de Ferme du 30/09/2009 :
Tout est bon dans le cochon : l’expression populaire propage la vision d’un cochon naturellement conforme à nos goûts, comme s’il naissait prêt-à-manger. Pourtant, les mâles développent, à la puberté, des hormones sexuelles odorantes qui peuvent parfois se révéler dans leur viande lorsqu’elle est cuite, et qui déplait à certains consommateurs. Appelée « défaut d’odeur », c’est cette caractéristique qui sert de justification à la pratique systématique de la castration douloureuse de 12 millions de porcelets en France, et de 100 millions d’entre eux en Europe. En France, la castration à vif est la pratique habituelle, tandis que d’autres pays d’Europe démontrent que cette mutilation est d’autant moins acceptable qu’il existe des alternatives.
La Commission Européenne a récemment autorisé la commercialisation d’un vaccin immuno-castrant appelé IMPROVAC, qui offre une alternative efficace à la castration. Cependant, en Allemagne et aux Pays-Bas, des initiatives intelligentes en abattoirs permettent d’élever des porcs entiers et de commercialiser leur viande sans recours à la chirurgie ou à la vaccination. L’abattoir Tönnies en Allemagne abat plus de 20 000 porcs par jour, et a développé un appareil (« nez électronique ») permettant de détecter instantanément l’odeur de verrat sur les carcasses arrivant en fin de la chaîne d’abattage. Il est important de noter que le pourcentage de carcasses odorantes identifiées est très faible : entre 3 et 4%. Toute carcasse émettant la moindre odeur est écartée du circuit général, et redirigée vers le circuit des salaisons (sans cuisson ou précuits) qui ne dégagent ainsi pas/plus d’odeur.
Depuis août 2009, Tönnies n’exporte ainsi vers les Pays-Bas que de la viande issue de porcs non castrés. En conséquence, les dispositions prises par l’abattoir ont rendu inutile la pratique de la castration en élevage, et les producteurs allemands sont de plus en plus nombreux à avoir abandonné cette pratique, à leur grand soulagement (et au grand soulagement des animaux aussi !). La Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF) demande que cette alternative à la castration douloureuse des porcelets soit envisagée avec intérêt par la filière porcine.
24/07/2009.
Le maire de Vert-Saint-Denis, en Seine-et-Marne, a écrit au magasin Leroy-Merlin de sa région pour lui demander de retirer de ses rayons le célèbre désherbant chimique produit par Monsanto.
Selon lui, le produit serait dangereux pour la nappe phréatique, dans laquelle des agents actifs du Round up ont été retrouvés. Au delà des problèmes de santé évidents et des nuisances pour la faune et la flore, le traitement de l’eau va avoir un coût pour le contribuable.
Le maire a donc contacté plusieurs fois Leroy-Merlin pour leur demander de faire un effort, et n’exclut pas de faire remonter l’affaire en plus haut lieu.
Soulignons cette initiative citoyenne, même si la tentative est sûrement vouée à l’échec dans la mesure ou le Round up est autorisé par la législation…
09/09/2009.
On connaissait les bizutages stupides, voire dangereux, de certains de nos aînés (avaler des poissons rouges tout rond, se déshabiller en public, se jeter depuis les fenêtres entre deux matelas, etc).
A Toulouse, les élèves de l’INSA ont inventé le bizutage intelligent, le bizutage utile !
Dans le cadre de leur semaine d’intégration, les nouveaux élèves devaient en effet nettoyer une forêt de ses multiples déchets… Munis chacun de deux sacs poubelle, ils l’ont arpenté pour ramasser des centaines de kilos de détritus. Le but étant bien sûr de revenir avec le plus gros sac...
05/09/2009.
Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau Sortir du Nucléaire, risquait 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende pour avoir "violé le secret-défense". Grâce notamment à une campagne de soutien ayant regroupé près de 40000 signatures (dont de nombreuses personnalités), l’affaire a finalement été classée le 30 juin dernier par le parquet anti-terroriste.
En 2003, Sortir du Nucléaire avait publié un document qui révélait que le réacteur français EPR n’est pas conçu pour résister à un crash d’avion de ligne. La police avait alors perquisitionné le domicile de Mr Lhomme, et l’avait en garde à vue à deux reprises.
20/08/2009. Site : http://www.sortirdunucleaire.org
Edward Goldsmithvient de décéder à l’âge de 81 ans.
Né à Paris en 1928 d’une mère française et d’un père anglais, il crée en 1969 The Ecologist, revue phare de la pensée écologiste internationale puis L’Ecologiste, son édition française, en 2000.
En 1968, il est le co-fondateur de l’association Survival International, consacrée à la défense des peuples indigènes. En 1974, il participe à la création du Green Party en Angleterre, ainsi qu’aux premières campagnes des écologistes français (1974 - 1977), au premier sommet international sur l’environnement de Stockholm (1972).
Pendant près de trente ans, il bloque des chantiers de construction de centrales nucléaires, organise des campagnes contre la déforestation ou la construction de grands barrages en Inde, contre la Banque Mondiale ou la FAO, édite une quinzaine de livres, écrit des centaines d’articles, organise partout sur la planète des actions afin de lutter contre la dégradation de la planète et des conditions de vie de ses habitants.
En 1972, il publie A blueprint for survival traduit en français sous le titre Changer ou disparaître, ouvrage qui fut un bestseller traduit en 16 langues et à l’origine de bien des vocations d’écologistes. En 1990, il publie Rapport sur la planète terre aux éditions Stock puis 5000 jours pour sauver la planète, ou encore Le procès de la mondialisation (Fayard, 2001).
Les conclusions et l’expérience de toutes les années d’étude et de combats de cet activiste sont parus sous la forme d’un manifeste de l’écologie intitulé Le défi du XXIème siècle - une vision écologique du monde aux éditions du Rocher en 1994, et réédité en juin 2002 sous le titre Le Tao de l’écologie.
Intellectuel et militant, il a reçu en 1991 le Prix Nobel Alternatif, le Right Livelihood Award et la légion d’honneur en 1992.
Le hangar d’un éleveur de volailles, qui contenait 14000 poussins, à été ravagé hier par un incendie dans un village de l’Indre.
C’est la moitié de son élevage qui a ainsi été détruit. Les poulets devaient être revendus à la société Doux, leader européen de la volaille.
14000 animaux, quel gâchis, et quelle mort atroce pour ces poussins, mais quelle folie aussi d’enfermer des milliers d’animaux dans un endroit confiné ! Au 21ème siècle, l’élevage intensif ne devrait plus exister !
Note : et 5 jours plus tard, ce sont carrément 70000 poules qui sont mortes brûlées dans une exploitation industrielle de Chaumont-Gistoux !
23/08/2009.
La Commission baleinière internationale (CBI) a été crée en 1946. Grâce à elle les premières limitations de la chasse à la baleine ont pu voir le jour, suivies en 1973 de quotas sévères, puis d’un moratoire quasi-total en 1982. Si les baleines ne se sont pas complètement éteintes, c’est grâce à cette commission, et à des associations de protection des animaux comme Greenpeace.
Mais l’on apprend quelques décennies plus tard que les baleiniers soviétiques ont continué à pêcher massivement des baleines, et que le KGB a systématiquement falsifié les chiffres des prises. Ainsi, ce serait 200 000 baleines qui auraient été tuées sans être déclarées !
Elles étaient chassée pour leur huile, le reste de l’animal étant rejeté à l’océan !
Le problème, c’est que ces importants mensonges étatiques ont modifié tous les comptages internationaux qui permettaient de définir des quotas de pêche. On comprend mieux pourquoi dans certaines parties du globe, les effectifs de certaines espèces de cétacés ont dramatiquement chuté. Quant à la CBI, elle doit maintenant revoir tous ses calculs…
11/06/2009.
Une filière d’abattoirs clandestins de viande halal a été démantelée dans la région de Toulon ; une soixantaine de personnes ont été entendues par la police et une quinzaine ont été placées en garde à vue.
Parmi les personnes arrêtées figurent des négociants, des agriculteurs, et des religieux musulmans qui donnaient leur accord à la commercialisation de la viande. Depuis 2007, celle-ci était revendue à des restaurateurs spécialisés.
C’est l’un des plus importants trafic démantelés en France, qui porterait sur une quarantaine de tonnes de viande.
Les responsables sont accusés d’abattage illicite d’animaux, de mise en danger de la vie d’autrui (absence de sécurité et de réglementation), d’exécution de travail dissimulé, de dissémination de cadavres d’animaux...
12/05/2009.
Des éleveurs en colère ont déversé 200 000 litres de lait dans les rues de Boulogne sur mer aujourd’hui. Ils ont également envahi des supermarchés, parfois avec des vaches, et abîmé des produits laitiers.
Ils entendent ainsi protester contre l’effondrement des prix du lait, dû à la crise économique mais surtout à la surproduction et à l’accroissement des stocks en Européens.
Comme à chaque fois (ou presque) que les agriculteurs manifestent, ils gâchent de la nourriture au lieu de l’offrir par exemple aux plus démunis. Ils ne sont que le triste reflet d’un système productiviste qui est à bout de course ...et qui méprise au passage le bien-être des animaux !
19/05/2009.
Roger Flas, l’agriculteur qui avait fait scandale parce que ses 195 bovins et 5 cochons avaient été retrouvés vivant dans des conditions d’hygiène déplorables, a été condamné par la justice.
Condamné, mais pas lourdement :
il a en effet été reconnu coupable de "mauvais traitements sur animal", "d’administration irrégulière de médicaments", mais pas "d’actes de cruauté", ni "d’abandon d’animaux domestiques", ni même "d’abattage d’animal hors abattoirs". Il écope de 12 mois de prison avec sursis, mais évite la prison ferme.
Bonne nouvelle ; il lui est désormais interdit d’élever des animaux, et devra verser 16 460 € à la Fondation Assistance aux Animaux (pour le sauvetage et l’entretien des animaux), et 500 € à la SPA Grande Thiérache Hirson. La justice lui réclame également 1 905 euros d’amende, ainsi que 100 € pour la SPA de Paris, pour la Fondation Brigitte Bardot, pour l’association Stéphane Lamart, pour l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoir et pour la Société Nationale pour la Défense des Animaux. A tout ceci s’ajoute les frais de justice allant de 250 à 800 € par asso.
06/05/2009.
Une multinationale américaine, Smithfield Foods, premier producteur mondial de porc avec 11 milliards de dollars de chiffre d’affaires, est suspectée d’être à l’origine de l’épidémie de grippe.
Les habitants du village de La Gloria, au Mexique, se plaignent depuis plusieurs mois d’infections respiratoires. Ils mettent en cause les pratiques polluantes de l’usine de porcs voisine et le manque d’hygiène qui l’entoure. L’entreprise Smithfield a d’ailleurs déjà été condamné à 12 millions de dollars aux Etats-unis pour d’autres problèmes de pollutions.
On sait que la grippe A est une combinaison de souches porcines, aviaires et humaines. Or, à quelques kilomètres du village mexicain se trouve un élevage du plus grand producteur mexicain de volaille, qui a été touché il y a peu par la grippe aviaire. Simple coïncidence ?
02/05/2009.
Les espaces artificialisés ont continué à s’étendre en France après l’an 2000, même s’ils l’ont moins fait qu’entre 1990 et 2000 :
entre 2000 et 2006, ils se sont accrus de 820 km2, au détriment principalement des terres agricoles, et à la faveur des zones industrielles et commerciales (+ 38 km2 par an). Même les espaces verts urbains reculent.
Les endroits les plus saccagés étant bien sûr la région parisienne, le Nord, l’Alsace, la vallée du Rhône et les côtes (méditérannéennes notamment).
En 2006, les terres agricoles représentaient 60 % du territoire, les forêts ou espaces semi-naturels 34 %, les espaces artificiels 5 %, et les surfaces humides 1 %.
La cause principale de ces phénomènes est la croissance démographique (6 milliards d’habitants en 2000, 9 milliards en 2050), et les conséquences en sont la fragmentation des milieux naturels, la baisse de la biodiversité, les inondations et changements climatiques qui s’en suivent.
17/04/2009.
La C.E.E. a contraint la France à publier la liste des bénéficiaires des aides de la P.A.C. (Politique Agricole Commune).
Au total, la France a touché 10 milliards d’euros répartis entre 500 000 agriculteurs, groupes agroalimentaires, ou même associations.
Surprise (ou plutôt : pas de surprise), ce sont les gros industriels de l’agro-alimentaire ont décroché le pactole. Ainsi, Doux, spécialiste du poulet, a reçu 62 millions d’euros en un an. Saint-Louis Sucre : 38 millions, Tereos (Béghin-Say) : 26 millions, Tilly-Sabco (volaille) : 20 millions, etc.
Le syndicat Confédération paysanne dénonce des inégalités et une mauvaise répartition des aides.
Mais personne ne semble s’inquiéter de voir ces milliards partir dans des activités qui détruisent la planète... A quand 10 milliards d’euros pour encourager la bio ?
30/04/2009.
On connaissait déjà l’intérêt que porte le président français pour la corrida. Le quotidien Midi libre le souligne à nouveau dans son édition du 30 avril : Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ont assisté à une réception au palais royal de Madrid, en compagnie du torero biterrois Sébastien Castella, et du directeur des arènes de Nîmes, Simon Casas.
Et à l’ambassade de France, c’est le torero arlésien Juan Bautista qui était reçu pour un cocktail.
Décidément, nous voilà bien représentés à l’étranger. Quand on pense que la corrida est un délit sur les 3/4 du territoire français...
30/05/2009.
IDAE - Informations pour la défense des animaux & de l'environnement - 3 place Adrien Ruelle - 05400 Veynes - France
