Suite à une action conjointe de la Fondation 30 Millions d’Amis et de la Fondation Assistance aux Animaux, trois lions ont été saisis dans un cirque. Ils ont ensuite été acheminés vers les locaux de l’association "Tonga terre d’accueil", puis devraient rejoindre un sanctuaire africain.
C’est la cour d’appel de Bordeaux qui avait ordonné leur confiscation en novembre dernier, en raison d’une "absence de certificat de capacité pour l’entretien des animaux", d’une "ouverture sans autorisation administrative d’un établissement destiné à présenter au public des spécimens vivants de la faune", et enfin d’une "utilisation à des fins commerciales d’animaux non domestiques, sans justificatif d’origine".
Au même moment, et pour les mêmes motifs ou presque, la justice ordonnait la saisie de deux éléphants et d’un jaguar du célèbre cirque Pinder, cette peine étant assortie de 6 000 euros d’amende. Le cirque a néanmoins fait appel, et estime que les bêtes seront malheureuses si elles sont arrachées au cirque (et donc à leurs cages). On rigole...
06/02/2010. Informations : http://www.30millionsdamis.fr
Comble de l’indécence : Simon Casas, délégataire de service pour la tauromachie à Nîmes, crée, selon lui, « l’événement » en utilisant le drame qui vient de se jouer à Haïti ! Il a en effet demandé à Sébastien Castella, torero vedette, de se produire à Nîmes le 13 mai, afin de reverser les recettes de la corrida aux sinistrés d’Haïti. Les médias sont en ébullition et certaines chaînes de télévision pourraient même retransmettre l’événement en direct. Un coup de pub inespéré pour celui qui se prétend « directeur des arènes de Nîmes »...
Car nous ne sommes pas dupes : « au-delà du geste, soit disant désintéressé, et qui ne devrait par conséquent souffrir aucune critique, c’est évidemment l’image des sinistrés qui est mise au service de la tauromachie, et non l’inverse. Une tauromachie bien mal en point, qui tente de redorer son blason, se voulant inattaquable, à défaut d’être indéfendable » s’insurge Claire Starozinski, fondatrice de l’Alliance Anticorrida.
En effet, depuis quelques années la désaffection galopante des spectateurs entraîne la suppression de nombreuses subventions publiques, vitales pour voir perdurer les spectacles de mort.
Enfin, sait-on qu’il s’agira, ce jour-là, d’une corrida particulière dite de « bienfaisance », avant laquelle les taureaux, souvent de « deuxième choix », subiront légalement une amputation à vif des cornes ? Ceux qui souffrent et qui ont besoin de fonds supporteraient-ils de voir les sévices infligés aux taureaux en leur nom ? » poursuit Claire Starozinski.
Il existe beaucoup d’autres moyens pour récolter des fonds et, heureusement, l’immense majorité des français l’a compris depuis belle lurette...
Communiqué de l’Alliance anticorrida du 21/01/2010. Site web : http://www.allianceanticorrida.fr
A l’appel de la Fédération Nationale Porcine (FNP), des éleveurs de porcs de la Marne se sont rendus aux pieds de la tour Eiffel, le 22 décembre 2009, afin de protester contre les cours de la viande porcine et affirmer qu’ils produisaient à perte. A cette occasion, une douzaine de petits porcelets a été lâchée sur le champ de Mars. Si cette idée a pu faire sourire les quelques touristes et journalistes présents, elle a suscité la consternation des associations de protection animale.
Car si les éleveurs sont bien rentrés chez eux au chaud à l’issue de la manifestation, les porcelets sont restés sur place ! Ce sont les services de la Préfecture de police de Paris qui les ont trouvés tremblants dans un chariot de supermarché puis les ont conduits à la fourrière de Gennevilliers.
Non identifiés, ces porcelets devaient être euthanasiés. Mais la mobilisation des employés de la fourrière et des associations de protection animale a permis de leur trouver des structures d’accueil (refuges, fermes pédagogiques). Comment des professionnels peuvent-ils se comporter ainsi avec leurs animaux, sachant que ni la FNP, ni les éleveurs de la Marne ne se sont inquiétés du sort qui serait réservé aux porcelets abandonnés sur la voie publique, dans le froid vif, la veille de Noël ?
Frédéric Freund, Directeur de l’OABA, se dit scandalisé par de telles méthodes : « Serait-il nécessaire de rappeler aux éleveurs que les animaux ne sont pas du fumier que l’on abandonne sur la voie publique, aux portes des préfectures ? »
Pour Christophe Marie, directeur du bureau de la protection animale à la Fondation Brigitte Bardot, « ces comportements démontrent que le bien-être animal n’est pas une priorité pour un grand nombre d’éleveurs. Pour preuve, leur récente tentative de voir repoussée l’échéance européenne du 1er janvier 2013 interdisant les stalles individuelles pour les truies gestantes ».
Pour l’heure, les deux associations entendent dénoncer ces « lâchers d’animaux » qui donnent une image déplorable de la profession d’éleveurs. Elles viennent de décider de saisir le procureur de la République près le TGI de Paris d’une plainte pour abandon d’animaux sur la voie publique, un délit passible de 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.
Seul point positif dans cette lamentable histoire, les porcelets lâchement abandonnés sont désormais sauvés et pris en charge par la Fondation Brigitte Bardot et la SPA afin de finir leur vie en liberté.
OABA, 10 place Léon Blum, 75011 Paris. Site web : www.oaba.fr
L’association Réseau-cétacés relaye en France les actions de Ric O’Barry et de l’association Save Japan Dolphins :
Elle vous propose d’organiser des projections du documentaire "The Cove, la baie de la honte" (produit par Luc Besson) et de débattre ensuite, avec le public, de la problématique soulevée dans le film : les massacres de dauphins au Japon.
Réseau-cétacés recherche donc - de manière urgente - des surfaces (lofts, ateliers, salles de réunion, etc…) qui pourraient être mises gracieusement à sa disposition pour une soirée ou un après-midi - pouvant accueillir plusieurs dizaines de personnes (de 15 à l’infini !) et équipées d’un grand écran et d’un lecteur DVD (ou d’un vidéo projecteur).
De même, si vous êtes propriétaire d’un café, d’un restaurant, d’un hôtel ou d’un espace de réception, ou bien si vous êtes enseignant, n’hésitez pas à les contacter ! Surtout si vous êtes en région parisienne.
Rappelons au passage que le DVD "The Cove, la baie de la honte" est disponible à la commande : http://www.reseaucetaces.fr/archive...
Réseau-cétacés, 3, rue de la Solidarité, 92120 Montrouge. Site web : http://www.reseaucetaces.fr
Un désert plein de vie ; carnets de voyages naturalistes au Maroc saharien, c’est le nouveau livre signé par Michel Aymerichet Michel Tarrier (avant-propos de Serge Orru, directeur du WWF-France). Grand format 29 x 27 cm, 264 pages et 344 photos.
Disponible pour 65 Euros aux éditions La Croisée des Chemins.
Voir présentation du livre sur : http://www.sahara-vivant.com
L’association anglaise World Animal Day, qui organise chaque année, début octobre, la journée mondiale de l’animal, vous propose de soutenir son action de façon ludique :
elle met à votre disposition un économiseur d’écran, amusant et coloré, qui fait le décompte des minutes qui passent jusqu’au jour J.
Rendez-vous sur cette page : http://www.worldanimalday.org.uk/sc..., ensuite, téléchargez le mini-logiciel, puis lancez-le depuis votre menu de démarrage (clic-droit + "propriétés").
World Animal Day
14 Hewlett Road, Cheltenham,
Gloucestershire, GL52 6AA
Royaume-Uni
L’association belge de protection des animaux GAIA affirme que son faux foie gras a connu un franc succès cette année :
succès médiatique, tout d’abord, puisque de nombreux médias se sont fait l’écho de sa campagne contre le gavage des palmipèdes.
Succès commercial ensuite, puisqu’au 1er janvier, il était quasiment impossible de trouver du "faux gras" dans les magasins belges.
30 000 boites avaient été fabriquées contre 3 000 l’année précédente. L’association avait déployé une importante campagne d’affichage pour promouvoir sa spécialité festive produite sans cruauté. Grande première cette année, elle était également disponible dans de grandes chaines de supermarchés comme Carrefour et Lidl.
Le faux gras est en fait un pâté végétal mis au point par la firme Tartex, relevé au champagne et à la truffe. Espérons qu’il sera bientôt commercialisé dans d’autres pays !
03/01/2010. Informations : www.fauxgras.be et www.gaia.be
Après avoir envoyé par le fond plusieurs baleiniers au cours de l’histoire, c’est cette fois-ci au tour de l’association américaine Sea shepherd de perdre un navire ;
le nouveau et coûteux trimaran furtif de l’association, l’Ady Gil, a été détruit aujourd’hui par un bateau japonais. Les six membres d’équipage ont été secourus par un autre bateau de Sea shapherd présent sur zone et sont sains et saufs.
Le navire de sécurité japonais Shonan Maru 2 a délibérément foncé sur le bateau de Sea Shepherd et lui a arraché toute la proue. Son coût est estimé à un million d’euros, et c’est une lourde perte pour l’association qui ne sera vraisemblablement jamais remboursée par les japonais.
L’Ady Gil a une ligne futuriste, il est ultra-rapide, en fibre de carbone et est recouvert d’une peinture qui le rend quasi-invisible aux radars. Il peut ainsi s’approcher des baleiniers pour les surveiller.
Les bateaux de Sea sheperd patrouillent dans l’océan antarctique depuis début décembre pour lutter contre la pêche à la baleine, interdite depuis 1986 mais pratiquée sous le manteau par les navires japonais.
05/01/2010. Informations : http://www.seashepherd.fr
L’ASPAS (association pour la protection des animaux sauvages) lance une campagne contre le commerce illégal de caviar.
En effet, une partie très importante du caviar vendu en France, comme dans toute l’Union Européenne, est issu du braconnage puis du trafic international. Nous devons avoir les moyens de mettre en évidence l’ampleur de ce trafic afin d’exiger de la France et de l’Union Européenne un véritable investissement pour lutter contre ce trafic responsable de la disparition de plusieurs espèces animales.
L’ASPAS compte donc sur votre soutien et votre indispensable participation à son enquête sur les ventes de caviar dans vos commerces respectifs (épicerie fine, grande surface, hyper, super...).
L’étiquette du caviar conditionné par des usines de traitement dans le pays d’origine ou de reconditionnement par les pays importateurs doit être présente sur tout emballage (verrine, boite de conserve, …) quelles que soient la quantité et l’origine. Tout caviar sans étiquette est illégal. Cette étiquette doit contenir les informations suivantes, dans l’ordre :
1. Code normalisé de l’espèce : un code de trois lettres permet l’identification des espèces d’esturgeon. Par exemple HUS pour le béluga, STE pour le steller ou sevruga, GUE pour l’asetra, GUE ou PER pour l’ossiètre, BEI ou BAE pour le baerii.
2. Code source : « W » pour les esturgeons prélevés dans la nature et « C » pour les esturgeons reproduits en captivité.
3. Code du pays d’origine.
4. Année de prélèvement ou de reconditionnement dans un autre pays.
5. Code d’enregistrement officiel de l’usine de traitement ou de reconditionnement.
6. Numéro d’identification de lot : il s’agit d’un numéro correspondant aux informations liées au système de suivi du caviar utilisé par l’usine de traitement ou de reconditionnement.
L’ASPAS vous demande de remplir une fiche comportant quelques informations (prix, date, provenance, nom et adresse,...).
Merci pour votre aide précieuse !
Télécharger la fiche à remplir sur leur site, puis renvoyez-la à : ASPAS, Bp 505, 26401 Crest Cedex. Site web : www.aspas-nature.org
Trop d’humains s’imaginent aimer la nature c’est-à-dire les arbres loin de leurs maisons, les forêts bien jardinées et anthropisées, les jardins très artificiellement fleuris, les animaux dans des parcs de visions, les voies navigables domestiquées.
Ils conservent encore les peurs ancestrales des bois profonds, des broussailles impénétrables, des herbes folles, de la « vermine », des sangliers, des loups et même un peu des renards et des chouettes, des chauves-souris.
La prise de conscience de ce qu’est la nature, celle que nous, écologistes éthiques, aimons, est un phénomène récent, révolutionnaire, de rupture radicale avec la démarche biocidaire de la culture traditionnelle héritée des monothéismes.
L’homme devait, dans sa phase de préominisation, outre croître et multiplier infiniment, maîtriser, domestiquer, soumettre, devenir la terreur et l’effroi de tout ce qui vit.
Or, l’humain ne sera jamais qu’une branche de la biodiversité, branche qui s’avérerait nuisible si son expansion illimitée aboutissait à la mort de toutes les autres.
Car, ce dont il faut être conscient, c’est que de destructions spécifiques en luttes contre tel ou tel concurrent, l’animal cupide anéantira tout pour faire de la planète une vaste usine de production à son seul profit (les champs des monocultures intensives, les forêts des usines à bois, les montagnes des parcs à moutons).
Face aux concurrences des autres espèces, l’homme a pratiqué jusqu’à ce jour la tolérance zéro. Inversons cette approche exterminatrice du vivant pour lui substituer une approche empathique, contemplative, solidaire. Laissons des espaces aux espèces en cessant de considérer que la nature est le jardin de l’homme. (...)
Communiqué du CVN, 04/01/2010. Site web : www.ecologie-radicale.org
La maison de la nature des Hautes-Alpes annonce la parution de son premier livret pédagogique consacré aux invertébrés aquatiques des torrents de montagne.
Libellules, gammares, éphémères, limnées, sangsues,... Retrouvez la vie passionnante des p’tites bêtes d’eau, apprenez à les capturer avec respect et surtout à les déterminer. Garni d’anecdotes et de données écologiques, le guide est autant utilisable par des enfants que par des pédagogues ou des amateurs de nature. 44 pages pour 3 € + 2,50 € de frais de port. Règlement par chèque à :
Maison de la Nature des Hautes-Alpes
Bp 16
05600 Guillestre
Site web : www.maisondelanature05.org
La Convention Vie et Nature pour une écologie radicale dénonce l’irresponsabilité de la chasse française qui poursuit sa guerre impitoyable à la nature, nonobstant la vague de froid et d’enneigement affectant le pays.
Lorsque les plans d’eau sont gelés, les sols recouverts de neige, la faune devient vulnérable, se concentre dans les zones côtières où des massacreurs sans scrupule font des hécatombes d’oiseaux migrateurs, chose vue notamment sur le bassin d’Arcachon, lors de précédents épisodes de grand froid.
Mais nos oiseaux ne sont pas seuls à souffrir des intempéries, de la faim, de la faiblesse, de la privation d’eau libre, les mammifères doivent également être épargnés pendant ces périodes cruelles pour l’humain sans abri et l’animal sauvage.
La CVN ne devrait pas être obligé d’énoncer ces évidences.
Mais, la chasse ferme mal en ce pays où la biodiversité, et la dignité humaine qui passe par le respect des êtres sensibles, ne pèsent pas lourds face à une mauvaise démagogie à contre temps.
Que le citoyen sache, par cet exemple lamentable, qu’il est difficile d’arrêter les tirs contre les oiseaux, les cervidés, les renards et autres amis de nos bois, dans les régions glacées et celles limitrophes servant d’accueil temporaire.
Communiqué du CVN, 08/01/2010. Site web : www.ecologie-radicale.org
Prétendant notamment que « la corrida est fondée sur le respect du taureau en tant que patrimoine génétique, et qu’en vivant dans une culture extensive, toutes sortes de bêtes sauvages se trouvent préservées », l’Union des villes taurines françaises (UVTF) a décidé, le 13 décembre, d’entreprendre les démarches visant à inscrire la culture taurine au patrimoine immatériel de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education (UNESCO).
André Viard, président de l’Observatoire national des cultures taurines, explique « Je ne vois pas pourquoi cette culture riche, ancienne et profonde ne pourrait pas y figurer. »
Or, les buts de L’UNESCO, sont principalement de « servir les intérêts du monde et de l’humanité tout entière et d’encourager et faire progresser l’éducation, la science et la culture ». Comment pourrait-elle reconnaître comme patrimoine culturel et immatériel la corrida, lente mise à mort publique d’un bovin appréciée par une infime minorité de la population ? « D’autant qu’en France, en Espagne, au Portugal, en Colombie, au Venezuela ou en Équateur, quatre-vingt-trois communes ont déjà déclaré leur rejet des corridas en se proclamant "villes antitaurines" ». précise Claire Starozinski, fondatrice de l’Alliance Anticorrida.
De plus, selon la Déclaration universelle des droits de l’animal, proclamée le 15 octobre 1978, sur les marches de la maison de l’UNESCO à Paris, par les premiers militants anticorrida, la tauromachie est : « l’art scélérat et vénal de torturer et de mettre à mort des animaux selon des règles en public. Elle traumatise les enfants et les adultes sensibles. Elle aggrave l’état des névropathes attirés par ces spectacles. Elle dénature les rapports entre l’homme et l’animal. Elle est la fête de la douleur et de la mort. En cela elle constitue un défi majeur à la morale, à l’éducation, à la science et à la culture ».
En octobre 2009, l’UNESCO a sélectionné dans huit pays, douze traditions qui appartiennent au Patrimoine immatériel mondial et qui nécessitent des mesures urgentes de sauvegarde, dont le Cantu in paghjella un chant corse, le festival du nouvel an des Qiang en Chine ou le tango argentin et uruguayen.
S’il s’agit de pratiques pouvant élever l’esprit ou aiguiser un sens artistique, il ne peut en aller de même concernant la mise à mort d’un animal donnée en spectacle !
« Nul doute qu’un organisme qui a la charge d’encourager, à la fois les activités supérieures de l’homme et leurs applications pratiques à l’échelle internationale, ne pourra que rejeter la demande farfelue de l’UVTF ! » conclut Claire Starozinski.
Communiqué de presse de l’Alliance Anticorrida du 15/12/2009. Site web : http://www.allianceanticorrida.fr
Depuis 1974, la réglementation européenne impose l’étourdissement des animaux avant leur abattage. Une dérogation est toutefois accordée pour les animaux tués dans le cadre de l’abattage rituel qui sont ainsi égorgés, en pleine conscience, sans avoir été étourdis auparavant.
72 % des français désapprouvent cette dérogation de ne pas étourdir les animaux avant leur égorgement. Tel est le principal enseignement du sondage IFOP « Les Français et l’étourdissement des animaux avant leur abattage », réalisé du 8 au 10 décembre 2009 sur un échantillon de 1015 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, pour le compte de la Fondation Brigitte Bardot, de l’Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs, la Société Nationale pour la Défense des Animaux et l’association Stéphane Lamart.
Autre élément important révélé par ce sondage : seulement 24 % des français accepteraient de consommer de la viande issue d’un animal non étourdi. Mais encore faut-il que les consommateurs soient informés sur l’origine de la viande qu’ils consomment. Or, l’OABA dénonce depuis de nombreuses années l’opacité du système français de distribution des viandes dans la mesure où une part importante de la viande provenant d’un égorgement rituel effectué sans étourdissement préalable, se retrouve dans le circuit traditionnel à l’insu du consommateur…
L’OABA a saisi le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche ainsi que l’interprofession sur cette question de l’abattage rituel. La tromperie des consommateurs et les souffrances endurées par les animaux n’ont que trop duré. Une réaction politique est désormais indispensable.
Communiqué de de presse de l’OABA du 15/12/2009 (www.oaba.fr). Pour voir le sondage IFOP : http://www.fondationbrigittebardot....
Les chasseurs fêtent la biodiversité : deuxième braconnage d’un loup en 2009 ; l’ASPAS porte plainte.
Un chasseur a été pris en flagrant délit après avoir abattu une jeune louve au cours d’une battue au sanglier qui se déroulait lundi dernier sur la commune d’Esparron (Hautes-Alpes). Il s’agit d’un acte totalement illégal car le loup est une espèce protégée. L’ASsociation pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) porte plainte.
Pris sur le fait par des gardes de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, l’auteur de cet acte ne pouvait que reconnaître les faits. La confusion avec une autre espèce gibier est improbable, pourtant le chasseur affirme simplement « avoir été surpris par l’arrivée du loup ». Il risque 6 mois d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende.
Le loup est au même titre que le lynx ou l’ours, protégé par la loi. Espèce phare de notre faune, sa présence est voulue par la majorité des Français. À l’heure où le fameux Grenelle de l’environnement prône la défense de la biodiversité, l’ASPAS entend rompre le silence gêné du ministère, et rappeler les devoirs de l’État envers la loi. En février dernier, une louve gestante avait été délibérément abattue par un chasseur en Haute-Savoie, mettant en péril l’avenir de la meute entière. L’ASPAS attend une décision exemplaire de l’État face à cette recrudescence anti-prédateur et a déposé une plainte devant le Tribunal Correctionnel de Gap pour destruction d’espèce animale non domestique, et espèce protégée, (violation de L.411-1 et de l’arrêté du 23/04/07 fixant la liste des espèces protégées).
Il ne serait pas admissible que la législation soit à nouveau déjouée au profit d’un chasseur, sans quoi l’État français ferait une fois encore preuve de mépris envers la biodiversité de notre pays. Par sa présence le loup est garant de la bonne santé de son écosystème.
Note : d’autres associations comme FERUS ont elles aussi porté plainte. FERUS ajoute dans son communiqué qu’elle "espère que la fédération des chasseurs, qui a en charge le respect des lois, se joindra à l’action contre cet acte de braconnage caractérisé. Elle estime qu’au moins 100 loups ont été tués illégalement depuis 2000, et que cet acte de braconnage est d’autant plus grave qu’il a eu lieu dans une nouvelle zone de colonisation".
Communiqué de presse de l’ASPAS, 10/12/2009. Site web : http://www.aspas-nature.org. Voir aussi : http://www.ferus.org
Dans un "superbe" communiqué du 4 décembre, dans un style dont il a le secret, le parti politique CPNT rappelle au ministre de l’écologie que les chasseurs ont conclu un pacte électoral avec l’UMP et que le chasseur-électeur attend et vite des réalisations concrètes.
S’agit-il de réguler les cochongliers, comme veut le faire croire la lourde propagande cynégétique ?
Non, le parti des chasseurs a trois exigences :
* pouvoir tirer les oies et les canards siffleurs en février, en violation de l’article 7 de la directive CEE 79409, relative à la conservation des oiseaux ;
* pouvoir massacrer les pigeons ramiers migrateurs sur les cols ardéchois en mars ;
* pouvoir chasser en montagne le grand tétras et sans limitation des tirs pour sauvegarder les quelques ours.
Le ministre est sommé de s’exécuter sans délai sous peine de voir partir les chasseurs-électeurs.
Qu’elle est responsable la "gestion de la faune" par le chasseur français !
A propos, certains amis des animaux s’interrogent, de très bonne foi, sur l’utilité de préserver ours, loups et lynx dans une société qui ne les mérite pas.
Si l’on renonce à sauver ces espèces, il faudra demain au nom de l’artificialisation de la nature admettre qu’il n’y a plus de place pour les renards, putois, martres, fouines et autres.
Par ailleurs, la présence de l’ours, par exemple, espèce emblématique et populaire (sauf chez les arriérés), justifie la préservation de biotopes accueillant bien d’autres espèces. Qui se soucierait du sort du pic à dos blanc dans les forêts pyrénéennes ?
Lorsqu’une espèce disparaît, la nature recule et toutes y passeront.
Alors, sauvons tous les prédateurs !
Communiqué de presse du CVN, 07/12/2009. Site web : www.ecologie-radicale.org
Suite au succès de l’an passé avec 115 œuvres proposées pour « contez les arbres », la Fédération des clubs CPN (Connaître et Protéger la Nature) lance un nouveau concours de contes et de poésies, en partenariat avec la revue La garance voyageuse et la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux).
Pour cette nouvelle édition, la FCPN invite les auteurs à raconter leur conversation avec une plante sauvage, une herbe folle rencontrée au bord du chemin... Les textes - contes ou poésies d’une page maximum dactylographiée - sont à envoyer avant le vendredi 19 février 2010 midi.
Les gagnants verront leurs textes publiés dans un numéro de La garance voyageuse et sur les sites Internet des trois organisateurs. En cadeau, ils recevront des ouvrages et des outils nature, ainsi que des abonnements d’un an à La gazette des terriers soit 4 bulletins de liaison des clubs et 4 livrets naturalistes, à L’oiseau mag...
Informations sur le concours (modalité, règlement) : www.fcpn.org.
Adresses pour l’envoi des textes :
Rencontre végétale, La maison des CPN, 08240 Boult-aux-Bois.
ou
educ[at]fcpn.org (objet : rencontre végétale - remplacer [at] par@, c’est une mesure antispam).
Un sénateur du JURA, élu du parti réactionnaire, fait adopter à la loi de finance pour 2010 une réduction de 500 000 euros du budget consacré à la protection des grands prédateurs que sont les loups, lynx et ours.
Ce budget ne bénéficie bien évidemment pas aux animaux sauvages mais aux éleveurs, dont le sénateur entend flatter l’arriération contre Nature.
Or, l’ours tue 150 moutons en France chaque année, le loup environ 3500 et les chiens errants environ cinquante mille. Les grands prédateurs ne posent pas un problème économique mais représentent un défi culturel pour ces « chasseurs de montagne » qui ne veulent qu’une nature aseptisée, anthropisée, uniquement garnie de « gibiers ».
Les ours, loups et lynx représentent la véritable nature sauvage, non domestiquée, non élevée, non réintroduite pour satisfaire les petits intérêts de l’homme ou alimenter son stand de tirs. Cette Nature n’est pas acceptable pour certains humains anachroniques qui, par tradition, font la guerre au vivant et à la biodiversité sous des prétextes fallacieux.
La Convention Vie et Nature n’est pas politiquement correcte. Elle ose dire la vérité sur ce débat éthique fondamental. Les « gentils écologistes », par pusillanimité, se situeront prudemment entre la nécessité d’accueillir les espèces sauvages et une feinte compréhension des positions des tueurs d’ours, de loups et de lynx.
Il y aura toujours ces « planqués du juste milieu », entre les bourreaux et leurs victimes, entre la vérité et l’imposture, entre l’empathie et le crime. Rien n’est pire que le « juste milieu ». C’est le point de la certitude de l’erreur et de la faute éthique.
La vérité :
L’homme, par cupidité, par instinct de mort, détruit actuellement la diversité biologique, partout sur la planète. Comment pourrait-on sauver les éléphants, les tigres, les rhinocéros, animaux exigeant de grands espaces pour survivre, si l’agriculture subventionnée d’Europe ne supporte pas quelques centaines d’ours, de loups et de lynx ?
Comment peut-on vouloir sauver la biodiversité, dans les discours abstraits et, concrètement, en actes, tolérer sans les fustiger les pires agressions contre la Nature ?
Pour préserver la faune sauvage, il faut s’en donner les moyens en lui laissant des espaces adaptées et en protégeant intégralement les espèces. Mais, essentiellement, avant tout, il faut du courage pour dire la vérité.
Communiqué de presse du CVN, 05/12/2009. Site web : www.ecologie-radicale.org
En cette fin d’année et à l’approche des fêtes, signalons la sortie de deux livres sur la nature : ils méritent votre soutien, d’autant plus que ce sont deux associations qui en sont à l’origine.
L’atlas des oiseaux nicheurs de PACA, réalisé par la LPO-PACA et de nombreux partenaires ; la région Provence-Alpes-Côte d’Azur abrite une grande diversité de paysages, de milieux naturels, d’espèces animales et de plantes, ce qui en fait la région la plus riche en biodiversité de France métropolitaine ! L’Atlas a souhaité valoriser ce patrimoine à travers ces 245 monographies d’oiseaux nicheurs réguliers et occasionnels de la région. Pour chaque espèce est présenté l’état de la répartition régionale, de la biologie de la reproduction, du statut de conservation, de l’historique et des tendances démographiques de l’oiseau. Cet atlas, de par les moyens humains mis en œuvre par la LPO-PACA, le nombre des observateurs (plus de 1 000) et l’abondance des données (plus de 670 000), est une référence de ce début du XXIème siècle. 45 €. http://paca.lpo.fr
L’association A pas de loup a édité en partenariat avec Nature & Découverte et la Fondation Terre Humaine un ouvrage intitulé aux cotés des bergers et des loups …pour l’avenir de nos montagnes. L’auteur de l’ouvrage, Laurence Girard, présente une analyse documentée de la problématique d’une part, et des témoignages sur l’élevage ovin et sur le loup d’autre part... pour que cet animal ne soit plus injustement diabolisé dans notre société. Depuis dix ans, A pas de loup propose une alternative originale au conflit loup/ pastoralisme : l’écovolontariat. 184 pages, 15 €. www.apasdeloup.org
La Fondation Brigitte Bardot, qui a relancé sa campagne contre l’hippophagie, a récemment diffusé des images prises en caméra caché dans des fermes, des camions de transport et des abattoirs pour chevaux. Elle vient d’annoncer la publication d’une proposition de loi visant à modifier le statut juridique du cheval pour qu’il ne finisse plus dans nos assiettes.
C’est Lionnel Luca, député des Alpes-Maritimes, qui va déposer cette proposition de loi pour modifier la classification juridique de l’équidé (cheval, âne, poney...), pour que "d’animal de rente" il soit désormais considéré comme "animal de compagnie". Le texte précise : "il semble légitime de reconnaître le statut particulier du cheval, ami de l’homme. Cette proposition va mettre en concordance l’opinion de nos compatriotes et le statut juridique qui lui est réservé" ; le cheval bénéficie d’ailleurs déjà de petites dérogations en France.
En 2008, 19 000 chevaux ont été abattus en France, dont près de la moitié importés vivants de pays situés à plusieurs milliers de kilomètres de chez nous !
26/11/2009. Plus d’informations sur le site : http://www.jenemangepasdecheval.com
La fête musulmane de l’Aïd el Kébir (ou Aïd al Adha) sera célébrée à partir de vendredi 27 jusqu’au dimanche 29 novembre. Ce sont ainsi près de 200 000 ovins et 4 000 bovins qui seront égorgés en pleine conscience, sans étourdissement préalable, lors de ces abattages rituels.
Comme chaque année, la majorité des fidèles souhaitera sacrifier son animal le premier jour de l’Aïd, ce qui entraînera inévitablement une insuffisance des lieux d’abattage, conduisant les autorités sanitaires à agréer une cinquantaine de sites d‘abattages temporaires pour les trois jours de cette fête.
Sur ce point, l’OABA constate et dénonce depuis plusieurs années les dérives de ce système par lequel certains Préfets agréent des « abattoirs » temporaires, sans tenir compte de l’avis parfois défavorable des services vétérinaires ! Bien souvent ces sites agréés ne sont ni plus ni moins que des fermes où les animaux sont sacrifiés à même le sol dans des conditions inacceptables, en violation flagrante des dispositions légales en matière de protection animale, d’hygiène alimentaire et de l’environnement, pourtant rappelées chaque année par circulaire signée des ministres de l’Intérieur et de l’Agriculture.
Quant aux abattoirs pérennes, qui fonctionnent toute l’année, certains ne sont pas équipés de dispositif de contention de l’animal, pourtant obligatoire : les ovins sont ainsi plaqués les uns à côté des autres sur une table à la force des bras pour y être égorgés, quand ils ne sont pas suspendus en pleine conscience.
De même, n’oublions pas les nombreux pères de famille qui, lassés d’attendre leur tour, n’hésitent pas à aller se servir dans la bergerie pour sacrifier l’animal avec les moyens du bord : canifs, couteau à pain…
Enfin, l’OABA dénonce l’attitude de certains éleveurs qui voient dans l’Aïd, en cette période de crise financière, un bon moyen d’améliorer leur trésorerie ! Ainsi, depuis plusieurs jours, certains n’hésitent pas sur internet à vendre en totale illégalité leurs animaux aux particuliers, sans se soucier des conditions dans lesquelles les bêtes seront transportées puis égorgées.
Car les abattages « clandestins » n’ont pas disparu, n’en déplaisent à certains responsables politiques ou religieux. Ils représenteraient même un tiers des abattages d’ovins lors de l’Aïd !
L’Aïd est sans doute un moment de fête pour nos concitoyens musulmans. Mais n’oublions pas que l’islam impose de traiter dignement les animaux et que le sacrifice du mouton est facultatif puisqu’il ne constitue pas l’un des cinq piliers de l’Islam.
Communiqué de presse de l’OABA, 26/11/2009. Site web : http://www.oaba.fr
Une nouvelle étude montre une augmentation importante de l’usage des pesticides aux USA depuis l’introduction des OGM il y a 13 ans. L’introduction de cultures résistantes aux herbicides comme le fameux Round Up a conduit à une augmentation de consommation de 382 millions de livres de la consommation d’herbicides de 1996 à 2008 aux USA !
Un premier rapport avait été publié 9 années après l’introduction de cultures OGM aux États-Unis. Ce nouveau rapport du scientifique charles Benbrook (un ancien de l’Academie des sciences des USA) dénonce l’explosion de l’usage des pesticides aux USA liée à l’introduction massive de cultures OGM, principalement, maïs, coton, soja...
Quelques chiffres sur l’évolution de la consommation de pesticides aux USA (comparaison de la situation par rapport à la consommation avant l’introduction des OGM en 1996) :
+ 382 millions de livres d’herbicides consommés depuis 1996
- 64 millions de livres d’insecticides consommés depuis 1996
soit un bilan de + 318 millions de livres de pesticides utilisés pendant cette période.
L’augmentation de l’usage des herbicides est due pour plus de 90% à l’usage de variétés de soja résistantes à un herbicide. Rien qu’en 2008 l’utilisation de pesticides sur les cultures OGM a augmenté de 26%. L’augmentation des quantités de pesticides utilisées sur les cultures OGM est presque entièrement expliquée par l’apparition d’herbes concurrentes devenues résistantes aux herbicides à base de glyphosate comme le RoundUp.
Cette augmentation devrait se poursuivre à l’avenir...
Voici le rapport complet et détaillé (en anglais, désolé...), pour comprendre pourquoi l’idée selon laquelle les cultures OGM seraient une solution pour se passer de pesticides est une idée totalement fausse : http://www.organic-center.org/repor...
Source : communiqué du MDRGF, 21/11/2009. Site web : http://www.mdrgf.org
L’association FERUS demande un « plan national de conservation du lynx en France ». Si le lynx n’est heureusement pas dans une situation critique en France, son avenir n’est pour autant pas pleinement assuré et impose une grande vigilance.
Les cas de mortalité d’origine humaine - braconnage et collisions routières principalement - augmentent. De plus, outre les cas de mortalité directement constatés, de nombreux autres sont suggérés indirectement, par l’augmentation du nombre de jeunes lynx orphelins retrouvés, morts ou vivants, dans le Jura. Les rumeurs de braconnage sont aussi nombreuses, sans pouvoir être vérifiées la plupart du temps. Enfin, dans le milieu cynégétique, certaines voix se font entendre pour demander une régulation du lynx.
Malgré ces sources légitimes d’inquiétude, le lynx ne bénéficie d’aucun plan de conservation à l’échelle nationale, à la différence du loup ou de l’ours par exemple. Pourtant, au niveau français, le lynx boréal est classé comme « en danger » sur la liste rouge des espèces menacées en France.
Un projet de plan de restauration pour le lynx en France avait pourtant été rédigé au début de l’année 2003 par diverses administrations, mais a rapidement été gelé par le Ministère de l’Ecologie de l’époque. Cette demande n’est pas nouvelle : depuis longtemps, de nombreux naturalistes et scientifiques réclament un plan lynx à l’échelle nationale.
FERUS prend aujourd’hui le flambeau pour réclamer à l’Etat la rédaction, puis la mise en œuvre effective, d’un véritable plan national de conservation du lynx en France, auxquelles nous souhaitons participer. Consultez le document disponible sur leur site pour voir l’ensemble de leurs propositions :
http://www.ferus.org/IMG/pdf/propos...
Communiqué de presse du 14/11/2009.
C’est une tradition, à l’approche des fêtes plusieurs associations de défense des animaux ou de l’environnement vous proposent des objets ou des catalogues ; vous pouvez ainsi les soutenir tout en faisant des cadeaux à vos proches.
Les éditions de terran éditent un catalogue de 32 pages A5 qui présente tous leurs livres : jardinage, cuisine bio, découverte de la nature, livres pour enfants, cartes postales, posters,... www.terran.fr
Pays de l’ours Adet propose un catalogue assez complet sur les ours : peluches, moulages, livres, jeux, T-shirts, Dvd, etc... www.paysdelours.com
L’association belge 100 chevaux sur l’herbe a fait imprimer un calendrier au format 24 x 15 cm. Il fait double emploi : la partie supérieure est un calendrier et le bas est constitué de photos de chevaux, qui se détachent sous forme de cartes postales. www.100chevaux.org
L’association Réseau-Cétacés propose son calendrier 2010, avec des photos de mammifères marins, accompagné d’une carte de vœux. L’intégralité du montant récolté sera utilisé pour financer leurs actions à venir. http://www.reseaucetaces.fr
L’association internationale Sea shepherd, qui défend les animaux marins, tient à votre disposition son catalogue VPC : livres (en anglais), autocollants, patches, T-shirts militants et même casquettes : http://shop.seashepherd.org
La PMAF propose une boutique dans laquelle vous trouverez des outils militants, bien-sûr, mais aussi tout un tas de gadgets : tapis de souris, stylos, calendriers, peluches, livres, Cds et vidéos. http://pmaf.org/boutique
Sans oublier bien sûr le catalogue de notre propre association IDAE ! http://catalogue.animaux-nature.info
Dans les publicités vantant les viandes de poulets « Le Gaulois », les images de quelques oiseaux dansant dans des granges paillées devant des paysages bucoliques contrastent dramatiquement avec la morne vie des poulets élevés intensivement en bâtiments industriels par le groupe volailler LDC. La Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF) porte plainte pour publicité mensongère.
Dans ces publicités diffusées actuellement à la télévision et vantant les mérites de volailles 100% françaises, les conditions de vie des poulets en élevage sont illustrées par des images correspondant aux garanties de bien-être animal offertes aux oiseaux dans les systèmes d’élevage alternatifs ou labellisés (Label Rouge, Agriculture Biologique) :
* élevages en faible densité
* perchoirs
* nids de paille
* accès des oiseaux au plein-air (suggéré dans « Extra Tendre Le Gaulois »)
Avec 31 sites de production en France (abattage, transformation, découpe) et un chiffre d’affaires de 1,949 millions d’euros, LDC est le n°1 français de l’industrie de la volaille, commercialisant en réalité des poulets issus d’élevages intensifs en bâtiments fermés - le plus souvent aveugles - où les oiseaux ne disposent d’aucun perchoir, d’aucun nid, et d’aucun accès à l’extérieur. En élevage industriel, la durée de vie des oiseaux est typiquement de 42 jours, et la densité maximale peut atteindre jusqu’à 24 poulets/m².
Aussi, pour Ghislain Zuccolo, directeur de la Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF) « ces publicités sont de nature à induire gravement le consommateur en erreur sur les conditions d’élevage des poulets commercialisés sous la marque « Le Gaulois ». Elles déploient une imagerie trompeuse, très éloignée des réalités de l’élevage moderne et proche de la désinformation. Nous portons plainte dès aujourd’hui pour publicité mensongère ».
La PMAF adresse ce jour une plainte auprès du Jury de Déontologie Publicitaire (ARRP), ainsi qu’un signalement auprès de la Direction Générale de la Concurrence, Consommation et Répression des Fraudes (DGCCRF).
Contact : www.pmaf.org
Les ONGs dénoncent la position française et accélèrent la campagne citoyenne internationale « Don’t nuke the climate » : http://www.dont-nuke-the-climate.org
Lors du Sommet de Copenhague en décembre prochain, les décideurs ont non seulement le devoir de parvenir à un accord ambitieux sur le climat, mais aussi de refuser les « fausses bonnes solutions ». Or, lors de la session de négociations à Bangkok au mois d’octobre 2009, le nucléaire, pourtant exclu à juste titre des mécanismes du Protocole de Kyoto, a refait surface.
La menace de voir cette technologie dangereuse, chère et inefficace en matière de lutte contre le changement climatique rentrer dans le cadre d’un nouvel accord se précise. De nombreux pays souhaitent en effet que cette source d’énergie puisse bénéficier de financements par les pays industrialisés dans le cadre des futures actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays en développement. Cette position est défendue entre autres par le Canada, les Etats-Unis, le Japon, le Mexique, l’Inde, le groupe africain… et la France !
Les ONGs dénoncent cette proposition, et en particulier l’égoïsme de la position française, qui privilégie ses intérêts industriels à l’intérêt général. Si le nucléaire devenait éligible aux financements par ce biais, l’industrie nucléaire trouverait ainsi une source de subvention publique majeure.
« La France tente à nouveau d’imposer son industrie en faisant fi des dangers de l’énergie nucléaire (risque d’accidents, contaminations des écosystèmes, insolubilité du problème des déchets, prolifération…), ainsi que de l’inefficacité de cette technologie pour lutter contre le changement climatique. Le nucléaire est hors sujet pour la majorité des émissions, hors délais face à l’urgence climatique et vulnérable aux aléas climatiques. En outre, ses émissions de gaz à effet de serre ne sont pas négligeables, et plusieurs scénarios montrent qu’on peut s’en passer pour atteindre le facteur 4 », déclare Charlotte Mijeon du Réseau Sortir du nucléaire. (1)
« Trop coûteux, exigeant des infrastructures trop lourdes, le nucléaire est particulièrement inadapté aux pays en développement. S’il est inclus dans l’accord de Copenhague, il absorbera des fonds considérables, et privera les pays en développement de financement cruciaux pour limiter leurs émissions via les vraies solutions (énergies renouvelables, efficacité énergétique, lutte contre la déforestation, etc.) » rappelle pour sa part Morgane Créach du Réseau Action Climat.
Du 2 au 6 novembre 2009 se tiennent à Barcelone les dernières discussions préparatoires au Sommet de Copenhague sur les changements climatiques. Dans le cadre de la campagne « Don’t nuke the Climate », le Réseau "Sortir du nucléaire" qui coordonne cette campagne sera présent sur place avec plusieurs de ses partenaires nationaux et internationaux pour suivre les discussions et faire pression sur les négociateurs afin d’éviter que le nucléaire ne soit inclus dans les mécanismes de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Dans le cadre de la campagne "Don’t nuke the climate !", de nombreuses actions en France et dans le monde sont prévues dans les prochaines semaines, et les citoyens de tous les pays sont inviter à signer une pétition traduite en dix langues (www.dont-nuke-the-climate.org), qui a déjà recueilli le soutien de 280 partenaires. Celle-ci sera remise aux décideurs à Copenhague pour leur demander de refuser d’inclure le nucléaire dans les solutions à l’effet de serre...
(1) Pour plus de détails : Face à la menace climatique, l’illusion du nucléaire, Réseau Action Climat, 2007.
Contact : www.sortirdunucleaire.fr
Quel avenir offrons-nous à l’ours dans les Pyrénées depuis la mort de Cannelle ?
Novembre 2004 : Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne, tombe sous les balles de René Marquèze. Novembre 2009 : 5 ans après, triste bilan. Où en est l’ours en France ?
Un collectif d’associations demande l’intervention de la Commission Européenne pour maintenir une population d’ours viable.
En 1981, la France lançait « le plan ours » pour sauver l’espèce de l’extinction. Le 3 novembre 2004, le Président de la République Jacques Chirac, ému par la nouvelle, annonce au Conseil des Ministres que la disparition de Cannelle est une grande perte pour la biodiversité en France et en Europe. Mais la France, soucieuse de ménager les lobbies menaçants opposés à l’existence de l’ours (chasseurs, éleveurs, promoteurs et aménageurs), ne s’est nullement donné les moyens de défendre sa cause. Malgré les promesses de restauration des populations et les programmes de réintroductions au compte-goutte de 1996 et de 2006, la population ursine dans les Pyrénées françaises est toujours à l’agonie.
Nous dénonçons :
1) Les manquements de l’Etat dans le dossier de la protection des ours dans les Pyrénées.
En 50 ans, l’habitat des ours n’est toujours pas efficacement protégé, la chasse en battue sur leur territoire n’est toujours pas interdite et les renforcements de populations couvrent à peine les morts naturelles, accidentelles ou intentionnelles.
2) Une politique de réintroductions peu ambitieuse.
Elle n’a pas permis de restaurer la population d’ours dans un état de conservation favorable et a laissé s’éteindre le noyau des ours autochtones isolés à l’ouest des Pyrénées. Les réintroductions n’ont pas pour simple but de satisfaire les exigences a minima de la communauté européenne en conservant une quinzaine d’ours sur son territoire comme dans un petit zoo. Elles doivent permettre de conserver une population viable.
3) Une mauvaise utilisation des fonds destinés à la protection de l’ours.
Plusieurs organismes ont été subventionnés pendant de longues années sans pouvoir fournir de résultats.
4) Le financement des associations ultra-pastorales violentes et opposées à l’ours avec des fonds publics.
L’ASPAP a reçu 20 000 euros en 2006 de la part du conseil général de l’Ariège. Le Président du Conseil Général de l’Ariège, Augustin Bonrepaux, est d’ailleurs lui-même un opposant à l’ours. Au terme de 10 ans de gestion, la population d’ours est au plus mal, surtout après l’abattage de deux femelles.
5) Le manque de volonté des pouvoirs publics.
Ils continuent d’indemniser les éleveurs qui refusent catégoriquement les mesures de protection des troupeaux, au lieu de conditionner le versement des indemnités à leur mise en place.
6) La complicité de la justice française.
En traitant les affaires environnementales comme des affaires secondaires, elle augmente le sentiment d’impunité chez les chasseurs et les activistes ultra-pastoraux.
Nous demandons :
1) L’apport immédiat de femelles dans la population occidentale où ne subsistent plus que 2 ou 3 mâles. Et le recours régulier à des renforcements de l’ensemble de toute cette population d’ours dont les effectifs sont trop faibles pour assurer sa survie à moyen terme, tant que cette dernière ne sera pas garantie par les experts.
2) La création de zones de protection intégrale dans les Pyrénées dont l’ours serait un des grands bénéficiaires.
3) L’interdiction de la chasse en battue et avec chiens dans les zones où la présence d’ours est avérée, notamment par l’équipe technique ours, et surtout dans les zones identifiées au préalable comme zone d’élevage des jeunes pendant les deux mois qui précèdent l’entrée en tanière.
4) Que l’Etat mette en place un contrat avec les éleveurs afin de rendre systématique la protection des troupeaux dans les zones à ours, et que l’indemnisation des dégâts soit réduite en cas de refus des moyens et dispositifs de protection.
5) Que l’Etat finance la recherche sur les nouveaux moyens de protection des troupeaux à l’aide de spécialistes (clôtures, effarouchements lumineux ou sonores...).
6) Le renforcement des effectifs de l’ONCFS pour lutter contre le braconnage, les pièges, les empoisonnements et les armes à feu.
Depuis de trop nombreuses années, l’Etat français s’arrange pour faire disparaître une espèce menacée en faisant croire qu’il la protège.
Aujourd’hui, nous demandons au Conseil des Communautés Européennes d’ouvrir une enquête et de mettre la France face à ses engagements communautaires.
2010 est l’année que s’est fixée la Communauté Européenne pour faire le point sur l’état de la biodiversité, en espérant constater le ralentissement de sa dégradation.
A cette occasion, il est du devoir de tous de briser les murs du silence et les langues de bois. La France n’aura aucun droit, aucune légitimité à s’ériger en modèle. Les engagements pris ne sont pas respectés. Les espèces continuent à décliner, les habitats à se réduire, en raison de décisions visant à préserver ou accroitre les intérêts corporatifs au détriment des aspirations majoritaires des citoyens.
Il est du devoir des commissaires européens en charge de la biodiversité d’exiger de la France qu’elle respecte les obligations qui lui sont faites, pour lesquelles elle a adhéré aux programmes de conservation et protection, et pour lesquelles elle reçoit des aides financières.
Il est du devoir des citoyens des pays de la communauté européenne de soutenir les initiatives visant à obtenir de la France le respect de ses engagements.
Signataires au 03/11/2009 : AVES France, NOA France, Rassemblement Anti Chasse, CVN, l’ARAPEDE, Génération Ecologie, Association IDAE, Nature Comminges.
Voir les infos en ligne sur : http://www.collectif-ours.com
Grand emprunt et Biodiversité : la Ligue Roc propose 10 mesures et un milliard d’euros d’investissements.
Dans une huitaine de jours, la « commission sur les priorités stratégiques d’investissement et l’emprunt national » présidée par Messieurs Juppé et Rocard rendra ses recommandations.
La Ligue ROC, qui a été auditionnée, plaide pour une prise en compte de la biodiversité et a fait des propositions précises : 10 mesures et 1 milliard d’euros d’investissements.
Christophe Aubel, Directeur de la Ligue ROC souligne « le lien entre grand emprunt et biodiversité est une évidence. En effet, le grand emprunt doit définir des priorités stratégiques d’investissement pour l’avenir, or notre avenir dépend largement de l’état de la biodiversité. Oublier la biodiversité dans le cadre du grand emprunt serait en fait une négation de son objet. »
Les propositions se déclinent en 3 axes, se déclinant en 10 mesures opérationnelles et chiffrées qui mettent en évidence que biodiversité peut se conjuguer avec économie et emploi :
AXE 1 ; 340 millions d’euros : faire un bond dans la connaissance.
• Proposition 1 : renforcer et pérenniser le dispositif d’observation et de suivi de la biodiversité, de manière similaire au dispositif existant dans le domaine du climat, notamment en dotant la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) à un niveau conséquent.
• Proposition 2 : engager des recherches permettant de mettre en évidence des indicateurs de la richesse de la biodiversité.
• Proposition 3 : renforcer les filières de formation de biologistes et engager un programme de 1000 bourses Darwin.
• Proposition 4 : créer des chaires d’enseignement dans les universités et les grandes écoles sur la biodiversité et le génie écologique (chaires « environnées »).
AXE 2 ; 350 millions d’euros : créer des infrastructures écologiques au service de la Trame Verte et Bleue.
• Proposition 5 : constituer un fonds pour les aménagements écologiques, permettant aux collectivités locales d’investir dans ces aménagements producteurs à long terme de nombreux biens publics.
• Proposition 6 : lancer de grands travaux « écologiques » : le développement d’un nouveau métier, le génie écologique.
• Proposition 7 : soutenir les initiatives des collectivités territoriales pour changer de pratiques.
AXE 3 ; 310 millions d’euros : soutenir des activités émergentes et créatrices d’emplois.
• Proposition 8 : aider aux investissements d’entreprises classiques dans la prise en compte de la biodiversité (référentiel, mise au point d’un équivalent du Bilan Carbone®, etc.) et inciter aux économies d’espaces et de ressources.
• Proposition 9 : lancer des appels à projets en vue du soutien au développement d’écotechnologies sur le champ de la biodiversité.
• Proposition 10 : accompagner l’évolution des agriculteurs vers le bio et la certification Haute Valeur Environnementale (dispositif issu des lois Grenelle) via le renforcement des dispositifs financiers de conversion et le soutien à l’agence bio pour organiser les filières.
Plus que jamais convaincue que crise économique et crise écologique sont à traiter de concert, la Ligue ROC espère que ses propositions retiendront l’attention de la « commission grand emprunt » et que la prise en compte de la biodiversité sera présente dans les mesures proposées.
Contact : Ligue ROC, 110 Bd Saint-Germain, 75006 Paris. Site web : www.roc.asso.fr et notamment le lien sur les 10 mesures : www.roc.asso.fr/tel/Synthese...
Cette année encore, l’ouverture de la saison de chasse s’est soldée par plusieurs accidents dont certains mortels.
L’A.S.P.A.S. continue sa campagne contre l’insécurité liée à la chasse et vient d’éditer un nouveau dépliant de 4 volets qui explique au grand public les périodes de chasse, les dangers, la situation dans le reste de l’Europe, la demande du dimanche sans chasse... 10 000 exemplaires vont être diffusés d’ici fin octobre.
Le dépliant contient une carte-pétition à renvoyer au Président de la République pour lui réclamer l’arrêt de la chasse le dimanche.
Le dimanche est en effet le jour où l’on trouve le plus de chasseurs, mais également la journée de la semaine consacrée aux autres loisirs en plein air. Dans un souci de sécurité et d’équité, il convient donc d’interdire ce jour-là une pratique qui met la vie des autres en danger ou les empêche de profiter pleinement de la nature. C’est déjà le cas en Grande-Bretagne, Hollande, Suisse,...
Réclamez vite votre dépliant à l’A.S.P.A.S., ou auprès de notre association (I.D.A.E.) :
Informations : www.aspas-nature.org
Lettre ouverte adressée au Ministre de l’Education Nationale :
Une cinquantaine d’associations s’insurgent contre le prosélytisme des chasseurs dans les établissements scolaires, par le biais d’une lettre cosignée adressée à Monsieur Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale.
Usant du prétexte de « découverte de la faune et de la nature », les fédérations de chasse organisent de plus en plus d’actions auprès des écoles. Un accord entre ministères aurait été conclu sur une labellisation des fédérations des chasseurs en vue d’actions de découverte de l’environnement pour les scolaires.
Récemment, deux articles de presse relatant ces rencontres sont parus. Dans le premier, concernant une école maternelle, intitulé « En Sologne, la chasse… en classe ! » et publié le mardi 13 octobre 2009 dans le quotidien Le Parisien, un président de fédération de chasse explique : « Il faut que les jeunes possèdent une autre image de la chasse. Chasser, ce n’est pas uniquement tuer des animaux, c’est aussi s’intéresser à la gestion de la nature et à la régulation du monde animal ». Selon l’intervenante « Les enfants ont une image négative de la chasse. Je leur explique qu’il est pourtant utile de tirer sur les animaux ». Elle aurait également indiqué comment « repérer les différentes techniques de piégeage » et conclu en dévoilant que « expliquée simplement, la chasse sera mieux tolérée ».
Le second article, nommé « Faire l’école buissonnière dans une palombière », paru le lendemain, soit le mercredi 14 octobre, dans le journal La Dépêche, est tout aussi révélateur. Il débute en expliquant que « les élèves de l’école de Roquetaillade sont partis à la découverte de la palombière ». Selon le journaliste « les élèves ont écouté avec beaucoup d’attention comment se pratiquait la chasse à la palombe ». Des explications sur « les différentes méthodes de chasse » ont été données, et la classe aurait « eu droit aussi à la simulation de la capture [d’oiseaux] au filet ».
Ainsi, le rôle de ces rencontres est clairement indiqué : faire découvrir et accepter la chasse aux enfants.
Les associations cosignataires de la lettre condamnent fermement ce prosélytisme et requièrent, auprès du Ministre de l’Education Nationale, de faire abroger la labellisation et de veiller à une stricte application du principe de laïcité dont l’une des composantes est la neutralité ; ceci, en mettant un terme immédiat à ces immixtions du lobby chasse dans les établissements scolaires.
Voire lettre ci-dessous.
Les associations cosignataires : ADEO Animalis, ANDPNC, A Pas de Loup, APIE, ASPAS, Association IDAE, Association MELES, Association UPLA, Association Végétarienne France, Autun Morvan Ecologie, AVES France, BORTA, CAPEN 71, Centre ATHENAS, C.H.E.N.E, Coloca Terre, CPN Brabant, CORA Rhône, CPEPESC Nationale, CPEPESC Franche-Comté, CROC BLANC, CVN, Dignité Animale, Dole Environnement, Droits Des Animaux, Franche-Comté Nature Environnement, FRAPNA Archèche, GPOV, L214, La Forêt de Léa, Le Clan, LFDA, Loire Vivante Nièvre Allier Cher, Loiret Nature Environnement, LPA de Calais, LPO Drôme, Meuse Nature Environnement, Mille Traces, Nature Centre, One Voice, Perche Nature, Pôle Grands Prédateurs, Rassemblement Anti Chasse, SEPANSO Béarn, Serre Vivante, SFEPM, SNDA, SOS Rivières Environnement, Veg Asso.
LETTRE OUVERTE
Objet : interventions des chasseurs en milieu scolaire
Monsieur le Ministre, Nous souhaitons attirer votre attention sur un fait préoccupant : la recrudescence des interventions des chasseurs auprès des écoles.
En effet, généralement sous le prétexte de « découverte de la faune et de la nature », les fédérations de chasse organisent de plus en plus d’actions au sein des écoles maternelles, élémentaires et parfois dans les collèges et lycées.
Nous avons appris l’existence d’un accord entre différents Ministères (notamment ceux de l’Education Nationale et de l’Environnement) et la Fédération Nationale de la Chasse sur une labellisation en vue d’actions de découverte de l’environnement pour les scolaires.
Si les fédérations des chasseurs ont obtenu en décembre 2008 l’agrément de « protection de la nature » (ce qui est parfaitement incohérent), il est utile de rappeler que la chasse est un loisir dont le but est de tuer des animaux pour se distraire. C’est une passion qui ne fait d’ailleurs pas l’unanimité puisque 60 % de nos concitoyens condamnent cette pratique (sondage SOFRES).
Il existe de nombreuses associations d’étude et de protection de la faune et de la nature, neutres et sans lien avec la chasse, avec pour unique objectif la protection de la biodiversité, ayant les connaissances et compétences nécessaires pour réaliser ces interventions.
En outre, le Ministère de l’Education Nationale déplore, de manière récurrente, les actes de violence produits en milieu scolaire. N’est-il pas paradoxal de prétendre confier aux chasseurs un rôle pédagogique auprès des élèves, alors qu’ils utilisent des armes à feu et armes blanches, qu’ils se livrent régulièrement à des actes violents et cruels vis-à-vis de la faune ? Nous souhaitons que soient enseignées à nos jeunes enfants les valeurs du respect de la vie et de la biodiversité, et non que leur soit faite l’apologie d’une passion dont la finalité est de tuer des animaux. Si le cabinet conseil en communication de la Fédération Nationale des Chasseurs a réussi à imposer l’usage des verbes « réguler », « prélever » et « gérer » à la place de tuer, il n’en demeure pas moins vrai que la chasse n’est pas une profession gestionnaire de la faune sauvage, mais reste une activité de loisir de plein air, une distraction tirant plaisir à tuer des animaux. C’est cette réalité, contraire à l’éthique du respect de la vie, qu’ils cherchent à occulter.
Si au plan concret, après avoir interrogé plusieurs chasseurs, nous avons constaté que beaucoup répondent « Nous ne parlons pas de la chasse, mais seulement de la nature et des animaux », tout prosélytisme en faveur de la chasse dans le cadre de telles activités paraît difficilement évitable.
En effet :
Comment ne pas parler de chasse, lorsqu’ils présentent les animaux sauvages chassables aux enfants ?
Comment ne pas parler de chasse, lorsque les écoliers leur posent des questions sur ce sujet ?
Comment ne pas parler de chasse, lorsqu’ils font participer des écoles à des lâchers de « gibiers » ?
Comment ne pas parler de chasse, lorsqu’ils organisent avec des classes des simulations de battue ?
Comment ne pas parler de chasse, lorsqu’ils font visiter aux enfants des « sentiers de piégeage » ?
Comment ne pas parler de chasse, lorsqu’ils emmènent les écoliers découvrir leurs palombières ?
Comment ne pas parler de chasse, lorsque des classes visitent les « maisons de la chasse et de la nature » ?
Les articles du quotidien Le Parisien, intitulé « En Sologne, la chasse… en classe ! », paru le 13 octobre 2009, et celui de La Dépêche, intitulé « Faire l’école buissonnière dans une palombière », paru le 14 octobre, sont très révélateurs. Le rôle de ces rencontres y est clairement indiqué : faire découvrir et accepter la chasse aux enfants.
Quand bien même les chasseurs s’engageraient à ne pas parler de leur loisir, il faut bien avoir à l’esprit que leur motivation fondamentale reste, non pas d’éduquer les élèves à la nature, mais bien d’améliorer leur image.
Ces dernières décennies, le nombre de chasseurs est en diminution et les Français prennent de plus en plus conscience du caractère inacceptable de la chasse, tant sur le plan éthique et écologique, qu’en raison des accidents et de l’insécurité qu’elle occasionne. Ainsi, l’objectif réel de ces interventions est de cibler un jeune public (facilement influençable et sans esprit critique) pour s’attacher une image positive, sympathique et ludique, afin de faire accepter la chasse par ces prochaines générations et de recruter de futurs chasseurs.
Il faut également rappeler que les chasseurs disposent d’un parti politique et de puissants relais lobbyistes dans les assemblées et certains médias. Trouvez-vous normal qu’un tel groupe de pression puisse organiser des événements avec les enfants dans le cadre de la scolarité, quels que soient les motifs ? Cela ne représente-t-il pas une tentative d’influence psychologique que les lois de la République condamnent au nom du principe de neutralité des services publics ? De tels actes de prosélytisme masqué ne sont pas tolérables.
De ce fait, nous vous demandons de bien vouloir faire révoquer la « labellisation » accordée aux fédérations de chasse et de veiller à une stricte application du principe de laïcité dont l’une des composantes consubstantielle est la neutralité ; ceci, en mettant un terme immédiat à ces immixtions du lobby chasse dans les établissements scolaires.
Au vu de la circonstance, nous tenons à vous préciser ce qui suit :
Il appartient en effet à l’Etat de garantir que l’Ecole de la République et l’enseignement dispensé soient, comme le rappelle l’article L. 141-1 du Code de l’éducation, « gratuit et laïque à tous les degrés ».
Ce principe de laïcité de l’enseignement public qui résulte notamment des dispositions de l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 et de l’article 2 de la Constitution du 4 octobre 1958, a pour composante essentielle la neutralité de l’ensemble des services publics.
Ces principes démocratiques élémentaires sont d’ailleurs à juste titre rappelés sur le site de votre ministère qui rappelle que « L’enseignement public est neutre : la neutralité philosophique et politique s’impose aux enseignants et aux élèves » (http://www.education.gouv.fr/cid162...).
Sur la base de ces principes, le Conseil d’Etat a notamment pu préciser que le principe de neutralité des services publics s’applique à l’égard des opinions politiques, philosophiques ou religieuses des citoyens (CE 17 févr. 1992, Église de scientologie de Paris : AJDA 1992. 460, obs. Deves). Sur le même fondement du principe de neutralité du service public, le Conseil d’Etat a également pu s’opposer à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes symbolisant la revendication d’opinions politiques, religieuses ou philosophiques exprimées par certains mouvements (CE 27 juill. 2005, Cne de Sainte-Anne, req. no 259806 : Lebon 347).
Dans l’attente de votre réponse et vous en remerciant par avance, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.
PJ : Articles des journaux Le Parisien et de La Dépêche
Copie : M. Jean-Louis Borloo, Ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer. Mme Dominique Versini, Défenseure des enfants. FCPE. PEEP. Syndicats.
Communiqué de presse commun du 22/09/2009, réalisé à la base par le RAC : http://www.antichasse.com
Nadia Fontenaille, présidente de la SPOV (Société Protectrice des Oiseaux des Villes), est décédée ce 14 octobre.
Elle avait créé son association en 1988 pour venir en aide à des volatiles peu appréciés du public ; ceux qui vivent au plus près de l’homme, qui ont su s’habituer à sa présence, mais qu’il rejette néanmoins. Ainsi elle avait pris fait et cause pour les pigeons, même si elle prenait aussi soin d’autres espèces d’oiseaux.
Pendant plus de 20 ans elle a recueilli et soigné des animaux blessés, et s’est battu pour les réhabiliter, auprès du public comme auprès des autorités.
L’association continue ses activités, notamment son refuge qui héberge des centaines d’oiseaux, et ses efforts pour favoriser l’implantation de pigeonniers dans les villes. Vous pouvez les contacter :
S.P.O.V., 68 rue Gabriel Péri, 92320 Châtillon. Tél. : 01.42.53.27.22.
"Après le lynx boréal et le chat forestier, Patrice Raydelet nous invite à partager l’intimité du troisième félin présent en France : le chat domestique. Instants félins est le fruit de plus de 15 ans de recherches photographiques consacrées à notre petit fauve domestique. Le photographe est allé à la rencontre de tous ces chats que nous croisons quotidiennement à la maison, chez le voisin, dans les villes, les villages, les fermes, les ports, les cimetières… Chacun des huit chapitres thématiques est une invitation à la découverte photographique du peuple chat. Près de 300 photos magnifient l’identité féline de l’animal. L’auteur pose également les conditions d’une cohabitation harmonieuse entre l’homme et le chat. Afin d’accompagner concrètement sa démarche en faveur des animaux en difficulté, Patrice Raydelet a choisi de soutenir les actions de la Confédération nationale des SPA de France en versant un euro par livre vendu à cette structure".
Le livre coûte 29 euros dans le commerce. Contact de l’éditeur : Cheyma Éditions, 468 rue du Penu, 39570 Cesancey.
Quatre des plus importantes entreprises brésiliennes du secteur de la viande et du cuir se sont engagées à ne plus se fournir auprès d’élevages établis sur des parcelles de forêt amazonienne détruite.
Greenpeace se félicite de cette grande victoire dans la lutte contre la déforestation, obtenue suite à ses campagnes et la publication en juin 2009 d’un rapport qui mettait en évidence le lien entre la destruction de la forêt amazonienne et le développement trop important de l’élevage dans la région. L’étude concluait même que l’élevage est responsable de 80% de cette déforestation.
Greenpeace avait alors dénoncé les agissements de grands groupes internationaux tels que Adidas, Nike et Timberland pour les marques textiles, mais aussi des distributeurs comme Carrefour ou Wal-Mart. De nombreux groupes avaient alors annulé leurs contrats avec des fournisseurs incapables de garantir que leurs productions ne participent pas à la destruction de la forêt amazonienne.
Selon Greenpeace, "le gouvernement brésilien et la communauté internationale doivent maintenant s’engager à atteindre "Zéro déforestation" d’ici 2015 ; ce combat s’inscrit dans un combat plus large pour la préservation du climat, car la déforestation est responsable de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (soit plus que le secteur des transports)".
Communiqué de presse du 07/10/2009. Site web : http://www.greenpeace.org/france/
Belgique : GAIA déverse 20000 boules roses devant la Fédération de l’Agriculture ! Coup d’éclat contre la cruelle castration des porcelets.
Un tracteur avec remorque a déchargé quelques 20000 boules roses au siège de la Fédération Wallonne de l’Agriculture (FWA). Contrairement aux apparences, il ne s’agissait pas d’une manifestation d’éleveurs en colère, mais d’une action menée par les militants indignés de l’association de défense des animaux GAIA, qui ont déversé les milliers de boules dans le hall d’entrée de la Fédération.
Une action symbolique destinée à illustrer l’opposition de 20000 signataires de la pétition de GAIA à la castration à vif des porcelets, lancée sur internet en même temps que sa nouvelle campagne "Avoir les boules", il y a 3 semaines à peine.
Les militants ont brandi des pancartes montrant des porcelets paisibles et heureux, tandis qu’une affiche rappelait, photo à l’appui, la réalité crue de la castration à vif.
Michel Vandenbosch, président de GAIA, a pour l’occasion apporté une paire de boules en massepain au Président de la FWA, René Ladouce. "Puisse un peu de douceur tempérer les moeurs cruelles", a-t-il espéré.
Au même moment, une autre équipe de militants de l’association déversait 20000 autres boules au siège du Boerenbond à Louvain, tandis qu’Ann, De Greef, Directrice de GAIA, offrait elle aussi deux boules de massepain rose au Président de l’organisation des agriculteurs flamands.
Pourquoi cette action ?
Pour GAIA la coupe est pleine. Chaque année, 5.6 millions de porcelets continuent à être castrés à vif, alors que des alternatives bien plus respectueuses des animaux sont disponibles pour contrer l’odeur de verrat, telles que le vaccin Improvac, l’abattage de porcs mâles non castrés à un poids inférieur à 85 kg, la détection de l’odeur sur la ligne d’abattage par nez électronique, ou par nez humain après échantillonnage.
Michel Vandenbosch : "Mettons un terme une fois pour toute à cette pratique abusive. La castration chirurgicale et sans anesthésie doit être abolie : sans interdiction légale, le secteur poursuivra indéfiniment ses manœuvres dilatoires." Le président de GAIA poursuit : " En 2007, toutes les parties impliquées avaient conclu que le vaccin Improvac serait inoculé en élevage dès l’homologation du produit sur le marché européen. Bien que le vaccin soit désormais disponible et que d’autres alternatives existent, le secteur s’évertue à trouver de nouvelles raisons pour échapper à ses responsabilités. Sa dernière trouvaille : 3 ans supplémentaires seraient désormais nécessaires pour mener de nouvelles recherches en Flandres, en partie avec l’argent du contribuable. Pour GAIA, ceci est totalement inacceptable." GAIA appelle donc au boycott de la viande de porcs, aussi longtemps que souffriront des millions de porcelets.
Communiqué de Presse de GAIA, 14/10/09. Site web : www.gaia.be
Belle réussite avec plus de 10 000 manifestants mais la police perturbe gravement le rassemblement !
Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de la réussite de la mobilisation antinucléaire à Colmar, avec plus de 10 000 manifestants pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille et une des plus dangereuses de France. Des débats ont lieu le samedi soir et le dimanche à propos des différents problèmes causés par l’industrie nucléaire : accidents, déchets radioactifs, fuites d’uranium, prolifération, etc…
Par contre, le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce avec force les manœuvres injustifiables des autorités : à 15h30, le rassemblement est scindé en plusieurs tronçons et, pire, de très nombreux manifestants ont été bloqués à l’extérieur de la ville et en particulier aux frontières pour les manifestants allemands et suisses.
Les autorités (mairie, préfecture) n’ont pas réussi à démobiliser les citoyens qui se sont donc exprimés de façon parfaitement démocratique et pacifique : une fois de plus, ce sont les antinucléaires qui ont fait preuve de responsabilité et les tenants du nucléaire qui tenté de porter tort à la démocratie.
Pourtant, les raisons de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim sont nombreuses et le risque nucléaire est plus élevé que jamais. Qui plus est, alors que la construction du parc nucléaire français a coûté des sommes gigantesques (que EDF n’a pas encore fini de payer !), des dizaines de milliards d’euros sont à nouveau en jeu.
Prolongation des réacteurs : 20 milliards d’euros… et pas de débat public !
Il est intolérable que EDF et l’Etat aient décidé sans le moindre débat public d’investir 400 millions d’euros dans chaque réacteur nucléaire français pour lui permettre de continuer à fonctionner… tant bien que mal. Cette somme, multipliée par 58 réacteurs, amène à un total de plus de 20 milliards d’euros.
Alors qu’un débat public est désormais exigé par la loi pour des investissements coûtant parfois moins d’un milliard, aucun débat public n’est prévu pour cet investissement gigantesque. Une fois de plus, le lobby nucléaire tente de passer en force… et sans que les citoyens ne soient avertis des enjeux.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" pose la question : quelles que soient leurs positions sur le nucléaire, les citoyens sont-ils vraiment d’accord pour que cet investissement gigantesque soit une fois de plus attribué à l’atome ? Ces 20 milliards d’euros seraient assurément plus utiles dans les plans d’économie d’énergie et le développement des énergies renouvelables.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" va saisir la Commission nationale du débat public pour demander que la question de ces 20 milliards d’euros soit mise en débat avec les citoyens.
Communiqué du Réseau Sortir du nucléaire du 03/10/2009.
Voir le site internet http://www.fermons-fessenheim.org pour les coupures de presse, vidéos des journaux télévisés, photos et témoignages.
Ouvertures de la chasse, assemblées générales et « fêtes » de la chasse constituent autant d’occasions aux fédérations des chasseurs de s’exprimer dans les médias. Pourtant majoritaires, les opposants à la chasse ont rarement leur mot à dire. Faut-il rappeler que 60 % des français sont contre la chasse (sondages SOFRES) et 47% favorables à l’abolition totale et immédiate de la chasse ? Les chasseurs, eux, ne représentent guère plus d’1,8 % de notre population…
Si le passionné de belote ou de pétanque affirme clairement qu’il lui est « très agréable de jouer aux cartes/aux boules », jamais un chasseur n’aura l’honnêteté de dire qu’il trouve « passionnant d’aller tuer les animaux de nos campagnes ou forêts », car il se doute que c’est bien peu convainquant. Ainsi, les chasseurs ont inventé plusieurs prétextes, dont la plupart sont fort éloignés de leur réelle motivation.
Autrefois, était mis en avant celui de « tradition ». Peut-être ont-ils enfin compris qu’évoquer la tradition ne peut pas justifier des activités cruelles ou dépassées, qu’il faut savoir se remettre en cause et évoluer.
Leurs deux principaux arguments actuels sont la « régulation » et la « gestion » de la faune. Les chasseurs n’iraient donc pas chasser pour le plaisir, comme loisir, mais pour une corvée de gestion-régulation ? Qui peut croire qu’en lâchant dans la nature chaque année des dizaines de millions d’animaux d’élevage (perdrix, faisans, lièvres, etc., pour avoir plus de ‘cibles’), en nourrissant la faune (l’agrainage, qui augmente la reproduction) et en détruisant systématiquement les prédateurs (dont le rôle est justement de réguler leurs proies), les chasseurs fassent œuvre de régulation ? Rappelons que si jamais les individus d’une espèce devenaient trop nombreux, il existe de multiples alternatives pour réduire leurs effectifs : arrêter les lâchers et le nourrissage, protéger les prédateurs, déplacer des animaux ‘en surnombre’ dans des zones de faible densité pour repeupler, récupérer les œufs, etc.
Quant à leur soi-disant « gestion », s’ils voulaient être un peu plus crédibles, ils auraient déjà dû commencer par supprimer de leur liste la moitié des espèces chassables, car il s’agit d’espèces migratrices. Elles ne peuvent donc pas être gérées au seul niveau national (et encore moins en recevant des coups de fusil !). Pour les espèces chassables sédentaires, la pseudo-gestion des chasseurs est scandaleuse : lâcher des millions d’animaux d’élevage, détruire les prédateurs, organiser des chasses commerciales, tuer des espèces menacées… est-ce donc ça leur gestion ? « Gérer la faune » correspondrait-il à tuer les animaux ?
La réalité de la chasse est, quant à elle, rarement exposée au grand public : ce loisir est inadmissible d’un point de vue éthique, il provoque un préjudice écologique important, et il accapare et insécurise la nature.
Si la chasse a longtemps été une nécessité alimentaire, elle est maintenant devenue un loisir. Or une distraction consistant à tuer des animaux n’est pas acceptable d’un point de vue éthique. Cette incompatibilité avec l’éthique est accentuée par la présence de modes de chasse particulièrement cruels. C’est le cas de la chasse à courre, où l’animal est poursuivi pendant des heures jusqu’à l’épuisement, mordu voire déchiqueté vivant par les chiens, puis achevé à coups de dague s’il n’est pas mort noyé. Le déterrage occasionne également de nombreuses souffrances (morsures, saisie de l’animal avec des pinces, mise à mort à coups de dague ou de talon, etc). La chasse à l’arc, autorisée depuis 1995, est, elle aussi, cruelle : la plupart du temps, les flèches ne font que blesser les animaux. Souvent non retrouvés, ils sont ainsi des milliers à agoniser cachés. Il existe pourtant de nombreuses activités pacifiques en lien avec la nature et les animaux. L’observation ou la photographie de la faune ne procurerait-elle pas plus de plaisir ? Ne serait-ce pas plus respectueux ?
Cette activité cause un préjudice écologique important. Des espèces ayant leurs effectifs en chute libre sont chassées : c’est le cas des tétras, gélinottes, putois et belettes, dont les chasseurs tuent les derniers individus, annulant ainsi les efforts de conservation réalisés par les associations de protection de la nature. Selon la liste rouge des espèces menacées (2008) et le rapport Lefeuvre, 48 % des espèces d’oiseaux chassables sont classées vulnérables, en état défavorable ou en danger, et devraient donc normalement être protégées. La France est le pays d’Europe ayant les plus longues périodes de chasse et le plus grand nombre d’espèces chassables : ainsi, des espèces migratrices se font tuer en traversant la France alors qu’elles sont protégées dans les autres pays.
Pour avoir une idée de l’ampleur, si l’on se réfère aux données de l’ONCFS, en seulement un weekend de chasse, les chasseurs tuent autant d’oiseaux que le naufrage de l’Erika (300 000). A l’impact dû à la mortalité directe (prélèvements), s’ajoute celui lié aux dérangements, qui a aussi de nombreuses conséquences néfastes sur la dynamique des espèces (réduction du nourrissage et du repos, perte d’énergie, diminution de la reproduction). On pourrait également s’intéresser aux problèmes liés à l’utilisation de plomb (provoquant la maladie du saturnisme, heureusement récemment interdite en zones humides), aux lâchers de « gibier » (contamination de la faune sauvage avec des maladies d’enclos), etc.
La chasse est également une source d’insécurité. Pendant plus de la moitié de l’année, moins de 2% de la population s’accapare les espaces naturels et gène, voire empêche, les autres utilisateurs de la nature d’effectuer leurs loisirs pacifiques. Il devient difficile, sinon impossible, de profiter pleinement de la nature. Chaque année, il se produit environ 180 accidents de chasse, dont près d’une trentaine sont mortels. Ainsi, en période de chasse à tir (septembre-février), les chasseurs tuent donc en moyenne plus d’une personne par semaine et en blessent près d’une par jour ! La chasse est le seul loisir qui tue ou blesse des personnes ni pratiquantes, ni spectatrices. A ce sujet, le RAC dispose d’une pétition demandant l’interdiction de la chasse le mercredi et le dimanche, mesure qui permettrait un partage un peu plus équitable de la nature et une meilleure sécurité.
Communiqué du Rassemblement Anti Chasse, 25/09/2009.
Adhésion 10 € par an :
RAC - Boîte Postale 50026 - 33702 Mérignac cedex.
Site web : www.antichasse.com
La Convention vie et nature dépose plainte contre la France pour non protection de l’ours pyrénéen.
La CVN saisit la Commission Européenne d’une plainte contre la France qui, en violation de la directive CEE 92 43 du 21 mai 1992, n’a pas pris les mesures effectives pour sauver l’ours pyrénéen.
Un important document juridique, technique, relatant l’historique du dossier ours est remis à Bruxelles pour demander l’arrêt de la chasse dans les Pyrénées puisqu’il est acquis que ce sont quelques chasseurs en battues qui amenèrent l’espèce au seuil de son extinction.
Souvenons-nous de Melba, Cannelle, Balou, ultimes victimes du loisir de mort tombées après des milliers d’autres au cours des derniers siècles.
Le tribunal administratif de Toulouse, à la requête d’un comité écologique ariégeois, vient de suspendre l’arrêté d’ouverture de la chasse en Ariège pour sauvegarder, d’une part l’ours, d’autre part les grands tétras et les lagopèdes alpins.
La CVN, avec l’immense majorité des Ariégeois, pas plus arriérés que les médocains d’hier n’étaient « médocons », se réjouit de cette première décision, sans doute éphémère mais qui en annonce d’autres plus définitives.
Bien sûr, certains lobbies s’agiteront de manière tout aussi outrancière que le firent les tueurs de tourterelles de Gironde et face à ces déclamations et gesticulations, les décideurs feindront de redouter une émeute en cas d’interruption de la chasse, à l’instar de ce qu’ils firent, durant vingt ans, face aux tirs de mai dans le Médoc.
Il fallut l’intervention opiniâtre des protecteurs de la Nature pour faire cesser le mauvais folklore des braconniers de tourterelles. Il faudra sans doute plusieurs décisions juridictionnelles pour libérer les Pyrénéens mais cela viendra.
Les plus coupables, en ces affaires, ne sont pas les adeptes d’un loisir anachronique . Ce sont les politiciens démagogues et irresponsables qui apportent leur soutien à « leurs amis chasseurs », contre la volonté de la majorité des citoyens et contre l’intérêt général supérieur de la préservation de la biodiversité.
Si nous voulons sauver l’ours, le tétras, le lagopède et tous les autres, il est nécessaire d’arrêter la chasse, fut-elle au cochonglier.
Il y a loin entre les discours vertueux des décideurs et leurs actions anti-pédagogiques envers certaines fractions de la population. Ces décideurs devraient tenir un langage de vérité, de courage, de fermeté à l’égard d’hommes qui perdurent à adopter envers la Nature des comportements d’hier, des comportements de mépris de l’animal, être sensible.
La majorité des citoyens, désormais hostile à la chasse, demeure silencieuse et passive.
Il est à craindre que certains groupuscules se livrent, dans les jours prochains, en Ariège, à des exactions lors de manifestations dont Valenciennes, en mars dernier, Arbasse, précédemment, apprécièrent la Nature.
La violence brutale, le vandalisme, le vocabulaire insurrectionnel signent la marginalisation d’un monde de la chasse vieillissant et souffrant d’une fièvre obsidionale, favorisant l’émergence de courants vindicatifs, à côté d’hommes plus pondérés et plus conscients de la nécessité d’évoluer.
Le malheur de la Nature en ce pays réside dans la médiocrité de sa classe politique qui, au lieu d’informer, de responsabiliser, d’éclairer le citoyen, s’abaisse à relayer des revendications dont les politiques connaissent parfaitement le caractère contraire à l’intérêt général et à cette écologie dont ils se réclament tous comme le vice aime à se parer du masque de la vertu.
Note :
Cochongliers ou sanglochons : pour accroître la prolificité des sangliers, certains chasseurs croisèrent l’espèce avec des porcs domestiques. Au lieu de deux marcassins, la laie croisée en offre six ou sept.-09 Pour réduire le nombre des cochongliers, il faut arrêter la chasse et trouver d’autres modes de régulations faisant appel, notamment, à la prédation naturelle dès que cela s’avère possible.
Vieillissement du monde de la chasse : il meurt plus de chasseurs qu’il n’en naît. Il naît plus d’opposants à la chasse qu’il en meurt. Le gouvernement vient par décret d’autoriser la lieutenance de louveterie jusqu’à 75 ans, puisqu’il existe encore en ce pays des « lieutenants de louverterie » qui affrontent désormais, à défaut de loups, des renards et autres petits carnivores précieux aux équilibres écologiques.
Peut-être serait-il temps de sortir du Moyen-âge !
Communiqué du C.V.N., 25/09/2009. Site web : www.ecologie-radicale.org
L’Etat, à l’image du cirque, nous présente de belles intentions comme "les rencontres animal et société", mais dans les coulisses soutient l’exploitation animale. Ainsi, "Pompom", femelle hippopotame, provenant d’un zoo italien et détenue illégalement depuis de nombreuses années vient d’être régularisée par la Préfecture des Bouches du Rhône suite à un avis favorable du Ministère de l’écologie.
A noter que les plusieurs plaintes pour détention illégale de cet animal ont été classée sans suite...
L’association Code animal est intervenue auprès de la Préfecture en février dernier, rappelant les positions du Ministère de l’Ecologie à ce sujet depuis plusieurs années :
Ainsi Madame la Ministre de l’environnement Dominique Voynet estimait que ces animaux ne présentent « aucune aptitude particulière au dressage en vue de l’exécution d’un numéro (1) », puis le ministre de l’écologie Serge Lepeltier répondait à un député en ces termes : « les autorisations administratives précitées ne sont pas octroyées pour certaines espèces présentant des inconvénients majeurs dans les cirques : il s’agit notamment des hippopotames, des rhinocéros et des girafes (2) ». Alors que Monsieur Jacques Wintergest alors vétérinaire Inspecteur en chef à la direction Nature et Paysage du ministère de l’écologie (et toujours en poste dans ce service actuellement) déclarait que « les conditions de détention et de présentation des hippopotames ne permettent pas d’assurer le respect des exigences physiologiques de ces animaux (3) » !
Aujourd’hui, l’Etat s’abaisse clairement face au lobby du cirque et à sa pression, en régularisant des animaux qui n’ont clairement pas leur place dans des établissements itinérants. Un hippopotame est un animal grégaire, aussi cet animal est détenu dans des conditions qui ne sont pas compatibles avec ses besoins physiologiques.
Code Animal posera dès lors très prochainement une nouvelle plainte pour non application de l’article L.214.1 du Code rural.
Nous vous invitons à faire part de votre indignation à Mr Le Préfet, représentant de l’Etat :
Monsieur Le Préfet Michel Sappin
Préfecture des Bouches-du-Rhône
Bd Paul Peytral
13282 Marseille Cedex 20.
(1) Courrier de Madame Dominique Voynet - 21/03/2000
(2) Réponse publiée au JO le : 07/12/2004 page : 9733
(3) Courrier de Mr Jacques Wintergest - 01/10/2001
21/09/2009.
Lire le site de Code animal, notamment le rapport sur les hippopotames :
http://www.code-animal.com
Septembre est le mois d’ouverture générale de la chasse qui va s’échelonner tout au long des week-ends de septembre.
La Ligue ROC pour la préservation de la faune sauvage et la défense des non chasseurs demande l’instauration d’un « code de la chasse » visant à combler une carence qui n’a que trop duré.
En effet, en matière d’encadrement juridique des questions de sécurité liées à la chasse, c’est le vide quasi absolu.
Certes, il est interdit de tirer sur les voies publiques, ou vers les habitations (ouf !!) mais à part cela, rien. La loi renvoie l’établissement d’autres règles de sécurité aux schémas de gestion cynégétiques établis pour les chasseurs par les chasseurs !
Comme si les « Automobile clubs » devaient fixer les règles du code de la route !
La comparaison avec le code de la route est d’ailleurs édifiante : un automobiliste qui grille un feu rouge pourra être sanctionné même s’il n’a pas commis d’accident.
En matière de chasse, rien ne permet de sanctionner un comportement dangereux tel un tir sans visibilité ou un tir non fichant.
Même en cas d’accident, le fait que les comportements dangereux ne soient pas codifiés rend le travail des juges difficile, les dispositions du code pénal n’étant pas forcément adaptées (voir à cet égard l’étude juridique en ligne).
La Ligue ROC demande aux pouvoirs publics de lancer rapidement une réflexion pour élaborer un code de la chasse. Qui pourrait s’opposer à une telle démarche de bon sens ?
14/09/2009. Contact : Ligue ROC, 110 bd Saint-Germain, 75006 Paris. Site web : http://www.roc.asso.fr
Premier jour de chasse, premier accident ; combien d’autres avant une réaction des pouvoirs publics ?
À peine la saison de chasse ouverte et déjà deux randonneurs victimes d’un chasseur, à Porte les Valence (Drôme). Samedi, un père et son fils reçoivent une volée de plombs et doivent être hospitalisés. L’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) dénonce le laxisme des pouvoirs publics sur la dangerosité du « loisir » de la chasse pour tous les usagers de la nature et attend une réaction immédiate du Gouvernement.
Premier jour de l’ouverture de la chasse et déjà un double accident. Un chasseur n’avait même pas pris la peine d’observer son entourage avant d’ajuster un faisan. Deux randonneurs se trouvaient dans sa ligne de mire. Le père est touché à la joue et à l’œil tandis que son fils, âgé de 13 ans, a été blessé dans le dos par la gerbe de plomb.
En France, aucune véritable mesure ne garantit la sécurité des non chasseurs, qui souhaiteraient eux aussi profiter de la forêt et des chemins de campagne en toute sécurité.
Depuis plus de 10 ans l’ASPAS se bat pour que soit enfin instauré le dimanche sans chasse au niveau national. C’est aujourd’hui la seule mesure susceptible de garantir la sécurité et la tranquillité de tous les citoyens qui fréquentent la nature. Le dimanche étant le jour pour lequel on recense le plus d’accidents de chasse.
Le nombre constant d’accidents de chasse ne suffit pas à faire réagir les pouvoirs publics. Combien faudra-t-il de blessés et de morts pour que la France s ‘aligne sur les autres pays européens ?
L’ASPAS demande à nos législateurs une refonte de l’archaïque système cynégétique français. La semaine dernière, avant l’ouverture, nous avons écrit à Mr Borloo pour lui remettre les 200 000 signatures de notre pétition pour le dimanche sans chasse. De nombreux médias ont déjà répercuté notre inquiétude sur ce problème de sécurité publique. Mais le monde de la chasse n’est pourtant toujours pas décidé à partager la nature. Déterminée plus que jamais, l’ASPAS continuera de mener sa campagne pour l’indispensable arrêt de la chasse le dimanche.
14/09/2009. Contact : http://www.aspas-nature.org
Déclaration internationale : arrêtez l’expansion des plantations industrielles d’arbres !
Dans le monde entier, des millions d’hectares de terre productive sont transformés en déserts verts que l’on présente comme des « forêts ». Des populations sont déplacées pour frayer la voie à des rangées interminables d’arbres identiques – eucalyptus, pins, palmiers à huile, hévéas, jatrophes et d’autres espèces encore – qui prennent la place de presque tous les autres êtres vivants. Les sols agricoles, indispensables à la souveraineté alimentaire des communautés locales, sont affectés à la monoculture d’arbres afin de produire des matières premières pour l’exportation. Les réserves d’eau diminuent et sont polluées, et les sols se dégradent. Les violations des droits humains se multiplient : elles vont du déplacement et de l’élimination des moyens d’existence à la répression et même à la torture et la mort. Des populations entières en souffrent mais les femmes sont les plus touchées car les plantations ont des effets différents suivant le sexe.
Malgré toutes les évidences dont on dispose au sujet des répercussions négatives que ces plantations ont eues sur la société et l’environnement dans des pays tels que le Brésil, l’Afrique du Sud, les États-Unis, l’Indonésie, la Malaisie, le Cambodge, la Colombie et l’Espagne, elles continuent d’être encouragées par une coalition d’acteurs qui vont de la FAO aux agences bilatérales, du Forum des Nations unies sur les forêts aux gouvernements nationaux, des sociétés conseil aux banques privées et de développement.
L’objectif véritable des actions de ces acteurs est facile à voir : accaparer des terres pour les entreprises des secteurs de la pâte et du papier, du bois, du caoutchouc, de l’huile de palme et, depuis peu, du biochar (*), afin qu’elles puissent disposer de davantage de matières premières bon marché et accroître encore leurs profits. La surconsommation des produits de ces plantations par les nations du Nord fortuné contribue fortement à leur prolifération.
En réponse à la publicité négative autour de l’impact de ces plantations d’arbres, les entreprises ont recouru aux systèmes de certification – FSC, PEFC, SFI, RSPO (**) – qui leur fournissent des références « vertes », grâce auxquelles elles peuvent poursuivre leurs affaires habituelles.
À ce problème est venue s’ajouter l’arrivée de nouveaux acteurs du monde des affaires qui visent à tirer profit du changement climatique en encourageant de fausses solutions : l’établissement de plantations en tant que « puits de carbone », la production d’agrocarburants (agrodiesel et éthanol), et l’introduction d’arbres génétiquement modifiés.
Or, les projets des entreprises se heurtent à une opposition croissante. Dans de plus en plus de pays, les gens résistent à l’expansion de la monoculture d’arbres et un mouvement mondial s’est développé au fil des ans, unifiant les nombreuses luttes locales et contribuant à faire entendre la voix de ceux qui souffrent à cause des plantations.
En cette Journée internationale contre la monoculture d’arbres, le message est clair et fort : les plantations ne sont pas des forêts ; arrêtez l’expansion des plantations industrielles d’arbres !
(*) Biochar : charbon qui serait enfoui dans le sol où il fonctionnerait comme fertilisant et comme dépôt de carbone.
(**) FSC (Forest Stewardship Council), PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières), SFI (Sustainable Forestry Initiative), RSPO (Table ronde sur l’huile de palme durable).
09/09/2009.
Pour plus d’infos sur cette campagne internationale, contacter l’association française Aves : http://www.aves.asso.fr
L’association Hommes et abeilles, créée en 2008, se donne pour but de créer des cheptels d’abeilles qui pourront repeupler des zones sinistrées.
Parmi leurs projets, celui de développer des ruchers urbains loin des zones agricoles traitées de façon intensive, d’apporter la nature aux citadins, et de revaloriser les produits de la ruche.
Une autre de leur idée est de disposer des ruches sur les zones sinistrées par des incendies, pour essayer de revégétaliser au plus vite l’habitat de quantités d’animaux : une colonie visite en effet 100 millions de fleurs par jour en moyenne, sur un rayon de 3,5 km.
Une souscription est lancée pour acquérir des colonies d’abeilles et les placer dans les endroits stratégiques (une ruche coûte environ 250 euros). Le but est de les faire essaimer pour étendre la pollinisation, pas de produire du miel. L’association privilégie les races locales, et souhaite trouver des correspondants locaux pour minimiser les déplacements, et acquérir des colonies sur place.
Hommes et abeilles
Place de l’Eglise
38700 Le Sappey en Chartreuse
Site internet : http://hommesetabeilles.org
Durant l’été 2008, à la demande de l’Alliance Anticorrida, deux corridas pendant lesquelles Michelito, 10 ans, devait se produire ont été annulées à Fontvieille et à Arles.
Par la suite, pour que l’enfant puisse se produire, deux spectacles annoncés on dû être transformées en une sorte d’Intervilles sans banderilles, ni effusion de sang. Déclarant forfait pour la suite de sa tournée, l’enfant était rentré au Mexique.
Le 24 janvier 2009 à Mérida, l’enfant a tué six taureaux sous les yeux de sa maman, directrice des arènes et de son papa ancien torero français, dans l’espoir de faire homologuer sa tuerie par le livre Guinness des records. Demande rejetée au motif que « Le Guinness n’homologue aucun record fondé sur les blessures causées à des animaux ou le meurtre de ces derniers ».
Samedi 12 septembre, à 11 heures, Michelito est annoncé, dans les arènes d’Arles, dans le cadre d’une « classe pratique sans mise à mort » organisée par l’école taurine, et, pour ne pas être passible d’une amende pour infraction à la législation du travail, les organisateurs offrent la gratuité de l’entrée des arènes.
Par la voix de sa porte-parole, Claire Starozinski, l’Alliance Anticorrida s’interroge, à juste titre : « Les organisateurs vont-ils encore une fois tenter de braver la loi ? »
En 2008, le père de Michelito, n’avait pas daigné se rendre à la convocation du procureur de la République.
Les autorités compétentes, à nouveau alertées par l’Alliance Anticorrida, nous ont déclaré : « l’enquête n’étant pas clôturée, les gendarmes seront présents pour établir leurs constatations ».
De son côté, l’Alliance Anticorrida sera présente à Arles dans les arènes ce 12 septembre pour voir si Michelito sera bien sans armes et que les taureaux ne présenteront aucun danger pour un enfant de 11 ans.
Communiqué du 08/09/2009. Site internet : www.allianceanticorrida.fr
L’association Kokopelli, qui sauvegarde des semences anciennes ou rares, vient de sortir le numéro 2 de sa revue ; 36 pages disponibles en téléchargement sur leur site, ou au siège de l’association et sur leurs stands. Au sommaire : des articles sur les jardins Kokopelli au Verdon, sur leurs campagnes et séminaires, sur le lancement de Kokopelli-Himalaya, ainsi que divers témoignages...
L’association vient également de publier la 9 ème édition de son célèbre livre Semences de Kokopelli ; 824 pages (!), 2700 variétés référencées (!), et de nombreux articles sur l’agriculture.
Enfin, Kokopelli organise la venue en France de Tom Wagner (créateur de centaines de variétés de tomates et de pommes de terre) pour une série d’ateliers et de conférences en septembre et octobre 2009.
Kokopelli, 131 impasse des Palmiers, 30100 Alès. Site web : http://www.kokopelli.asso.fr
Une trêve de la chasse le dimanche - pour la sécurité et un partage équitable de la nature.
À quelques jours de l’ouverture de la saison de chasse 2009/2010, l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) attire l’attention de M. Borloo sur les problèmes d’insécurité liés à la chasse. Dans une lettre ouverte adressée au Ministre de l’Écologie, l’ASPAS demande un rendez-vous, afin de remettre les 200 000 signatures de sa pétition pour l’arrêt de la chasse le dimanche.
Les accidents de chasse restent un sujet tabou pour notre gouvernement. Pourtant aucune autre activité de loisir que la chasse ne pose un tel problème de sécurité publique.
La majorité des français ne se sentent pas en sécurité dans la nature en période de chasse et seraient favorables à l’interdiction de la chasse le dimanche (sondage IFOP/ASPAS réalisé par téléphone auprès d’un échantillon de 955 personnes en juillet 2009).
Chaque année en France, la chasse provoque des dizaines d’accidents dont un nombre bien trop élevé s’avère être mortel. Ce n’est pas seulement une activité dangereuse pour ses pratiquants, elle l’est également pour tous les autres usagers de la nature : promeneurs, vététistes, cavaliers, cueilleurs de champignons, naturalistes, kayakistes,...
Afin de réduire le nombre de ces accidents tragiques, l’ASPAS demande, pour la sécurité des non chasseurs, que la loi soit modifiée et que soit enfin instauré le dimanche sans chasse au niveau national. Le dimanche est le jour où le plus d’usagers de la nature fréquentent les milieux naturels et ruraux, mais c’est également le jour de la semaine pour lequel on recense le plus grand nombre d’accidents de chasse. La France est le seul pays européen où l’on chasse 7 jours sur 7 et de surcroît sur la période la plus longue !
La pétition de l’ASPAS pour l’arrêt de la chasse le dimanche a aujourd’hui recueilli 200 000 signatures. Les demandes parfois abusives des chasseurs reçoivent très souvent un accueil favorable alors que nos appels restent sans suite. Le reclassement de la martre et de la belette sur la liste des espèces dites « nuisibles » par M. Borloo, seulement trois mois après leur déclassement, en est un exemple flagrant. Pourquoi ce manque de partialité du ministère dit de l’Écologie ? Si les chasseurs des autres pays arrivent à restreindre leur activité à quelques jours par semaine, il doit pouvoir en être de même pour les chasseurs français.
Communiqué de presse de l’ASPAS, 07/09/2009. Site web : http://www.aspas-nature.org
Les éditions Alterrenat ont réédité le Guide des salons et manifestations de la bio et de l’environnement ; 320 pages format poche, 380 manifestations référencées, pour 25 euros (+ 3 de port).
A la même adresse, le Guide des semences et plants biologiques, le Guide des écoproduits, le Guide de l’éducation consciente, ainsi que Les cahiers d’Alterrenat, sur différents thèmes liés à l’environnement.
Alterrenat presse, Le bourg, 82120 Mansonville. Site web : www.alterrenat-presse.com
Bienvenue sur www.animaux-de-ferme.com, le nouveau site éducatif de la Protection Mondiale des Animaux de Ferme. Vous y trouverez des outils éducatifs sur les animaux d’élevage, classés par niveaux, de l’école primaire au lycée : exposition, vidéos, jeux, dossiers pédagogiques... ; ils sont de très bonne qualité, et disponibles en téléchargement gratuit !
Extraits :
"Saviez-vous que les cochons sont redoutables aux jeux vidéo, et bien plus doués que les chiens ? Qu’une brebis peut reconnaître son petit au seul son de sa voix ? Que les poules peuvent apprendre en regardant un documentaire à la télévision ? Et qui sait que 80% des poules sont élevées en cages pour nous fournir des œufs ? Que la plupart des poulets français vivent en bâtiment contenant jusqu’à 24 animaux au m2 ? Que la majorité des truies en élevage allaitent leurs porcelets à travers les barreaux de leur cage ?"
Également disponible : une exposition qui voyage de collèges en lycées,
intitulée "Nourrir l’humanité avec humanité : quelle agriculture pour demain ?"
Le développement de l’élevage industriel des animaux soulève de nombreuses questions éthiques, pour les éleveurs et les consommateurs :
. Pouvons-nous maintenir durablement l’élevage industriel ?
. Quelles sont les conditions d’élevage les plus équitables et les plus justes pour les animaux ?
. Comment reconnaître les produits provenant des élevages respectueux du bien-être des animaux ?
Cette exposition pédagogique soulève ces questions pour un public d’élèves et d’enseignants. Réalisée grâce au soutien de la Société Protectrice des Animaux (SPA), elle se présente sur un support nomade de 15 panneaux souples et légers, et fait la part belle à la découverte des comportements naturels des animaux d’élevage, ainsi qu’aux produits provenant des élevages plus respectueux de leur bien-être. Elle peut être réservée gratuitement et prendre le chemin des établissements scolaires afin d’être installée dans les lieux publics des écoles, des collèges et des lycées (hall, centre de documentation, ...).
Particuliers, professeurs ou responsables d’établissements, consultez-vite :
L’œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs (O.A.B.A.), a saisi le Préfet de l’Ardèche la semaine dernière afin d’attirer son attention sur les spectacles de « Bull riding » (rodéo ou monte de taureaux) et « Roping » (bovins et veaux attrapés au lasso par des cavaliers), annoncés lors du festival « Equiblues » de Saint-Agrève, du 12 au 16 août 2009.
Deux spectacles particulièrement violents pour les animaux qui sont susceptibles de leur occasionner souffrances et blessures.
Les organisateurs du festival ne le contestent nullement puisque le règlement de la compétition de rodéo Equiblues 2009 prévoit, dans plusieurs de ses articles, différentes atteintes susceptibles d’être portées à l’intégrité physique des animaux, les rendant ainsi « inutilisables » pour la suite de la compétition. L’année dernière, un vétérinaire avait dû recoudre deux chevaux ayant participé à ces manifestations.
Se basant sur les dispositions de l’article R. 214-85 du code rural interdisant la participation d’animaux à des « jeux et attractions pouvant donner lieu à mauvais traitements dans les foires, fêtes foraines et autres lieux ouverts au public », l’OABA a sollicité du représentant de l’Etat l’interdiction des spectacles de « Bull riding » et « Roping » afin que l’intégrité physique des animaux soit respectée.
Par la voix de la Directrice départementale des Services vétérinaires de l’Ardèche, l’OABA a été informée, ce jour, que les spectacles étaient maintenus mais que « des agents seront présents lors des représentations pour s’assurer du respect de la réglementation relative à la protection animale. »
« Cette réponse est juridiquement surprenante » explique le Docteur Kieffer, puisque « à partir du moment où les organisateurs sont dans l’impossibilité de prouver que les spectacles annoncés n’auront aucune incidence sur l’intégrité physique des animaux, ils doivent être interdits. C’est la loi ! Mais l’autorité préfectorale préfère attendre qu’un veau soit blessé ou étranglé et qu’un cheval voit ses flancs déchirés par les éperons utilisés par les candidats au rodéo pour intervenir ».
L’OABA entend désormais saisir le procureur de la République près le TGI de Privas « afin que cette révoltante exploitation financière de la souffrance animale soit sanctionnée. » conclut le Président de l’OABA.
Communiqué de presse du 12/08/2009. Site internet : www.oaba.fr
Des infos sur les rodéos sur ce site : http://www.anti-rodeo.org/german3.htm.
Le réseau Sortir du nucléaire sort un joli tee-shirt intitulé "Pour un monde sans nucléaire", couleur jaune, coton bio-équitable, disponible en taille S, M, L, XL. Prix : 15 € + 3,5 € de frais de port.
A commander sur : http://boutique.sortirdunucleaire.org
Le but de l’association est de promouvoir des méthodes de test fiables alternatives à l’expérimentation animale afin d’assurer notre santé grâce aux progrès des sciences. C’est un comité scientifique, apolitique, indépendant, composé de chercheurs, d’universitaires et de membres du corps médical.
Pro Anima se préoccupe d’abord de l’évaluation fiable de la toxicité et de la carcinogénicité (tendance cancérigène) des substances chimiques produites par les humains. Les méthodes de toxicologie officielles dépendent encore essentiellement du modèle animal. Pro Anima observe que ce modèle est peu fiable, et s’est souvent révélé dangereux, provoquant chaque année la mort prématurée de nombreux citoyens (1,3 million de personnes hospitalisées chaque année en France victimes d’effets secondaires de médicaments (-Le Monde, 13 novembre 1997)).
Avec le concours d’experts et d’un laboratoire spécialisé sur les cultures cellulaires in vitro, Pro Anima a développé un nouveau programme, Valitox, pour contribuer à l’évolution positive de la directive européenne REACH obligeant les industriels à faire tester ou re-tester quelques 30 000 molécules chimiques.
Pro Anima organise et participe à des colloques, conférences, débats pour permettre la synergie des avances de la recherche et vient d’être sélectionné par l’EPHA (European Public Health Alliance) pour collaborer directement aux politiques de santé dans l’UE.
Le Comité publie un bulletin trimestriel ; Sciences Enjeux Santé.
Comité Scientifique Pro Anima, 10 rue de Romanswiller, 67200 Strasbourg. Tél. : 03 88 26 18 49. Site web : www.proanima.fr
IDAE - Informations pour la défense des animaux & de l'environnement - 3 place Adrien Ruelle - 05400 Veynes - France
