Quelles expositions des enfants aux insecticides perturbateurs endocriniens au quotidien ? C’est le premier volet de l’enquête que publie aujourd’hui l’association Générations Futures sur les pesticides perturbateurs endocriniens :
Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances étrangères à l’organisme qui peuvent avoir des effets néfastes sur l’organisme d’un individu ou sur ses descendants. Le fœtus et le jeune enfant sont les plus menacés par ces substances. De nombreux pesticides ou biocides sont des perturbateurs endocriniens avérés ou fortement suspectés.
Afin de montrer l’urgence de l’action préventive dans ce domaine des PE, Générations futures a décidé de réaliser une série de plusieurs rapports basés sur des analyses et enquêtes fouillées montrant l’omniprésence de très nombreux pesticides PE dans notre environnement qui engendre une exposition très importante de la population à ces PE : ce sont les rapports EXPPERT (pour EXposition aux Pesticides PERTurbateurs endocriniens).
Un rapport ciblé. Le rapport EXPPERT 1 démontre que nous sommes quotidiennement exposés à des insecticides perturbateurs endocriniens de deux familles connues : les organophosphorés et les pyrèthrinoïdes. Cette exposition peut être alimentaire (EXPPERT 1 étudie la contamination par ces insecticides PE de produits à base de céréales), mais aussi par l’exposition à des insecticides ménagers, pour le jardin, la literie, les textiles, à usage vétérinaire ou humain.
Pour les produits alimentaires à base de céréales, 75% des échantillons analysés contiennent des résidus de pesticides – sans dépassement de LMR – et sur ces 75%, tous contiennent une ou plusieurs substances, organophosphorées ou pyrethrinoides, suspectées d’être perturbatrices du système endocrinien. Pour les produits non alimentaires, sur les 181 produits commerciaux étudiés dans ce rapport, 108 contenaient – au moment des relevés – une ou plusieurs substances organophosphorées ou pyrethrinoides, suspectées d’être PE.
« Il est urgent d’agir dès aujourd’hui pour réduire au maximum l’exposition du public à ces substances perturbateurs endocriniens. C’est à cette réduction de l’exposition aux perturbateurs endocriniens de la population qu’a appelé le Parlement européen par l’adoption le 14 mars 2013 du rapport Westlund sur la protection de la santé publique contre les PE. » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.
« Notre rapport permet de prendre clairement conscience de l’exposition ubiquitaire à des insecticides PE. Son but ultime est de faire prendre conscience à nos responsables politiques de l’urgence d’une action préventive dans ce domaine. Nous remettrons officiellement ce rapport, et les suivants, au comité qui travaille sur la mise en place de la future Stratégie Nationale sur les PE lors de la réunion du 22 mars ainsi qu’aux différents ministères concernés pour que demain aucun organisme ne contienne de perturbateurs endocriniens et ce afin de protéger la santé des enfants à naître » conclut-il.
Communiqué de Générations futures, 20/03/2013. Pour lire le rapport complet, voir le site de l’association : www.generations-futures.fr
Le 19 décembre 2012, l’ASN a donné son accord à la réalisation des travaux pour le renforcement du radier du réacteur 1 de la centrale de Fessenheim. Le Réseau "Sortir du nucléaire", Alsace Nature, le Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin, Stop Fessenheim et Stop Transports - Halte au Nucléaire ont déposé un référé pour empêcher la réalisation de ces travaux inutiles et coûteux.
Une prolongation d’exploitation conditionnée à la réalisation de travaux colossaux :
À l’issue de la troisième visite décennale du réacteur 1 de Fessenheim, l’ASN a rendu un avis favorable à la poursuite de son exploitation après 30 ans de fonctionnement, sous réserve de respecter différentes prescriptions [1]. Il s’agit notamment de renforcer le radier du réacteur avant le 30 juin 2013. Le 19 décembre 2012, elle a donné son accord pour qu’EDF procède à la mise en œuvre de la modification proposée, consistant à augmenter à la fois l’épaisseur et la surface de la zone d’étalement du corium en cas d’accident grave avec percement de la cuve.
Colossaux, les travaux prescrits n’ont pas de précédent : il s’agit notamment de couler environ 50 cm d’un béton spécial dans le puits de cuve [2] et dans une zone voisine réaffectée en « local de collecte ». De plus, pour permettre l’étalement du corium entre ces deux zones, il faudra creuser un canal de transfert.
Au vu de l’ampleur de cette modification, celle-ci devrait faire l’objet de la procédure d’autorisation telle que prévue par l’article L 593‐14 du Code de l’environnement, qui impose notamment une enquête publique en cas de modification notable d’une installation nucléaire.
Des travaux coûteux, inutiles, voire dangereux pour une centrale destinée à une fermeture imminente.
Alors que les économies d’énergie et les énergies renouvelables manquent cruellement de soutien, il est inacceptable de gaspiller des dizaines de millions d’euros dans de tels travaux. La centrale de Fessenheim est dangereuse et devrait être arrêtée maintenant [3]. Alors même que le gouvernement s’est engagé à la fermer durant le quinquennat, autoriser ces travaux revient à donner un argument à EDF, qui ne manquera pas d’invoquer leur rentabilisation pour justifier la poursuite de l’exploitation du réacteur.
Les travaux se dérouleront dans un environnement extrêmement radioactif, juste sous la cuve du réacteur. En dépit des déclarations d’EDF, qui peut garantir que les personnes qui seront chargées des opérations ne courront aucun risque ? Il serait inacceptable que des travailleurs soient exposés à des radiations intenses pour ce chantier qui n’est même pas destiné à prévenir le risque d’accident. En effet, l’objectif est uniquement, une fois l’accident arrivé, de reporter d’une journée environ (soit 44 h après au lieu de 24) le moment où le combustible en fusion percera le socle de béton du réacteur et entrera en contact avec la plus grande nappe phréatique d’Europe !
Ces travaux ne changeront rien aux risques qui pourraient mener à un accident à Fessenheim : vieillissement, situation en zone sismique, près d’un aéroport, en contrebas du grand canal d’Alsace…
La seule manière d’assurer la sécurité est de fermer cette centrale. Ces travaux aussi coûteux qu’inutiles sont un leurre. Le 21 mars 2013, le Réseau "Sortir du nucléaire", Alsace Nature, Stop Transports - Halte au nucléaire, Stop Fessenheim et le Comité pour la Sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin ont déposé un référé devant le Conseil d’État afin de les empêcher.
Notes :
[1] Décision de l’ASN n° 2011-DC-0231 du 4 juillet 2011
[2] Zone hautement radioactive située juste sous le réacteur
[3] Selon un rapport commandé par le ministère de l’Environnement du Bade-Wurtemberg, Fessenheim aurait déjà dû être fermée si on lui avait appliqué les critères de sûreté en vigueur en Allemagne : http://groupes.sortirdunucleaire.or...
Communiqué de presse du Réseau Sortir du nucléaire, 22/03/2013. Site web : http://www.sortirdunucleaire.org
Malgré les accords d’hier entre le gouvernement, les éleveurs et certaines associations, l’ASPAS s’oppose fermement au massacre stupide et inutile de 24 loups. L’ASPAS, qui a déjà agi au niveau européen pour la protection de l’ortolan, prépare une riposte cinglante, et rappelle que le loup est encore une espèce protégée…
L’abattage de 24 loups, annoncé par ce fameux plan loup, est tout simplement stupide. Absurde au niveau biologique, il n’est qu’une mesure démagogique destinée à calmer les éleveurs les plus hostiles au loup, qui ne se satisferont pas longtemps de cette mesure, car leur but est l’éradication totale de tout prédateur. Ces abattages arbitraires ne peuvent apporter de solution durable à la cohabitation entre troupeaux et grands prédateurs. C’est oublier ce que les scientifiques et les protecteurs rappellent depuis des années :
Le loup ne représente qu’une infime proportion de la mortalité des troupeaux.
Abattre un loup désorganise les meutes et les pousse à conquérir de nouveaux territoires.
Les troupeaux doivent être protégés de façon efficace avant d’envisager toute mesure de tir d’un loup. C’est ce qui se pratique dans tous les pays où les grands prédateurs cohabitent avec le pastoralisme.
Cette mesure ne contribue en rien à résoudre la crise que traverse la filière ovine dans tous les départements français, et non pas les quelques départements où le loup est revenu. L’Espagne abrite plus de 2 500 loups, l’Italie 1 500. La France est-elle incapable de préserver sa biodiversité ?
Comme pour la « gestion » calamiteuse de l’ortolan, du grand hamster ou du grand tétras, l’ASPAS porte donc le dossier à la Commission Européenne pour obliger la France à enfin protéger sa nature. Oui, nous sommes des extrémistes : nous demandons le respect des lois…
Communiqué de presse de l’ASPAS, 25/03/2013. Site web : www.aspas-nature.org
La chasse à l’ours blanc bat son plein. Les agences de tourisme cynégétique du Nunavut, des Territoires du Nord-Ouest et du Manitoba au Canada sont surbookées jusqu’en 2014. Pour répondre à la demande, le Territoire du Nunavut augmente les quotas de chasse dans la Baie d’Hudson sans tenir compte de l’avis défavorable du Groupe des Spécialistes de l’Ours Polaire de l’UICN. L’ours blanc est la « cible absolue ». Ça change de l’éléphant. Ça fait changer d’air. C’est le challenge du siècle au sommet du monde. « Pour nos clients européens, nous recommandons au moins du calibre 8 x 57 mm mais le meilleur c’est du 9.3 x 74 mm ». Si vous êtes à la hauteur, vous reviendrez au pays avec le plus prestigieux des trophées. Les meilleurs taxidermistes du Canada pourront vous y aider.
Pour les paresseux, la vente aux enchères permet sans se déplacer d’acquérir la dépouille d’un animal prestigieux, adapté à la banquise depuis plusieurs millions d’années et voué à l’extinction d’ici quelques décennies, si aucune mesure n’est prise. Le nombre de peaux mises aux enchères et les prix augmentent.
En même temps, les publications scientifiques se succèdent en rafale pour prédire un avenir noir aux ours blancs. Le dernier article paru début février 2013 dans Conservation Letters est signé par un spécialiste canadien en collaboration avec 11 scientifiques internationaux. Il presse la communauté internationale d’agir maintenant pour sauver l’espèce. La régression de la banquise arctique plonge l’ours polaire dans le cycle irréversible de la pénurie alimentaire. Les difficultés d’accès aux ressources vitales diminuent sa robustesse et ses capacités de reproduction.
Pourtant, seuls 11 pays de l’Union Européenne soutiennent -la France n’en fait pas partie- la proposition des Etats-Unis d’inscrire l’ours polaire en Annexe I de la CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, dont la session plénière se tiendra en mars 2013 à Bangkok en Thaïlande. En conséquence, l’Union fait circuler une contre-proposition dite de compromis. Il s’agirait dans les 3 ans qui viennent d’approfondir les connaissances sur les populations d’ours polaires, d’examiner tous les risques actuels et à venir qui pèsent sur l’espèce et d’évaluer dans ce contexte l’impact du commerce international. A l’issue de ce processus, l’Union Européenne pourrait soutenir une proposition d’inscription en Annexe I lors de la session plénière de la CITES en 2016. 3 ans de plus de perdus pour l’ours polaire ; la proposition d’inscription en Annexe I des Etats-Unis a déjà échoué en 2010 au Qatar à cause de l’opposition des 27 pays de l’Union Européenne (48 votes pour, 62 contre et 11 abstention – 2/3 des voix exprimées sont nécessaires à l’adoption).
L’Annexe I de la CITES interdit le commerce international. Les autorités scientifiques des pays d’importation des trophées de chasse non destinés au commerce peuvent refuser de délivrer un permis si elles estiment que la chasse nuit à la survie de l’espèce.
L’inscription à l’Annexe I n’aura pas d’effet sur la chasse de subsistance des populations autochtones : la CITES ne s’intéresse pas à la chasse et à la consommation locales. Le « Polar Bear Watching » génère plus de recettes que la chasse. L’artisanat Inuit propose des créations remarquables à l’effigie de l’ours polaire, sans utiliser des parties d’ours polaire. Les Inuits, grâce à l’autonomie récente du Groenland et à la fondation du Territoire du Nunavut au Canada, ont d’autres perspectives pour assurer leur développement que le commerce international d’ours polaires ou de parties d’ours polaires. Ils sont désormais impliqués dans la gestion des ressources halieutiques, géologiques et touristiques de leurs territoires et des mers adjacentes.
La Coalition pour les Ours Polaires souhaite que la France rejoigne sans tarder les Etats-Unis, la Russie, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique, la Pologne, la Lituanie, la Roumanie, l’Autriche et les autres pays favorables à l’interdiction du commerce international des ours polaires. Cette mesure ne freinera pas la fonte de la banquise arctique mais elle contribuera à la protection de l’espèce.
Associations membres de la Coalition Ours Polaires : IFAW France, Robin des Bois, Fondation Brigitte Bardot, One Voice, Sea Sheperd France, 30 Millions d’Amis, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), l’ASPAS, AVES France, L214, le CRAC, Ecologie sans Frontière, les Amis de la Terre.
Communiqué de presse de l’ASPAS, 19/02/2013. Site web : http://www.aspas-nature.org
L’assemblée nationale devait examiner cet après-midi une proposition de loi portée par la députée écologiste Laurence Abeille et dont le chef de fil des écologistes était François-Michel Lambert, visant à appliquer le principe de précaution aux ondes électromagnétiques qui se multiplient à mesure de l’usage des réseaux de communication.
« Le travail en commission avait déjà abouti au rabotage du texte initial, mais il permettait au moins de jeter les bases d’une nouvelle politique en matière d’ondes électromagnétiques » défend le député des Bouches du Rhône. Notamment par la préservation des espaces pour les plus petits en bannissant les ondes internet des crèches et lieux d’accueil des moins de 6 ans. Ou encore l’information des habitants lorsqu’il y a une installation d’antennes relais dans leur résidence, et l’information préalable par l’installateur du maire, qui pourra demander des informations complémentaires.
Le député EELV dénonce : "le groupe socialiste s’est vu contraint de voter seul et à la dernière minute une motion de renvoi en commission qui bloque la discussion parlementaire sur le texte, et organise son enterrement". "A l’évidence, entre les puissants lobbies des opérateurs et le ministère de Madame Pellerin, la ligne directe fonctionne parfaitement" . "Aujourd’hui le message envoyé par les députés socialistes, c’est le mépris des associations, des maires, des gens qui souffrent et certainement pas la prévention et la protection des plus fragiles".
Le groupe EELV affirme rester déterminé à ne rien lâcher sur cette question et réfléchit à de nouvelles initiatives pour faire voter cette loi...
Communiqué de presse du député François-Michel Lambert, 01/02/2013. Site web : http://paca.eelv.fr (note : communiqué diffusé à titre informatif. L’association IDAE est indépendante de tout parti politique ou groupe religieux)
Nous vous invitons à consulter, diffuser et surtout participer à la nouvelle campagne cartes-pétitions de l’association Agir pour l’Environnement afin de faire pression pour obtenir des parlementaires une loi encadrant le développement de la téléphonie mobile. Après une dizaine d’années de controverses scientifiques, une loi sera soumise à l’approbation des parlementaires français au cours du premier semestre 2013.
En une quinzaine d’années, 150 000 antennes relais ont été installées et plus de 60 millions de portables sont régulièrement connectés au réseau de téléphonie mobile.
En matière de santé environnementale, quatre principes dictent l’attitude des principaux acteurs :
les industriels nient l’évidence scientifique ;
des experts, plus ou moins étroitement liés aux industriels, publient à marche forcée des études complaisantes ;
les décideurs politiques attendent ;
et les usagers et riverains subissent les nuisances.
La téléphonie mobile ne fait malheureusement pas exception à cette règle non écrite. Ce faisant, la France dispose d’une règlementation totalement laxiste qui autorise les industriels à développer leurs produits et installations sans la moindre contrainte. Il y a urgence à libérer le principe de précaution des beaux discours pour le rendre effectif dans les lois et règlementations.
Nos actions ont de l’impact ! Cette alerte n’est pas la première action initiée par l’association Agir pour l’environnement pour sensibiliser et agir pour exiger l’application d’un principe de précaution sur l’utilisation des ondes électromagnétiques :
Dès 2001, nous avons lancé la première grande campagne de mobilisation citoyenne alertant les décideurs politiques et économiques sur les effets sanitaires des ondes électromagnétiques.
En 2006, nous avons mis en évidence les liens unissant certains "experts" avec le petit monde de la téléphonie mobile et obtenu qu’une expertise plus indépendante soit lancée par l’Agence française de sécurité sanitaire environnementale.
Grâce à la mobilisation citoyenne, nous avons obtenu et participé au Grenelle des ondes.
En 2010, nous avons co-rédigé, avec Priartém, un guide intitulé "Téléphonie mobile : Ondes de choc" que vous pouvez encore commander sur la boutique en ligne d’Agir pour l’Environnement.
En 2013, nous poursuivons la mobilisation citoyenne en faveur d’une prise en compte du principe de précaution en matière de développement de la téléphonie mobile.
Quelques éléments importants :
En 2009, prenant en compte les effets biologiques recensés et en application du principe de précaution, l’Agence nationale de santé environnementale (ANSE) a ainsi recommandé de réduire les expositions sans attendre que toutes les preuves soient établies.
En juillet 2011, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a classé les ondes de la téléphonie mobile comme potentiellement cancérigènes.
Le 7 janvier 2013, un groupe de scientifiques international – le BioInitative Group, a publié une nouvelle expertise issue de la lecture de 1800 nouveaux articles scientifiques.
Les auteurs y développent des analyses sur des effets jusque-là peu mis en avant :
les effets sur la fertilité masculine,
sur l’autisme et d’autres troubles du comportement.
Sur les effets plus connus les preuves s’accumulent :
effets sur les gènes ou l’expression des gènes,
effets sur le système immunitaire,
perméabilisation de la barrière hématoencéphalique, et accroissement des risques de cancer du cerveau.
Lisez tous les articles relatifs à cette campagne sur : http://www.agirpourlenvironnement.o...
La France a décidé d’éradiquer ses loups, pourtant espèce protégée, sans oser l’avouer. Le « plan d’action national sur le loup 2008-2012 » s’est fait sans ses principaux défenseurs, mais avec ses opposants. Aussi l’ASPAS, très en pointe sur le dossier, s’est-elle invitée dans le débat en envoyant, le 21 décembre, un courrier à la ministre de l’Écologie pour lui rappeler quelques évidences.
Christophe Castaner, président du Comité National Loup déclarait dés octobre 2012 « Le nouveau Plan loup devra donc s’inscrire dans une phase de gestion et de régulation » (1). Cela, avant même la première réunion de ce comité ! Face à cette prise de pouvoir des anti-loups, l’ASPAS, « oubliée » par le ministère, remet donc les pendules à l’heure :
Dégâts imputés au loup : En les amalgamant à ceux des chiens divagants, le système actuel majore de façon très importante la responsabilité du loup dans les attaques de troupeaux. Il permet aux éleveurs d’être indemnisés, même si la responsabilité du loup ne peut être démontrée, et fait « gonfler » artificiellement la liste des dégâts qui lui sont reprochés. Aussi, il nous paraît indispensable que soient différenciés les « dommages indemnisables » et les « dommages dus au loup », et que seuls ces derniers soient pris en compte dans le critère « dommages importants » du plan loup.
Autorisations de tirs : Si les pouvoirs publics s’entêtent dans leur volonté d’autoriser des tirs de loups, ceux-ci devraient être conditionnés à la seule défense de troupeaux réellement protégés. Il est inadmissible que des tirs de « défense » ou de « prélèvement » puissent, comme c’est le cas actuellement, être délivrés pour des troupeaux très mal protégés.
Protection des troupeaux : L’ASPAS demande que la notion de « troupeau protégé », laissée jusqu’à maintenant à la libre appréciation des préfets, soit clairement définie, comme cela est pourtant prévu par l’arrêté OPEDER (2).
Maintien des populations de loups : L’ASPAS demande que les tirs ne soient pas autorisés dans les zones de colonisation où, par définition, les moyens de protection n’ont pas pu être mis efficacement en place. Ce qui revient à éradiquer le loup avant même son installation ! Et donc avant d’éventuels « dommages importants »… Ce qui est pourtant le cas en Ardèche, Lozère, Aveyron, Vosges, etc…
Malhonnêteté du mot « gestion » : L’ASPAS demande que ces « mesures de gestion » ne permettent pas l’actuelle inflation d’arrêtés préfectoraux de tirs de loup (pour 2012 nous avons recensé 139 autorisations de tirs de défense et 9 de tirs de prélèvement. Cela pour, officiellement, 250 loups seulement !). Et que cette « gestion » promise aux syndicats agricoles par Christophe Castaner cesse de camoufler une vaste opération d’éradication du loup, capable, en une seule saison, d’anéantir la population française de loups.
Protection de la biodiversité : L’ASPAS en appelle à un peu plus de sens des responsabilités de la part des pouvoirs publics et des élus de montagne, et à beaucoup moins de démagogie. La France s’est engagée, auprès des autres États européens dans la protection des grands prédateurs, éléments indispensables à la bonne santé de nos écosystèmes. Les gesticulations politiques anti-loups n’apporteront rien de bon ni à la protection de la nature, ni au maintien d’un élevage ovin de qualité. La seule voie possible et durable est celle de la cohabitation. Nos voisins européens l’ont compris et mis en œuvre depuis longtemps. Pour la France, il est grand temps.
Télécharger le courrier envoyé à Delphine Batho : http://www.aspas-nature.org/wp-cont...
(1) La Provence, 17 octobre 2012
(2) Arrêté du 12 février 2008.
Communiqué de presse de l’ASPAS, 21/12/2012. Site web : http://www.aspas-nature.org
Nouvelle interrogation concernant les Limites Maximales de Résidus de pesticides dans les aliments : Générations Futures révèle comment dans ses calculs la Commission européenne divise artificiellement par 2 les quantités de pesticides retrouvés dans les aliments pour faire chuter le nombre de dépassements de ces LMR… sur le papier !
On se souvient qu’il y a quelques années une polémique avait fait rage en Europe lors de l’harmonisation des Limites Maximales de Résidus (LMR) pour les résidus de pesticides dans les aliments. A l’époque beaucoup d’ONG européennes avaient protesté contre le relèvement d’un grand nombre de LMR à cette occasion, permettant ainsi à de plus grandes quantités de pesticides d’être tolérées dans les aliments dans l’UE.
Aujourd’hui, Générations Futures révèle un nouveau tour de passe-passe de la Direction Générale Santé consommation (DG Sanco) qui à la Commission européenne est en charge du suivi des résidus de pesticides dans les aliments :
Pour prendre en compte l’incertitude analytique des laboratoires analysant les résidus de pesticides et les différences éventuelles entre les laboratoires, la DG SANCO a, dans un document guide officiel (2), arrêté la valeur de l’incertitude analytique à +/- 50% de la valeur mesurée (X). Ainsi, pour une valeur mesurée de X = 2 mg/kg, l’intervalle d’incertitude est compris entre 2 -1 et 2+1 ( 50% de 2 = 1). L’intervalle d’incertitude est donc compris dans cet exemple entre 1 et 3 mg/kg. Jusque-là tout va bien…
Le tour de passe-passe intervient ensuite et il est énorme : la DG Sanco considère arbitrairement que la valeur qui sera retenue pour juger d’un éventuel dépassement de LMR est – non la valeur mesurée mais – la valeur inférieure de cet intervalle (valeur mesurée – 50%) soit dans l’exemple ci-dessus 1mg/kg, au lieu des 2 mg/kg mesurés ! Le truc est énorme : Il s’agit ni plus ni moins que de diviser la valeur mesurée par 2 avant de la comparer à la LMR ! On se doute qu’avec cette méthode les dépassements de LMR vont diminuer…mais artificiellement. La DG Sanco demande aux Etats membres de l’UE d’appliquer cette méthode.
« En matière de LMR pour les pesticides la DG Sanco a inventé la machine à diviser par 2 les quantités de pesticides retrouvées dans les aliments ! Cela revient dans les faits à doubler la tolérance par rapport aux résidus de pesticides et à exposer la population européenne à des quantités toujours plus grandes de ces produits toxiques dans leur alimentation ce qui est un pur scandale. » Déclare François Veillerette, Porte- parole de Générations Futures.
Résultats en France : cette disposition, applicable depuis la campagne d’analyses 2010 dont Générations futures vient de se procurer les résultats (3) qui viennent juste d’être publiés, conduit à une chute artificielle du pourcentage de fruits et légumes contenant des pesticides au-delà des LMR : 1.5% en 2010 contre 3% en 2009 ! Cette baisse ne correspond pas à une amélioration de la situation mais uniquement à l’application de l’artifice de calcul demandé par la DG Sanco.
En effet, dans le même temps le pourcentage des fruits et légumes contenant des pesticides a pourtant augmenté de 37,9% en 2009 à 40,7 % en 2010 mais le tour de passe-passe de la DG Sanco a permis de faire croire à une amélioration concernant les dépassements de LMR grâce à un artifice de calcul !
A noter que la France applique de plus les directives de la DG Sanco de manière surprenante, en ne considérant comme dépassement de la LMR que les valeurs > 150% de la LMR, ce qui est ‘moins pire’ que ce que l’UE préconise, mais de tout de façon négatif (et en plus fantaisiste !).
« Nous demandons que l’Union Européenne mette en place des dispositions protectrices de la santé publique en matière de résidus de pesticides en considérant que la valeur analytique mesurée augmentée de la valeur d’incertitude de 50% soit la valeur retenue pour la comparaison avec la LMR et non pas la valeur basse de la fourchette comme actuellement car l’incertitude doit bénéficier à la protection de la santé et pas aux fabricants de pesticides ! » conclut-il.
Communiqué de Générations futures, 19/12/2012. Site web : http://www.generations-futures.fr
Monsieur Vallini, président du Conseil général de l’Isère, disait l’été dernier, à Roybon, à la tribune d’un rassemblement des défenseurs du projet de construction du Center Parcs dans les Chambarans : « les entreprises de bâtiment ont des problèmes en ce moment de carnets de commandes, nous faisons ce que nous pouvons au Conseil général, pour les travaux publics avec les routes, pour le bâtiment avec les collèges ». On ne se soucie guère ici de répondre à une nécessité, on cherche seulement à satisfaire les entreprises du BTP. La sortie de crise passerait selon cet élu nécessairement par là.
Monsieur Brémond, président de la société Pierre & Vacances – Center Parcs, se réjouissait en 2008 d’avoir à la disposition du tourisme, des territoires encore inexploités. Il déclarait : « […] aujourd’hui 20 % du territoire hexagonal accueille 80 % des touristes. Ce qui veut dire qu’il y a un or vert : l’intérieur du territoire offre des potentialités énormes. »
Mais monsieur Brémond se trompe, car il n’est pas seul à vouloir s’approprier les 80 % du territoire hexagonal restant inexploités. La marchandise est reine et ses courtisans la flattent et la convoitent. Les projets d’aménagements et de constructions se multiplient ici - Center Parcs, GIANT, A51, LGV Lyon-Turin, le Sillon Alpin - comme ailleurs.
À Notre Dame des Landes (Loire Atlantique), ces entrepreneurs avides, avec le soutien de leurs valets socialistes aujourd’hui au pouvoir, ont décidé de s’approprier près de 2000 hectares de bocage et de forêts pour réaliser un nouvel aéroport qui serait essentiel au développement et à la compétitivité de la région. C’est ainsi que les différents projets de constructions et d’aménagements des territoires sont présentés et malheureusement souvent admis. Un vaste mouvement d’opposition et d’occupation conteste le projet et cette manière d’aborder la question sociale. Il n’accepte plus que les intérêts des promoteurs, soient perçus comme des intérêts publics et universels. La réalité brutale de l’économie marchande, avec ses conséquences sociales et environnementales désastreuses, n’est plus admise comme seule perspective.(...)
Nous affirmons ici notre solidarité avec les habitants et les occupants de la ZAD (http://zad.nadir.org/).
Quelques opposants à Center Parcs, près de Grenoble.
L’Observatoire du nucléaire interpelle Pascal Canfin, ministre (EELV) du Développement :
La Loi de finance 2013 du Niger, actuellement étudiée par l’Assemblée nationale de ce pays, qui est supposé être indépendant après avoir été colonisé par la France jusqu’en août 1960, vient d’être subitement modifiée par le ministre des finances.
Cette intervention, probablement illégale, a consisté à rajouter au budget national la somme de 17 milliards de FCFA (environ 26 millions d’euros) "offerte" au Niger par la société nucléaire française Areva, dont 10 milliards de FCFA (plus de 15 millions d’euros) directement affectés à l’acquisition d’un avion pour le Président du Niger, M. Issoufou.
Il s’agit donc clairement d’une manœuvre de corruption, probablement sur le plan légal et assurément sur le plan moral, par Areva qui entend ainsi perpétuer sa mainmise sur les réserves d’uranium du Niger, pour continuer à alimenter les centrales nucléaires françaises.
Par l’intermédiaire d’Areva (anciennement la Cogéma), la France pille l’uranium du Niger depuis des décennies, s’octroyant ce minerai à un prix ridiculement bas tout en causant de graves dommages à l’environnement et en nuisant aux populations locales.
Il n’est donc pas anormal que le Niger reçoive de l’argent de la part de la France, mais cela ne peut relever que d’une augmentation du prix de l’uranium ou bien de légitimes taxes que le Niger appliquerait à Areva, par exemple pour réparer autant que faire se peut les dommages causés par la multinationale de l’atome.
Mais en aucun cas il n’est acceptable de voir Areva attribuer de son propre chef une somme au Niger, comme un "généreux donateur" venant au secours d’un déshérité. Et ce d’autant plus que la majeure partie de cette somme est d’ores et déjà affectée à l’achat d’un équipement de luxe et de prestige pour le Président du Niger. L’opposition démocratique du Niger, regroupée dans l’Alliance pour la réconciliation nationale (ARN), dénonce cette manœuvre (*).
Il se trouve comme par hasard que M. Issoufou est un ancien directeur d’une société d’exploitation de l’uranium, la Somaïr, qui est… une filiale d’Areva ! Son prédécesseur, Mamadou Tandja, a été renversé en 2010. Ayant fait modifier la constitution du Niger afin de rester au pouvoir, il n’avait lui-même rien d’un grand démocrate. Mais il avait aussi commencé à résister à l’ancien colonisateur français, jouant de l’intérêt des chinois pour l’uranium afin de faire augmenter le prix payé par Areva.
Il n’est donc pas surprenant que M Tandja ait été renversé… et remplacé par un employé d’Areva. Ce véritable putsch de la France sur le Niger a été supervisé par le Président français M Sarkozy, mais c’est aujourd’hui M. Hollande et son gouvernement qui sont au pouvoir… et qui laissent Areva corrompre le président du Niger.
Rappelons d’ailleurs qu’un des premiers actes du Président Hollande a été de recevoir M. Issoufou à l’Elysée, le 11 juin 2012, pour s’assurer de la mise en exploitation par Areva, qui plus est avant même la date prévue de 2014, de la mine géante d’uranium Imouraren (**).
L’Observatoire du nucléaire interpelle ce jour Pascal Canfin, ministre "du Développement", nouveau nom de la "Coopération" qui a abrité pendant des décennies les pratiques dites de la Françafrique. Il s’agissait pour l’ancienne puissance coloniale de perpétuer sa mainmise sur une partie de l’Afrique, tant pour des raisons géopolitiques que pour continuer à s’accaparer d’immenses ressources naturelles.
Comme ses prédécesseurs, M Hollande a assuré que le temps de la Françafrique était révolu mais, de toute évidence, ses promesses ont la même valeur - nulle - que celles de MM Sarkozy, Chirac et Mitterrand.
Notons au passage que, exactement comme son prédécesseur en octobre 2010, M. Hollande a reçu le 21 novembre dernier le dictateur kazakh Nazarbaev (***) qui dispose, entre autres ressources naturelles, de gisements géants d’uranium : le pouvoir politique français sait diversifier les sources d’approvisionnement et les relations avec les Chefs d’État les plus attentifs à la "démocratie"…
(*) http://www.tamtaminfo.com/index.php...
(**) http://observ.nucleaire.free.fr/com...
(***) cf http://observ.nucleaire.free.fr/deb...
Communiqué de presse de l’Observatoire du nucléaire, 11/12/2012. Site web : www.observatoire-du-nucleaire.org
Selon EDF, le chantier du réacteur EPR de Flamanville (Manche), qui compte déjà cinq ans de retard et qui a vu son coût multiplié par trois, serait néanmoins avancé à 93% pour le génie civil et 36% concernant les montages électromécaniques.
Les promoteurs de l’atome sont pris en flagrant délit d’incompétence et d’irresponsabilité, et cela ne concerne pas seulement l’EPR : n’oublions pas que la catastrophe de Fukushima est en cours et ne fait que s’aggraver.
Pourtant, ils ne se démontent pas et sortent leur argument massue : "on ne vas pas arrêter l’EPR maintenant alors qu’il a déjà coûté tant de milliards !" Raisonnement "lumineux" selon lequel une option catastrophique doit nécessairement être menée à son terme. L’industrie nucléaire et ses soutiens politiques se comportent donc comme un joueur qui vient de perdre beaucoup (sauf que là c’est avec notre argent !) et qui veut tenter encore sa chance.
La ministre Delphine Batho assure que l’EPR sera mis en service en 2016, mais la vérité est qu’elle n’en sait strictement rien et se contente de répéter ce que lui dit EDF. Or une donnée cruciale est pour le moment passée inaperçue : le décret de création de l’EPR donne dix ans à EDF pour que ce réacteur soit chargé en combustible nucléaire. La date fatidique est fixée au 11 avril 2017.
A force de prendre du retard, EDF a "grillé" tous ses jokers et le délais de dix ans, qui semblait extraordinairement généreux, va en réalité se révéler insuffisant si le chantier EPR rencontre de nouveaux problèmes. Il faudrait alors refaire toute la procédure administrative, ce qui prendrait plusieurs années. Cette véritable épée de Damoclès va pousser EDF à finir quoi qu’il arrive son chantier avant la date fatidique, quitte à masquer de nouvelles malfaçons dont les conséquences pourraient être désastreuses une fois le réacteur mis en service. Toute installation nucléaire est susceptible de causer une catastrophe, mais l’EPR représente de toute évidence le risque maximal !
A ce propos, il faut absolument comprendre qu’un réacteur qui n’a jamais fonctionné est immensément moins problématique que s’il a été mis en service : en effet, la réaction nucléaire contamine gravement d’innombrables pièces dont les éléments géants que sont la cuve et les générateurs de vapeur, qui rejoignent alors les déchets radioactifs dont on ne sait que faire.
Aussi, bien que des milliards aient déjà été gaspillés pour construire l’EPR, ou plutôt parce que ces milliards ont été gaspillés, il faut cesser immédiatement ce chantier et suivre les différents exemples de réacteurs achevés mais jamais mis en service, comme à Lemoniz (Espagne), Zwentendorf (Autriche) ou Kalkar (Allemagne). Ce dernier réacteur a d’ailleurs été reconverti en parc d’attraction, prouvant que l’atome ne génère pas toujours déficits, contaminations et tristesse. A condition justement de stopper le nucléaire.
Communiqué de presse de l’Observatoire du nucléaire, 05/12/2012. Site web : http://www.observatoire-du-nucleaire.org
C’est une première ! Lundi 3 décembre, EDF a été condamnée par la Cour d’appel de Toulouse à 4000 euros d’amende pour de multiples négligences ayant conduit, en janvier 2010, au déversement de 450 litres d’effluents radioactifs dans le milieu naturel par la centrale nucléaire de Golfech (entre Agen et Toulouse). Une condamnation qui ouvre la voie à bien d’autres…
Janvier 2010 : déversement radioactif dans l’environnement.
En janvier 2010, selon une auto-estimation d’EDF, 450 litres d’effluents radioactifs provenant de la centrale de Golfech ont été accidentellement déversés dans le milieu naturel. À la suite de cet évènement grave, du tritium a été découvert dans la nappe phréatique sous la centrale. Bien que la composition exacte du rejet intempestif ne soit pas précisément déterminée, il est établi que ce dernier comportait de nombreux autres radioéléments en plus du tritium. Après enquête, il s’avère que ce déversement a été causé par un enchaînement de défaillances techniques au sein de la centrale.
Des manquements à la réglementation technique pour la première fois sanctionnés.
Face à cette pollution inacceptable du milieu naturel, le Réseau "Sortir du nucléaire", France Nature Environnement Midi-Pyrénées et les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, soutenus par de nombreuses associations locales, ont décidé de porter plainte. Le Parquet n’ayant pas engagé de poursuites, EDF a été citée directement devant les juridictions.
Le 29 mars 2012, le tribunal de police de Castelsarrasin a relaxé EDF, en dépit des réquisitions du procureur. Les associations et le Parquet ont fait appel de cette décision. L’audience devant la Cour d’appel de Toulouse a eu lieu le 1er octobre 2012. L’avocat général, représentant du Ministère public en appel, a requis une condamnation pour deux des trois infractions soulevées par les parties civiles. L’affaire a été mise en délibéré et le verdict a été rendu le 3 décembre 2012. EDF a été reconnue coupable de deux infractions et a été condamnée à payer 2000 euros d’amende pour chacune et à reverser 1500 euros de dommages et intérêts à chacune des parties civiles.
Cette condamnation relative à des problèmes d’application de la réglementation technique en matière nucléaire est une première ! Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite donc de ce verdict et espère qu’elle marquera un tournant dans la jurisprudence en ce domaine, pour mettre fin à l’impunité des pollueurs.
Communiqué de presse du Réseau "Sortir du nucléaire", 03/12/2012. Site web : www.sortirdunucleaire.org
Aujourd’hui s’ouvre le "grand débat sur l’énergie" promis par François Hollande. Le Réseau "Sortir du nucléaire", invité en dernière minute à participer, a décliné la proposition et rappelle ses doutes très importants sur un processus qui semble uniquement destiné à entériner la politique gouvernementale.
Contacté en dernière minute, sans doute pour occuper les chaises laissées vides par le départ de Greenpeace et des Amis de la Terre, le Réseau "Sortir du nucléaire" a refusé de servir de caution à un processus opaque, qui a tout d’une usine à gaz aux règles du jeu insondables. On est très loin d’un vrai débat démocratique et transparent sur l’énergie tel que les choix énergétiques le mériteraient.
Depuis plusieurs mois, le Réseau "Sortir du nucléaire" a exprimé ses doutes sur ce processus. Quel sens a ce "débat" si les décisions engageantes pour l’avenir énergétique sont adoptées ailleurs ? En six mois, le gouvernement a ainsi, sans concertation, appelé à accélérer les travaux de la mine d’uranium d’Imouraren au Niger ; soutenu fortement le projet de réacteur « de 4ème génération » Astrid ; réaffirmé le choix de la production et de l’utilisation de combustible MOX ; confirmé l’exportation de la technologie nucléaire ; signé le décret de création d’ITER…
Quel sens a ce débat si plusieurs membres du gouvernement ont une opinion tranchée sur le nucléaire, « énergie d’avenir » dont la France aurait « durablement besoin » ? Si Anne Lauvergeon, personnification même de l’industrie nucléaire, siège au comité de pilotage du débat ?
Le débat est censé étudier, entre autres, la "réduction de la part du nucléaire dans le mix électrique". De quelle réduction peut-on parler si l’EPR de Flamanville doit être mis en service, et que même la fermeture de Fessenheim en 2016 ne peut être tenue pour acquise, le gouvernement n’ayant apporté aucun démenti aux voix qui remettaient en question l’arrêt de la centrale ?
Y a-t-il une vraie volonté du gouvernement de réaliser cette réduction, Arnaud Montebourg ayant déclaré "irréaliste de vouloir diminuer le nucléaire et le pétrole, tout en trouvant de l’argent pour financer les renouvelables" ?
Tout laisse à penser que ce débat est surtout destiné à entériner la protection de l’industrie nucléaire et à couper court aux projets de fermeture de centrales. On est bien loin d’une véritable "transition énerg’éthique" qui passerait par une réelle remise en question de notre production et de notre consommation d’énergie !
Enfin, peut-il y avoir un vrai débat si la société civile n’est pas respectée ? À ce jour, Delphine Batho n’a apporté aucune réponse aux sollicitations des associations sur la fermeture de Fessenheim, y compris à la lettre ouverte que nous lui avons envoyé le 22 novembre. Surtout, comment peut-il y avoir un débat serein alors que les opposants aux grands projets imposés ne récoltent que la répression policière ?
Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", ce n’est pas ce simulacre de démocratie qui permettra d’engager enfin la transition indispensable vers des énergies propres, sûres et créatrices d’emplois.
Et cet autre communiqué, qui complète le tableau :
Tout en parlant de réduire le recours au nucléaire et aux hydrocarbures,
M. Hollande reçoit à l’Élysée le dictateur kazakh pour lui acheter uranium
et pétrole… en oubliant consciencieusement la question démocratique…
Pour prendre la mesure de l’esbroufe que représente le prétendu "Débat national sur la transition énergétique" qui s’ouvre aujourd’hui, il suffit de noter que, le 21 novembre, le dictateur kazakh Nursultan Nazarbaev a été discrètement reçu à l’Elysée par François Hollande.
Il faut dire que le Kazakhstan regorge de ressources naturelles, en particulier de pétrole et d’uranium : c’est là l’explication de l’empressement des dirigeants français à fréquenter M. Nazarbaev, en faisant mine de ne pas savoir que ce dernier, au pouvoir depuis près de 25 ans, impose le culte de sa personnalité et réduit les derniers espaces de liberté qui existent encore dans son pays.
D’ailleurs, le jour même de la rencontre Hollande-Nazarbaev, le parquet général du Kazakhstan, qui est totalement assujetti au pouvoir dictatorial, a annoncé son intention de faire interdire un parti et une trentaine de médias d’opposition (cf http://bit.ly/UcNIQh ).
Le communiqué de l’Elysée (cf http://bit.ly/R0vapq ), d’à peine dix lignes, est un chef d’œuvre de langue de bois : "Les deux Présidents ont évoqué le dynamisme des relations bilatérales, en particulier dans le domaine économique." Rien sur la démocratie, aucun détail sur le business de l’énergie…
On notera la parfaite continuité avec la politique de Nicolas Sarkozy qui s’était rendu à Astana en octobre 2009 et avait reçu Nazarbaev en octobre 2010, ce qui avait déjà été pointé par l’Observatoire du nucléaire
(cf http://observ.nucleaire.free.fr/naz... ).
Les participants au mauvais spectacle du "Débat national sur l’énergie" peuvent bien parler de la prétendue "transition énergétique", la réalité est que la France continue à s’acoquiner avec des dictateurs pour importer et consommer toujours plus de pétrole et d’uranium.
La visite de Nazarbaev était justement l’occasion de se poser quelques questions sur l’approvisionnement du parc nucléaire français : ce dernier est censé relever de l’indépendance énergétique mais 100% du combustible, l’uranium, est importé. Ayant déjà contaminé la France et l’Afrique - en particulier le Niger - avec les mines d’uranium, le lobby de l’atome ne se formalisera pas des ravages causés à l’environnement du Kazakhstan…
D’ailleurs, le lendemain de sa rencontre avec M. Hollande, M. Nazarbaev rencontrait Bernard Bigot, le patron du Commissariat à l’énergie atomique, organisme qui n’a jamais été gêné de coopérer avec des tyrans.
(cf http://en.trend.az/regions/casia/ka... )
Notons enfin que, le 22 novembre, les membres du Bureau International des Expositions (BIE) étaient réunis à Paris pour choisir la ville qui accueillera l’Exposition internationale 2017 : comme par hasard, la gagnante est Astana, capitale du Kazakhstan. La ville belge de Liège, l’autre concurrente, n’avait de toute évidence pas les moyens de "motiver" les votants ( http://bit.ly/UrZzKF ). Le thème de l’exposition sera… "L’énergie du futur". Pétrole et nucléaire au programme…
Communiqués de presse du Réseau "Sortir du nucléaire", 29/11/2012 et de l’Observatoire du nucléaire, 28/11/2012. Sites web : www.sortirdunucleaire.org et cf http://observ.nucleaire.free.fr
Pendant que des hommes en armes et en rage de tuer occupent les campagnes au détriment de tous les usagers pacifiques de la nature, que les politiciens sans honneur font la danse du ventre devant les cynégécrates en violation des aspirations de la majorité des citoyens, les structures corporatistes du lobby chasse soumettent l’Etat.
Après son édifiant rapport de décembre 1999, la cour des comptes, par avis de référé de sept pages daté du 27 juillet 2012, épingle les abus et les dérives financières d’un Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage aux mains des dirigeants cynégétiques. Ces abus se sont aggravés pendant les sept dernières années. Étonnant n’est-ce pas !
La cour constate que, grâce aux somptueux cadeaux faits par le calamiteux gouvernement Raffarin-Bachelot de 2002 à 2005, l’argent public coule à flot vers les caisses de cet établissement public dont le conseil d’administration est tenu par les gens de la chasse, depuis la régression résultant de la loi du 23 février 2005.
Que révèle ce rapport ?
Le budget de cet établissement public a augmenté de 30 % de 2004 à 2011 et que dans ce budget la part des taxes fiscales perçues au titre des validations de permis de chasser est passée de 86 % à 60 %. La cour des comptes explique cette réduction de la part de financement provenant du monde de la chasse par la réduction du nombre des chasseurs, ce dont il faut se réjouir, mais aussi par un accroissement du financement public au titre des charges de missions d’intérêt général !
Et la cour de relever des comportements partisans de cet office dont le conseil d’administration est présidé, bien évidemment, par un président de fédération départementale des chasseurs. Ainsi, elle souligne que des partenariats ont été abandonnés avec la Ligue pour la Protection des Oiseaux, cette association ayant sans doute manqué de docilité envers sa majesté cynégétique.
Surtout on peut lire, en ce convaincant rapport, que l’Office aurait perdu des procès au profit de 38 fédérations départementales de chasseurs ce qui absorba des fonds importants. Tout de même singulier qu’un établissement public dont le conseil d’administration est contrôlé par les chasseurs, que préside un président de fédération départementale, perde des procès contre lesdites fédérations !
À suivre !
Pour conserver un minimum de crédibilité, un établissement public doit être indépendant de tout groupe de pression et au seul service de l’intérêt général radicalement inverse de celui du loisir de mort. Comment les études ornithologiques conduites par un organisme ainsi étroitement contrôlé pourraient-elles justifier une réduction du temps d’ouverture de la chasse, alors que le lobby s’est constamment battu devant les tribunaux administratifs pour nier les phénomènes migratoires en fin d’hiver ?
Une impérieuse réforme consisterait à démanteler les structures corporatistes de la chasse française héritées de l’ordonnance Pétain du 28 juin 1941 qui créa les « sociétés départementales des chasseurs » devenues fédérations. Ces associations militantes bénéficient de l’adhésion obligatoire et de la cotisation de tout chasseur. Elles obtinrent d’une classe politique servile des prérogatives exorbitantes du droit commun, jouissant d’un quasi-monopole sur une faune qu’elles réduisent à du « gibier ».
En démocratie, la chasse devrait s’organiser, comme toute activité, sur des bases de droit commun, c’est-à-dire en libres et concurrentes associations. L’office national en charge de la faune sauvage devrait garantir l’intérêt général de la préservation de la nature en se libérant de l’emprise des cynégécrates. Aussi longtemps que ces réformes élémentaires ne seront pas accomplies, la France ne sera pas un Etat de droit, mais connaîtra des dérives scandaleuses.
Si l’argent public était seul en cause, l’affaire relèverait des juridictions budgétaires compétentes, mais les animaux sauvages, la tranquillité des citoyens, la sécurité des randonneurs, les souhaits de 87 % des Français de voir protéger l’animal sauvage des actes de mauvais traitements sont piétinés.
Parlementaires, ayez un sursaut de dignité !
Écoutez les appels des citoyens à en finir avec les privilèges d’une minorité qui s’approprie l’espace et la nature ! Un animal, être sensible, n’est jamais un « gibier » et la biodiversité agonisante exige une protection intégrale et non une imposture qu’ils appellent « gestion ». (...)
Communiqué de presse de la CVN, 11/11/2012. Site web : http://ecologie-radicale.org
Encore deux personnes victimes de la chasse : les chasseurs sont reçus à Matignon. Pigeons de l’affaire, les protecteurs, eux, restent à la porte.
Un nouvel accident de chasse impliquant des non-chasseurs s’est produit cette semaine. À Bertric-Burée (Dordogne), deux ramasseurs de champignons ont été gravement blessés par un chasseur de 82 ans qui les avait pris pour une faisane…
Trois mois seulement après l’ouverture de la chasse, cet accident porte à 12* le nombre d’usagers de la nature non-chasseurs victimes de ce loisir très dangereux, qui ne fait plus l’objet de la moindre réglementation en matière de sécurité. Complice par son apathie, le gouvernement refuse d’entendre les protecteurs.
Forte d’une pétition de plus de 300 000 signatures en faveur d’une trêve de la chasse le dimanche, l’ASPAS demande au gouvernement que des mesures de sécurité soient enfin prises, comme c’est le cas dans l’ensemble des pays européens. Tous, sauf la France…
En 1982, la circulaire Deferre avait supprimé le périmètre de sécurité autour des habitations.
La loi chasse 2000, qui avait instauré le mercredi sans chasse, prévoyait un décret fixant les règles de sécurité. Mais celui-ci n’a jamais été adopté.
En 2003, le mercredi sans chasse a… disparu. La France devient le seul pays d’Europe où la chasse se pratique tous les jours de la semaine.
En 2008, la loi chasse dite « Poniatowski » supprime purement et simplement le paragraphe de la loi qui prévoyait l’adoption d’un décret sur les règles de sécurité.
Depuis, le loisir chasse a fait des dizaines de morts et de blessés. Cela dans l’indifférence totale des pouvoirs publics, mais avec la complicité de nos gouvernants, de gauche comme de droite, bien plus attentifs à ne pas heurter la susceptibilité des chasseurs, qu’à la légitime sécurité des usagers de la nature.
Mme Batho et M. Ayrault ont reçu tour à tour les représentants des chasseurs la semaine dernière. En revanche, toutes nos demandes pour rencontrer Madame la Ministre afin de parler de ce grave dossier sont restées lettre morte.
Aussi, à travers un courrier envoyé aujourd’hui à l’Élysée, l’ASPAS en appelle au Président de la République pour qu’enfin, ramasseurs de champignons ou porteurs de jumelles, vététistes ou randonneurs, nous puissions profiter de la nature sans avoir à craindre d’être pris pour un faisan ou un sanglier. Mais pas non plus, pour un pigeon…
* 11 blessés et un mort (un enfant de 9 ans).
Communiqué de presse de l’ASPAS, 22/11/2012. SIte web : www.aspas-nature.org
Victoire de l’ASPAS : le Conseil d’État sanctionne l’alibi scientifique
de la chasse des oies en février :
Saisi par l’ASPAS, le Conseil d’État annule dans un arrêt du 7 novembre 2012 l’arrêté signé en février dernier par Nathalie Kosciusko-Morizet autorisant la chasse des oies « grises » (oies cendrées, rieuses et des moissons) au-delà du 31 janvier, sous le prétexte fallacieux d’effectuer une étude scientifique. Que ce soit pour les oies ou pour les baleines, tuer n’est pas étudier, le conseil d’état ne s’y est pas laissé prendre.
Le gouvernement entendait par cette entourloupe passer outre la dernière décision du conseil d’état datant de fin décembre 2011, rappelant pour la énième fois que, en application de la directive européenne 2009/147 dite « directive oiseaux », il est interdit de chasser les migrateurs pendant leur voyage prénuptial, c’est-à-dire lorsqu’ils retournent vers leurs lieux de reproduction.
Sous la pression ravivée des chasseurs, le gouvernement Sarkozy avait lâchement cédé à leur demande en autorisant une « chasse scientifique », manœuvre qui n’est pas sans rappeler le cynisme de quelques baleiniers japonais.
Le conseil d’état sanctionne en tout logique cet alibi grossier. Il souligne ainsi que, ne s’inscrivant dans aucun programme de recherche, la mesure était dépourvue de tout intérêt scientifique. Il précise également que la méthode employée (la destruction) n’était pas la seule solution pour étudier le comportement migratoire de ces oiseaux.
Cette décision faisait partie des cadeaux à peine déguisés offerts aux chasseurs à quelques mois des dernières élections présidentielles : une pseudo étude scientifique pour passer outre la directive européenne et les décisions du conseil d’état, et l’abandon du moratoire sur la chasse de deux espèces en mauvais état de conservation, le courlis cendré et l’eider à duvet.
Chasser plus longtemps, plus d’espèces, y compris au détriment de la survie de ces dernières, est une revendication irresponsable mais récurrente de nos chasseurs français. Leur dernière demande en date : ajouter une nouvelle espèce à leur tableau de chasse, l’oie à bec court, espèce protégée. Pourtant, la France est déjà le pays d’Europe où l’on chasse le plus grand nombre d’espèces, soit 91, et le plus longtemps, de septembre à fin février.
L’ASPAS en appelle au nouveau gouvernement, et particulièrement à Madame Delphine Batho, pour ne pas céder à des tentations démagogiques qui se feraient au détriment de la nature, du patrimoine national et des générations futures.
Communiqué de presse de l’ASPAS, 08/11/2012 Site web : www.aspas-nature.org
La Cour des comptes dénonce le hold-up d’un établissement public, l’ONCFS, par les chasseurs :
L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) est un établissement de moins en moins public. Le lobby de la chasse en a détourné la mission tout en encaissant des subventions de l’État multipliées par 118 en huit ans ! Pour stopper cette amputation du maigre budget du ministère de l’Écologie, normalement destiné à la protection de la nature, l’ASPAS demande que l’ONCFS soit rattaché à la future « Agence de la biodiversité ».
Dans son rapport du 27 juillet dernier jusque-là resté confidentiel, mais récemment mis discrètement sur son site, la Cour des comptes épingle une nouvelle fois l’ONCFS (1) tant sur sa gestion financière que sur la partialité de sa gouvernance. Elle en pointe les « dérives » et les « pratiques contestables ». La main mise du lobby chasse sur la gestion de notre patrimoine naturel entraîne de réels problèmes pour la faune sauvage.
En 2005, la ministre de l’Écologie, Roselyne Bachelot, avait adressé une lettre de mission au directeur général de l’ONCFS lui intimant de « faire de l’ONCFS la maison des chasseurs ». Mission qui a été respectée au delà de tous les espoirs de la ministre… Cet établissement, comme ses missions, dépendent désormais du bon vouloir des fédérations des chasseurs, largement majoritaires dans son conseil d’administration. La Cour des comptes confirme : « la loi du 23 février 2005 a redonné aux représentants des chasseurs une majorité d’influence qu’ils ne manquent pas de revendiquer ni d’exercer ». Ce qui n’est pas sans poser de problèmes sur les missions et les études menées par l’ONCFS : « l’insuffisante diversification des partenariats de l’établissement dans ses activités d’observation, d’études et de recherche nuisent à l’indépendance et à la reconnaissance de certains travaux de l’ONCFS concernant les espèces chassables, dés lors que les intérêts des milieux cynégétiques sont en jeu » ! En clair : les données scientifiques qui dérangent les chasseurs, notamment sur les périodes d’ouverture de la chasse, l’état de conservation de telle ou telle espèce chassable ou la biologie des prétendus « nuisibles », ne sont pas publiées.
Sur le volet financier, la Cour des comptes relève que « la subvention pour charges de service public, inexistant en 2003, s’est considérablement accrue, passant de 0,33M€ en 2004 à 39,2M€ au budget primitif 2012, soit une multiplication par 118 en huit années […] Or cette augmentation n’est pas justifiée par une évolution des activités de l’ONCFS dans des proportions similaires ». Et de rappeler une nouvelle fois que la redevance cynégétique n’est pas l’argent « des chasseurs » comme ces derniers aiment à le faire croire : « les redevances cynégétiques ne relèvent pas des redevances pour services rendus, mais de celles des impositions de l’État, et elles sont donc destinées à financer toutes les activités de l’établissement ». Entendez : elles ne sont pas destinées à financer les intérêts particuliers du monde de la chasse, mais des missions d’intérêt public, notamment de protection de l’ensemble de la faune sauvage.
Avec un Conseil d’Administration très largement dominé par le lobby de la chasse, les dérives sont devenues coutumières. Pierre Athanaze, le président de l’ASPAS, en sait quelque chose. Il en a été administrateur et n’a cessé de dénoncer les dysfonctionnements de l’établissement au profit des chasseurs. Mais en 2008, à leur demande, il en a été débarqué par Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’Écologie, et remplacé par… un chasseur !
En ces temps de crises, le scandale est à la fois économique et écologique, car c’est notre patrimoine naturel qui en est victime, et avec l’argent des contribuables.
L’ASPAS demande qu’une enquête soit menée sur toutes les dérives financières du monde de la chasse et que les missions de l’ONCFS soient rattachées à la future « Agence de la Biodiversité » annoncée par le Président de la République lors de la Conférence environnementale.
(1) Un précédent rapport (1er décembre 1999) avait mis en avant les dérives financières du monde de la chasse, de l’ONC aux fédérations de chasse.
Télécharger le rapport de la Cour des comptes du 27 juillet sur la gestion de l’ONCFS : http://www.aspas-nature.org/wp-cont...
Communiqué de presse de l’ASPAS, 05/11/2012. Site web : www.aspas-nature.org
Les principaux éléments du rapport de la Commission Européenne sur les évaluations de sûretés menés sur toutes les centrales nucléaires européennes sont maintenant connus. La France, si prompte à se donner en exemple, se distingue comme le cancre de la classe. Ce rapport promet également des coûts exorbitants pour la mise aux normes de sûreté des centrales. Plutôt que de gaspiller des dizaines de milliards d’euros pour de vaines réparations sur des réacteurs vieillissants, commençons à fermer dès maintenant les plus anciennes !
Nos centrales nucléaires mettent en danger toute l’Europe.
En dépit des grands cocoricos de l’industrie nucléaire hexagonale, cette évaluation met en évidence des failles de sûreté dans toutes les centrales françaises : absence d’instruments de mesures sismiques adaptés aux exigences post-Fukushima, équipements de secours inadéquats en cas d’accident… Le décalage entre le message rassurant envoyé par EDF au moment des « stress tests » français en 2011 et les résultats de ce rapport n’a rien d’étonnant : à l’époque, l’exploitant s’était auto-évalué !
Cette évaluation européenne ne peut encore prétendre à l’exhaustivité : le risque terroriste n’y figure pas, pas plus que la capacité d’évacuer les populations en cas d’accident. Toutefois, elle fait clairement apparaître les déficiences de l’approche française de la sûreté. Dans un discret rapport publié en février 2012, Dieter Majer [1], expert mandaté par le Luxembourg et la Sarre pour une inspection de Cattenom, estimait d’ailleurs déjà que "les nombreuses lacunes constatées et leur importance en matière de sûreté laissent supposer que l’exploitant de la centrale n’est pas grandement sensibilisé à la sécurité des installations." Un constat à étendre à l’ensemble de nos centrales ?
En se penchant en particulier sur le cas de centrales situées près de la frontière, ce rapport vient confirmer que l’irresponsabilité des exploitants et des autorités françaises menace toute l’Europe. Y compris des pays frontaliers qui, comme la Belgique, l’Allemagne et l’Italie, ont confirmé leur choix de se passer du nucléaire.
Pour les travaux, et si on choisissait la sûreté et les économies ?
Selon ce rapport, la remise aux normes de sûreté post-Fukushima des réacteurs coûterait de 30 à 200 millions d’euros par réacteur... soit, dans la fourchette haute, près du double des 5,6 milliards d’euros prévus par la Cour des Comptes pour l’ensemble du parc nucléaire français ! L’État et les exploitants choisiront-ils de conserver une sûreté dégradée ? Ou gaspilleront-ils des dizaines de milliards d’euros pour prolonger inutilement une technologie du siècle dernier qui restera toujours dangereuse ?
La France se devrait plutôt de choisir la sûreté et les économies, en fermant dès maintenant les réacteurs les plus vieux et les plus dangereux, et en investissant dans les alternatives énergétiques. L’Espagne a bien donné l’exemple en annulant la trop coûteuse prolongation de la centrale de Garona. Le futur "débat sur l’énergie" se doit de prendre en compte ces coûts et ces risques.
N’attendons pas de voir la sûreté se dégrader toujours plus et les coûts du nucléaire atteindre des sommets : il faut arrêter dès maintenant de nombreux réacteurs, sans se restreindre à Fessenheim !
Notes : [1] Dieter Majer, Rapport final sur le test de résistance de la centrale de Cattenom, p. 10, février 2012 .
Communiqué de presse du réseau "Sortir du nucléaire", 03/10/2012. Site web : http://www..sortirdunucleaire.org
130 ONG exigent la transparence et réclament la suspension provisoire des autorisations du maïs NK603 et du Roundup :
Suite à la publication de l’étude toxicologique à long terme par l’équipe du professeur Gilles-Eric Séralini , 130 organisations de la société civile (dont le WWF, Greenpeace, Générations Futures, le Réseau Environnement Santé, ATTAC, CAP21, le collectif Roosevelt 2012, la Confédération Paysanne,…) signent un appel commun. Cet appel a été remis ce jour aux autorités publiques compétentes (Premier ministre, Ministres de la recherche, de la santé, de l’agriculture et de l’environnement...), afin de prendre les mesures de précaution nécessaires dans l’intérêt général.
« La publication de l’étude toxicologique à long terme par l’équipe du professeur Gilles-Eric Séralini1 conclut à la toxicité d’un maïs OGM tolérant au Roundup (NK603) et du Roundup lui-même, l’herbicide le plus utilisé au monde. Face à la gravité des conséquences sanitaires possibles, les organisations signataires s’inquiètent, et ce d’autant plus qu’elles constatent que les principales critiques de cette étude proviennent des membres des comités d’évaluation à l’origine de l’autorisation dudit maïs. Elles demandent donc la suspension provisoire des autorisations du maïs NK603 et du Roundup.
De plus, elles demandent la transparence sur les études d’évaluations des risques sur la santé et l’environnement ayant conduit à l’autorisation (culture ou importation) dans l’Union européenne des OGM et des pesticides. Elles exigent la communication des données brutes de ces études sur un site public en ligne et sous une forme exploitable statistiquement, pour permettre à l’ensemble de la société civile de réaliser ou commanditer toute contre-expertise. Cette exigence de transparence concerne en priorité les données brutes des études ayant conduit à l’autorisation :
du maïs OGM NK603, autorisé à l’importation et à la consommation en Europe, objet de l’étude citée ;
des différentes formulations commerciales des Roundup autorisées en Europe, dont l’une fait l’objet de l’étude citée ;
de deux maïs OGM Bt : le Bt 176, le premier à avoir été autorisé à la culture en France, et le maïs MON810, seul maïs OGM autorisé actuellement à la culture en Europe ;
des sojas OGM tolérant le Roundup : le GTS 40-3-2, le plus ancien autorisé, et le soja qui entre actuellement le plus dans l’alimentation animale et humaine. »
Voir la liste des assocs signataires sur le blog : http://generations-futures.blogspot...
Les associations (uniquement) désirant soutenir cet appel peuvent le faire par email à l’adresse : ogmsante[at]gmail.com. Les particuliers peuvent aussi soutenir cet appel en cliquant "j’aime" depuis la page Facebook de l’appel à : http://www.facebook.com/OgmSantePub.... Une pétition ouverte à tous sera très bientôt lancée pour que le plus grand nombre rejoigne cette initiative.
Communiqué de presse de Générations futures, 03/10/2012.
Le gouvernement "mou" ne fait guère mieux que son prédécesseur en matière d’écologie. Il vient d’adopter un arrêté scélérat, inspiré par le monde de la chasse, perdurant à qualifier de "nuisibles" des espèces de faune authentiquement naturelles, celles qui ne sortent pas des caisses des éleveurs pour alimenter le stand de tirs des chasseurs Français !
Le ministère fixe une liste d’animaux pouvant être piégés, fusillés, déterrés, sous les prétextes menteurs de prévenir des atteintes à la sécurité et à la santé publiques, de protéger des intérêts agricoles et aquacoles, de défendre d’autres propriétés menacées, de maintenir des équilibres faune et flore.
Vous contemplerez ces listes, par département.
Mais sachez, qu’en sus, après avis d’une commission départementale composée essentiellement d’éléments rétrogrades, les préfets pourront classer "nuisibles" d’autres espèces dont le ministre aura fixé une liste de "susceptibles d’un tel classement". Admirez la complexité toujours présente en règlementation de la chasse, en ce pays.
Examinons sommairement ces listes :
Les chasseurs, désireux de maintenir un piégeage purement ludique et des prorogations des périodes de tirs au printemps, désignent les petits carnivores sauvages et les corvidés au titre des "nuisibles". Or, certaines de ces espèces sont menacées de disparition. Il en est ainsi de la minuscule belette, mammifère de cent grammes, et du putois.
Les mustélidés comme les renards participent aux équilibres naturels par leurs prédations, ce qui est connu de tout esprit informé. Mais, l’irrationnel, l’obscurantisme le préjugé prévalent sur les considérations objectives. Les corvidés sont des oiseaux attachant par leurs performances adaptatives, leur sens de l’observation. Leurs plumages et leurs cris déplaisent aux ennemis de la nature sauvage !
Malgré une proximité culturelle, sociologique et politique entre le monde de la chasse et celui de l’agrochimie, il faut constater que ce sont les chasseurs et non les associations agricoles qui interviennent devant les tribunaux administratifs pour soutenir les classements en "nuisibles" des animaux, ce qui prouve avec éclat le détournement de pouvoir. sous couvert de défense d’intérêts économiques, ce sont les fantasmes destructeurs des chasseurs que masque le paravent de la règlementation des prétendus "nuisibles".
Dans la nature, il n’y a pas d’espèce nuisible autre que celle qui jouit de traquer, mutiler, tuer.
Honte au gouvernement "mou" qui cède au lobby de la chasse avec presque autant de lâcheté que le gouvernement d’hier, et qui ignore que 87% des Français demandent que la loi protège l’animal sauvage des mauvais traitements (sondage SOFRES février 2011).
Communiqué de presse de la CVN, 19/08/2012. Site web : www.ecologie-radicale.org
L’ASPAS et d’autres associations [1] viennent de remporter une belle victoire juridique contre les tentatives d’atteintes à la protection de la biodiversité à la Réunion.
A l’heure où le PNUE [2] adopte un plan de conservation des requins migrateurs, l’ASPAS ne relâche pas son combat juridique pour préserver ces prédateurs et empêcher des prélèvements abusifs.
Ainsi le Tribunal administratif de Saint Denis vient de suspendre aujourd’hui l’arrêté préfectoral autorisant les « prélèvements » de requins au sein de la réserve naturelle marine de la Réunion. Le juge a en effet estimé que « l’autorisation des prélèvements était disproportionnée » et que les objectifs scientifiques de cet arrêté n’allaient pas dans le sens de la gestion et la protection de la réserve.
Les raisons avancées par le préfet pour justifier cette pêche étaient particulièrement peu convaincantes. Cette « pêche scientifique », pourtant discutée, était un prétexte pour envisager la commercialisation de leur chair. En effet le préfet avait déjà pris conscience des risques de consommation de requins en interdisant sa vente pour des raisons de santé publique et de sécurité sanitaire en 2009. Cette mesure prise à la hâte dans le but d’apaiser les surfeurs et les pêcheurs suite aux récentes attaques, n’est en aucun cas une solution pérenne pour limiter ces accidents rarissimes.
Il est aujourd’hui impossible d’affirmer avec certitude que les grands requins reviennent de façon permanente sur les côtes réunionnaises. Il n’est pas rare que dans un écosystème dégradé, on observe un changement de comportements de certaines espèces. La raréfaction du poisson pour cause de surpêche inciterait les requins à aller chercher de la nourriture dans des endroits où ils ne s’aventuraient pas auparavant. Une étude plus poussée est nécessaire afin de comprendre leur comportement et la raison de leur fréquentation sur les côtes réunionnaises.
Classés espèces quasi menacées par l’UICN [3] , les requins tigres et bouledogues ont un rôle primordial à jouer dans l’équilibre de cette réserve. Une cohabitation entre les hommes et les requins est possible à condition que tous les moyens soient mis en place pour informer et protéger les citoyens réunionnais. De simples règles de sécurité et des mesures de surveillance des zones à risque devraient être mises en place pour ainsi éviter tous futurs accidents.
[1] Sea Shepherd et l’Association Citoyenne de Saint-Pierre.
[2] Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a communiqué aujourd’hui même la décision, par les représentants de 50 pays réunis à Bonn, d’un accord international pour un plan de conservation des requins dans le monde.
[3] Union Internationale pour la Conservation de la Nature.
Communiqué de presse de l’ASPAS, 27/09/2012. Site web : www.aspas-nature.org
Le changement, c’est pour quand ?
Le candidat Hollande semblait sensible au sort des animaux dans la corrida...
Interpellé à de nombreuses reprises lors de la campagne électorale de l’élection présidentielle, François Hollande avait reconnu par courrier dès le 22 septembre 2011 (http://www.les-taureaux-voteront.co...) l’aspect cruel de la corrida espagnole, préconisant de la remplacer par un « spectacle plus familial » : la corrida portugaise ! Cela en méconnaissance totale du sujet, car la corrida portugaise est pire encore : ce ne sont plus des banderilles qu’on plante dans le dos de l’animal, mais des harpons, encore plus longs ! Mais cela semblait témoigner d’un intérêt de F. Hollande pour cette question qui intéresse tant de nos concitoyens.
... mais le président Hollande se préoccupe de défendre la corrida :
Reçus rue de Solferino en mars et avril 2012, des responsables des associations CRAC Europe et Droits des Animaux constateront pourtant que le candidat Hollande ne veut manifestement pas prendre parti sur ce sujet brûlant. Pire, une fois aux responsabilités, le gouvernement ne s’en tiendra pas à une attitude de neutralité. Dans un premier temps, les services juridiques du Premier ministre attaquent notre QPC, question prioritaire de constitutionnalité, les 13 et 30 juillet 2012 : http://www.anticorrida.com/Le-compo...
Le CRAC Europe réagit par quatre courriers à l’Élysée et au domicile du président, dans lesquels l’association demande à notre présidence « normale » de bien vouloir faire preuve de neutralité (http://www.anticorrida.com/Le-CRAC-...). En guise de réponse, le gouvernement dépêche, le 21 septembre, jour de l’examen de la QPC, un jeune énarque, Xavier Pottier, chargé de mission au secrétariat général du gouvernement pour le Premier ministre, pour contrer une nouvelle fois la demande d’annulation de l’alinéa 7 de l’article 521-1 du Code pénal. Le sénateur PS Roland Povinelli a courageusement dénoncé cette « rupture de l’égalité » : http://www.rolandpovinelli.fr/la-co...
Double langage
Est-il plus « normal » que, le jour même de l’examen de notre QPC par les neuf Sages du Conseil, le ministre de l’Intérieur s’exprime en direct sur l’antenne d’une grande chaîne d’information nationale pour affirmer son « amour » de la torture tauromachique et son désir de défendre cette pratique d’un autre âge (http://www.dailymotion.com/video/xt...), alors que dans le même temps le CRAC Europe reçoit un courrier du président Hollande affirmant sa nécessaire neutralité et donc celle de son gouvernement : http://www.anticorrida.com/Le-compo... ?
Hollande digne successeur de Sarkozy :
Force est de constater que le gouvernement Hollande-Ayrault ne fait que poursuivre la politique procorrida du gouvernement Sarkozy-Fillon. Et encore, M. Sarkozy avait au moins demandé à ses ministres aficionados d’éviter aussi bien toute apologie de la corrida que de se montrer aux arènes tant qu’ils étaient en poste. Pourquoi, dans ce gouvernement socialiste, les seuls ministres à s’exprimer sont-ils les amateurs de « sévices graves et d’actes de cruauté », à savoir M. Valls le 11 septembre ou Mme Carlotti au mois d’août ? Nous aimerions entendre les ministres qui, lorsqu’ils étaient députés ou responsables de parti politique, avaient signé la pétition ou le manifeste du CRAC Europe pour l’abolition de la corrida en France. Mesdames Duflot, Filippetti, Lebranchu et Taubira, qu’attendez-vous pour réagir ?
Et l’Alliance anticorrida de rajouter :
Le 11 septembre, quelques heures avant l’examen de la corrida par le Conseil constitutionnel, Manuel Valls, défendait la tauromachie sur BFMTV-RMC, estimant qu’’il s’agit d’une « culture qu’il faut préserver ». En visite dans le Gard, le 17 septembre, pour y installer les Zones de sécurité prioritaires (ZSP), il récidive avec des déclarations d’autant plus scandaleuses que la décision du Conseil constitutionnel n’est pas encore rendue et que la députée Geneviève Gaillard s’apprête à déposer une proposition de loi visant à interdire toute dérogation à la pénalisation des sévices et actes de cruauté envers les animaux…
Il a en effet indiqué aux journalistes de Midi Libre « Plusieurs membres du gouvernement sont aficionados. On a une capacité à bloquer tout projet éventuel » !
Des propos qui laissent clairement entendre que la justice ne serait plus libre, que des pressions seraient exercées au plus haut niveau de l’État et que le débat parlementaire serait confisqué...
« Députés, élus et magistrats apprécieront les propos du ministre de l’Intérieur » conclut amèrement Claire Starozinski, présidente de l’Alliance Anticorrida.
Communiqué de presse du CRAC, 17/09/2012. Site web : www.anticorrida.com et Alliance anticorrida : www.allianceanticorrida.fr
Un joli cap, on attend le navire !
Aujourd’hui s’achève la conférence environnementale. Les engagements pris par le président de la République ainsi que par le Premier ministre marquent la volonté de ce gouvernement de s’engager sur la voie de la transition écologique. FNE attend maintenant de connaître, dans les détails, l’agenda et les moyens mis en face de chacune des annonces, seuls éléments qui permettront de mesurer correctement la valeur de ces engagements.
Transition énergétique : de réelles avancées mais encore des zones d’ombre.
Le chantier annoncé pour la rénovation thermique d’un million de logements est bien sûr une bonne nouvelle et reprend une de nos propositions. France Nature Environnement se réjouit également de l’annonce d’une date concernant la fermeture de la centrale de Fessenheim. Cette décision est la première pierre du volet « nucléaire » de la transition énergétique. Il convient maintenant de s’assurer que les différentes étapes conduisant à la fermeture de la centrale (notamment le volet social pour la reconversion des salariés, y compris les sous-traitants) seront inscrites dans un agenda pour éviter de voir ce quinquennat s’achever avec une centrale toujours en activité...Concernant les gaz de schiste, le rejet des demandes de permis est une bonne nouvelle même si, dans la mesure où la fracturation hydraulique est déjà interdite par la loi, ces permis avaient peu de chance d’aboutir. Le président de la République a définitivement enterré la fracturation hydraulique. Pour ce qui est de l’exploitation des gaz de schiste, il convient d’être prudent. Quid des permis de recherche en cours ? Du côté des énergies renouvelables, FNE accueille favorablement la décision de supprimer le dispositif ZDE, obstacle au développement de l’éolien en France. Malheureusement, ce n’est pas le seul bâton dans les pales de l’éolien qui en compte un certain nombre que le gouvernement devra également supprimer.
Biodiversité : une agence enfin... mais pas une coquille vide !
L’annonce de la création d’une agence de la biodiversité est saluée par l’ensemble des ONG et par FNE en particulier. Sur le modèle de l’ADEME, elle viendra en aide aux entreprises, aux collectivités et aux associations. Nous attendons maintenant d’en savoir un peu plus sur ses prérogatives et ses moyens. Pour FNE, la limitation de l’artificialisation de nos territoires devra être une priorité de l’agence, au même titre que la mise en œuvre de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité ainsi que de la Trame Verte et Bleue. Sur l’agriculture, seuls quelques engagements du Grenelle sont retenus.
Santé : les ambitions sont encore trop modestes.
La suppression du bisphenol A dans les contenants alimentaires est une bonne chose mais dissimule mal le peu d’annonces faites dans le domaine de la santé. Dommage. Un engagement concernant la lutte contre la pollution de l’air en ville était attendue par plusieurs ONG. Alors que les impacts sanitaires du diesel sont de plus en plus dénoncés et que la France fait partie des mauvais élèves pour ce qui est de l’exclusion des véhicules les plus polluants de nos centre-villes, le gouvernement devra sérieusement accélérer s’il veut enfin être à la hauteur des attentes des Français en matière de risques sanitaires et environnementaux. Et ce n’est pas la création de véhicules parcourant cent kilomètres en n’utilisant que deux litres qui réglera le problème...
La fiscalité, parent pauvre de cette conférence...
Malheureusement, le verdissement de la fiscalité n’est pas encore devenu une priorité du gouvernement alors que le Premier ministre a rappelé dans son discours que, là encore, nous étions très en retard par rapport à nos voisins européens. FNE s’emploiera donc, de nouveau, à rappeler que le premier levier en matière de fiscalité est la suppression des niches fiscales défavorables à l’environnement.
Des lettres de cadrage pour les ministres.
La bonne nouvelle concerne l’annonce par le Premier ministre de lettres de cadrage pour l’ensemble des ministères. Ainsi, même le ministère de la culture participera à la mise en œuvre de la transition écologique ! FNE est satisfaite de la prise en compte d’une demande formulée dans l’Appel des 3000, son cahier de propositions rédigé à l’occasion de l’élection présidentielle.
Bruno Genty, président de FNE : « Arrivés assez inquiets, nous repartons avec quelques satisfactions et encore beaucoup d’interrogations. Qu’il s’agisse de la fermeture de Fessenheim, de la création d’une agence de la biodiversité ou encore de la réforme de la fiscalité, nous attendons avec impatience de connaître les détails de la mise en œuvre et les budgets alloués. L’ambition est là mais nous avons vécu trop de déconvenues par le passé pour nous laisser aller à un débordement de joie. Je reste inquiet sur le financement du dialogue environnemental même si je me réjouis de voir que le dialogue avec les autres parties prenantes a plutôt bien fonctionné lors de cette conférence environnementale ».
Communiqué de presse de FNE, 15/09/2012. Site web : www.fne.asso.fr
L’Office National des Forêts (ONF) confisque les forêts d’État aux citoyens lambda afin d’offrir les plus beaux cerfs à quelques chasseurs privilégiés. En effet, pour cacher cette pratique aussi honteuse et néfaste que lucrative, l’Office interdit aux non-chasseurs le plaisir d’assister au brame, et par la même occasion, aux ramasseurs de champignons de profiter de la fonge sylvestre. Inadmissible pour un établissement censé être public, mais qui l’est de moins en moins !
De plus en plus de forêts domaniales sont fermées au public de la mi-septembre à la mi-octobre, en pleine période de brame, afin de vendre à des chasseurs les cerfs aux ramures les plus développées. Il est si facile d’approcher les cerfs totalement affairés à leurs amours démonstratives. En effet, lors de cette période absolument magique pour les amoureux des forêts, les grands mâles changent de comportement, tout absorbés à attirer les biches en les ralliant à leur brame (1). C’est d’ailleurs une période très éprouvante physiquement pour eux : ils ne mangent presque rien et n’ont pas de répit, épuisés par les combats, les accouplements et la surveillance de leur harde...
Pourtant c’est à cette période que chaque année, les plus beaux cerfs sont sacrifiés, contre monnaie sonnante et trébuchante, à quelques riches amateurs de trophées prestigieux. On est là bien loin d’une quelconque chasse de régulation, mais bien face à une déviance de plus en plus marquée de la chasse aux trophées et à une scandaleuse vente du patrimoine naturel des Français par une officine d’État (2) qui remplit de moins en moins son rôle de gestionnaire du patrimoine forestier national.
Cette chasse est doublement néfaste aux animaux. Elle se pratique dans la période de reproduction, particulièrement délicate chez les cervidés : une femelle n’est en chaleur que quelques heures et la perturbation de leur rassemblement compromet gravement les chances de perpétuation de l’espèce. De plus, cette chasse agit exactement à l’inverse de la sélection naturelle : elle élimine les spécimens en meilleure santé, appauvrissant ainsi le potentiel génétique des cervidés et mettant à mal la santé de leurs populations.
L’ONF semble bien peu fier de cette façon de faire. Aussi, pour permettre ce commerce, il interdit aux promeneurs, ramasseurs de champignons, naturalistes et autres amoureux de la nature de pénétrer, un mois durant, dans quelques-unes des plus belles forêts d’État.
L’ASPAS reçoit de plus en plus d’appels et de courriers d’usagers des forêts qui se voient exclus de leurs sites préférés, transformés en chasse privée, comme en forêt domaniale de Grésigne (Tarn) où l’interdiction court du 15 septembre au 15 octobre.
L’ASPAS en appelle aux ministères de tutelle de l’ONF (ministère de l’Agriculture et ministère de l’Écologie) pour que ces chasses cessent, que les promeneurs puissent jouir de l’automne en forêt et pour que les beaux cerfs puissent se reproduire en paix afin d’assurer les générations à venir.
Le drame du cerf, c’est l’ONF !
(1) Le brame est le cri rauque que poussent les cerfs afin d’attirer à eux les biches lors de la période des amours qui va de début septembre à mi octobre selon les massifs.
(2) L’ONF est un EPIC (Établissement Public à caractère Industriel et Commercial).
Communiqué de presse de l’ASPAS, 17/09/2012. Site web : www.aspas-nature.org
Un nouveau loup a encore été tué, par un chasseur, ce matin en Haute-Savoie. Officiellement, il ne s’agit pas de chasse, mais de « tir de défense », sous couvert d’un arrêté préfectoral de complaisance qui autorisait un éleveur à déléguer à 3 chasseurs le tir d’un loup. Bien loin de ce que les initiateurs du « protocole loup » avaient décidé lors de sa publication, nous arrivons à ce jour à la résurgence de la chasse au loup, revendiquée depuis 2008 par la Fédération Nationale des Chasseurs.
Ce matin, vers 8h30 à Montmin (Haute-Savoie), un des trois chasseurs mandatés par un éleveur a abattu une louve. Cela dans le cadre d’un arrêté de tir de défense, c’est-à-dire un tir censé défendre un troupeau en cas d’attaque. Mais on voit bien là, la démonstration de ce que nous craignions et dénoncions depuis la mise en place de ce dispositif : une mascarade qui cache en fait la résurgence de la chasse au loup, alors qu’officiellement et légalement ce dernier est toujours protégé par le droit français et européen.
Cette mascarade, avec les tirs de défense qui se transforment en chasse à l’affût au loup, a son pendant avec les « tirs de prélèvement » qui localement se transforment en battue au loup réunissant le banc et l’arrière banc des fédérations de chasse.
Au lendemain de la « Conférence Environnementale » l’ASPAS en appelle à Mme La Ministre de l’Écologie pour une meilleure maîtrise de ce dossier, certes difficile, mais qui ne trouvera pas de solution en transformant le loup en espèce gibier. L’ASPAS demande l’arrêt immédiat des dizaines d’autorisations qui ont été délivrées sans retenue par les préfets des départements concernés, puisque nous en sommes aujourd’hui à quelque 119 arrêtés de tirs de défense, et 5 arrêtés de tirs de prélèvement, tout cela pour 150 à 200 loups actuellement présents en France.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, il y a plus d’autorisations de tirs d’animaux (44 arrêtés !!!) que de loups présents dans ce département !
C’est la démonstration de l’anarchie totale de ce dossier qui a complètement échappé au ministère de l’Écologie. Tout ce gâchis, sans pour autant qu’apparaisse le moindre apaisement dans ce conflit qui oppose la profession agricole aux protecteurs de la nature. Et pour lequel le ministère de l’Écologie s’est fait complètement déborder. Le seul écho qui nous parvient du ministère, c’est celui des fusils des chasseurs.
Communiqué de presse de l’ASPAS, 17/09/2012. SIte web : www.aspas-nature.org
Viande bovine « bio » : un label qui trahit la confiance des consommateurs. Malgré la crise économique, les consommateurs se tournent de plus en plus vers les produits issus de l’agriculture biologique, notamment la viande. Le « bio », loin d’être une simple mode, répond à une attente sociétale forte dans les domaines de l’environnement et de la protection animale.
Ainsi, le règlement européen n° 834/2007 encadrant la production biologique précise que « toute souffrance est réduite au minimum pendant toute la durée de vie de l’animal, y compris lors de l’abattage ». Pour autant, aucune exigence spécifique sur la fin de vie de l’animal n’est mentionnée dans le texte communautaire, contrairement aux viandes « label rouge » où les notices techniques nationales précisent les grands principes de l’opération d’abattage à respecter pour obtenir l’obtention d’un tel label (notamment l’amenée des animaux au poste d’étourdissement).
Invoquant l’imprécision du texte européen, l’organisme français de certification « Ecocert » vient donc de délivrer le label « agriculture biologique » à des steaks hachés « halal », provenant de bovins égorgés et non insensibilisés avant la saignée. Ces steaks hachés seront commercialisés
dans quelques jours sous la marque « Tendre France ».
En 2010 et 2011, l’OABA avait interpellé la FNAB (Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique), l’Agence Bio et le ministère de l’Agriculture (DGPAAT) sur ce sujet. Nous estimions en effet, comme beaucoup d’éleveurs, que l’abattage sans étourdissement préalable n’était pas compatible avec les principes de l’agriculture biologique qui prônent un plus grand respect des animaux. Ni le ministère, ni la FNAB et l’Agence Bio n’avaient daigné répondre à nos courriers. Un silence qui trouve aujourd’hui son explication : la certification bio admet désormais les méthodes d’abattage particulièrement douloureuses pour les animaux.
« Ecocert » prend donc le risque de voir les consommateurs se détourner de la viande bovine « bio », dans la mesure où ce label n’est plus synonyme de respect du bien être animal.
Communiqué de presse de l’Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir, 17/09/2012. Site web : www.oaba.fr
La recette d’une corrida de "bienfaisance", prévue à Dax, le 14 octobre prochain, devait être remise au groupe Emmaüs.
Après plusieurs discussions, la déléguée à la communication du groupe Emmaüs France certifiait à Claire Starozinski, présidente de l’Alliance Anticorrida, le 30 août : "L’organisme organisant cette corrida a contacté plusieurs groupes Emmaüs qui ont refusé leur proposition. Cependant le groupe Emmaüs Bordeaux développement a accepté. Emmaüs France ne cautionne pas cette pratique, mais les groupes sont indépendants financièrement comme politiquement, nous ne pouvons donc pas intervenir".
Une très large mobilisation et le lancement d’une pétition sur le site change.org et les réseaux sociaux a conduit le président des associations d’Emmaüs Gironde à faire voter, en conseil d’administration du 1e septembre, une décision visant à refuser les bénéfices de cette corrida. ...Comme l’avaient déjà fait ces dernières années Les paralysés de France, Les Restos du cœur ou l’Association pour le Don d’Organes et de Tissus humains, l’association Rêves ou encore À chacun son Everest, à la demande de l’Alliance anti-corrida.
Après dix jours de négociations avec les dirigeants d’Emmaüs, cette avancée supplémentaire dans la lutte pour l’abolition de la corrida permet à l’Alliance anti-corrida de réaffirmer, une fois encore, sa capacité à dialoguer, organiser des débats et de vastes manifestations dans le respect des valeurs et des personnes. La présidente de l’Alliance anticorrida remercie "vous tous, qui avez soutenu nos démarches de façon courtoise et argumentée, et qui voyez aujourd’hui vos efforts récompensés. Vous pouvez écrire à Emmaüs pour les remercier, et ne pas les oublier en fin d’année..."
Communiqué de presse de l’Alliance anticorrida, 03/09/2012. Site web : http://www.allianceanticorrida.fr
Le Réseau "Sortir du nucléaire" proteste contre les propos d’Arnaud Montebourg et d’autres membres du gouvernement sur le nucléaire, qui témoignent une fois de plus, avant même la "conférence environnementale" de septembre prochain, que la remise en cause de cette technologie n’est pas à l’ordre du jour.
Des propos mensongers :
Dimanche 26 août, Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, a déclaré sur BFM TV que le nucléaire était une "filière d’avenir" et "une énergie pas chère et abordable".
Comment qualifier d’"énergie d’avenir" une technologie du siècle dernier, qui écrase les vraies énergies de demain que sont les énergies renouvelables et empêche la mise en œuvre de mesures massives d’économie d’énergie ? Une technologie génératrice de déchets ingérables dont les générations futures porteront le fardeau pendant des millénaires ? Une technologie dont les impacts sanitaires, au Japon comme en Biélorussie, plombent des territoires pour des siècles ? Comment parler d’énergie "pas chère" au regard des coûts vertigineux, en partie attestés par la Cour des Comptes, dont on commence tout juste à cerner les contours, de la gestion des déchets et du démantèlement des centrales ?
Montebourg se contredit :
On remarquera la souplesse intellectuelle de M. Montebourg, qui déclarait lors de la campagne des primaires socialistes vouloir "dépasser le nucléaire", qui n’était alors selon lui, "comme toutes les autres sources d’énergie non reproductibles" (lire "renouvelables") qu’une "solution transitoire" dont "chacun sait bien qu’on en sortira, à un moment ou un autre." Montebourg appelait alors à "ne plus [faire du nucléaire] la base de notre production énergétique que l’on complète par des énergies renouvelables." Il concluait : "Il faut donc hisser notre société par-dessus l’horizon du nucléaire et envisager la suite car le nucléaire est dépassable."[1]
Il aurait évidemment fallu tout ignorer des liens privilégiés de M. Montebourg avec l’industrie nucléaire pour prendre de tels propos pour argent comptant. L’ex-député de Châlon-sur-Saône, commune où est implanté un important site de production d’Areva, s’est-il depuis fait remonter les bretelles ? Ou bien est-il tout simplement revenu de son plein gré à ses convictions profondes ?
Pourquoi débattre si on ne peut toucher au nucléaire ?
Les derniers propos d’Arnaud Montebourg ne font que confirmer les signaux donnés par François Hollande, qui a repoussé la fermeture de la centrale Fessenheim aux calendes grecques et demande l’accélération des travaux de la mine d’uranium d’Imouraren au Niger. Manuel Valls a apporté son soutien au ministre, tandis que Delphine Batho, ministre de l’écologie, a réaffirmé qu’il n’a "jamais été question ni de sortir ni d’abandonner le nucléaire". Alors que de nombreux pays européen ont décidé d’abandonner cette énergie, les ministres français restent campés sur une position archaïque.
Les orientations pronucléaires du gouvernement ne sont certes pas une surprise (et à ce titre, on peut se demander ce qu’espèrent encore les quelques ministres écologistes). Toutefois, dans ce contexte, on peut se demander à quoi est censée servir la conférence environnementale qui sera organisée en septembre prochain, et le débat sur l’énergie qui en découlera. À quoi bon réunir les associations, syndicats et élus si les décisions sont déjà prises et annoncées par le gouvernement ?
Par son immobilisme, le gouvernement se coupe de la population, qui est majoritairement favorable à une sortie du nucléaire. Le 13 octobre prochain, des mobilisations dans plusieurs villes de France fourniront une occasion de rappeler que nous souhaitons en finir définitivement avec le risque nucléaire [2] !
Notes :
[1] http://www.arnaudmontebourg2012.fr/...
[2] http://groupes.sortirdunucleaire.or...
Communiqué de presse du Réseau "Sortir du nucléaire", 27/08/2012. Site web : www.sortirdunucleaire.org
Deux agents de l’État violemment agressés par un éleveur de moutons dans le Mercantour :
L’impunité accordée à certains éleveurs de moutons a encouragé l’un d’eux à des voies de faits particulièrement violentes sur des agents de l’État venus, à sa demande, réaliser une expertise suite à une attaque sur son troupeau. Après un soutien inconditionnel de quelques élus, des dizaines d’autorisations de tirs de loups octroyées par les préfets, l’appel au braconnage des loups lancé par un député européen, on assiste maintenant à une recrudescence de violences de plus en plus fortes provenant d’une partie des acteurs de la filière ovine. Curieusement, l’affaire est restée sous silence.
Le 8 août, sur la commune de Villeneuve d’Entraunes (06), trois agents du Parc National du Mercantour qui réalisaient une expertise suite à une attaque de canidé sur un troupeau de moutons, ont été violemment agressés par l’éleveur propriétaire du troupeau qui pourtant avait fait appel à eux. Un agent a reçu un coup de tête et des coups de manche de pioche, l’autre a reçu des soins nécessitant des points de suture à la mâchoire.
Si une enquête est bien en cours, l’ASPAS s’étonne du mutisme total qui entoure cette affaire pourtant très grave. Alors que chaque agression envers des policiers ou gendarmes fait l’objet d’une très forte médiatisation, il semblerait que le silence total soit de rigueur lorsqu’il s’agit d’agents de Parcs Nationaux, qui ont pourtant pour mission, entre autre, d’assurer la police de la nature. À moins qu’il ne s’agisse là de la démonstration d’une impunité totale donnée à certaines catégories socioprofessionnelle, au détriment de la protection des agents de l’État et de la préservation de la nature…
L’ASPAS en appelle au ministère de l’Écologie pour condamner très fermement de tels actes, réaffirmer son soutien aux personnels de ses établissement publics, remettre un peu d’ordre dans le dossier du loup qui depuis ces dernières années lui a complètement échappé : plus de 80 autorisations de tirs de loups ont été délivrées cette année par les préfets !
Il n’est plus admissible que le loup continue de servir de bouc émissaire à la crise que traverse la filière ovine. L’ASPAS demande non seulement une réelle prise en compte de la biodiversité dans les politiques publiques, mais également que l’on sorte enfin de cette « crise du loup et du pastoralisme » qui ne pourra se faire que par une généralisation des mesures de protection des troupeaux. Seule la cohabitation « intelligente » permettra la pérennité d’un élevage extensif de qualité. Le tir d’un ou de plusieurs loups n’a jamais, dans aucun pays, permis de protéger durablement les troupeaux. Entretenir cette croyance est totalement irresponsable. L’avenir de la faune sauvage et des activités économiques traditionnelles ne peut se faire avec de telles gesticulations.
Faute de quoi, les violences comme celles du 8 août se généraliseront sans que la filière ovine ne sorte de la crise, sans que les services de l’État ne puissent assurer leur mission, et sans que la protection de la nature ne puisse sortir des discours auxquels plus personne ne croit.
Communiqué de presse de l’ASPAS, 22/08/2012. Site web : www.aspas-nature.org
Dans la nuit du 23 au 24 juillet, un train transportant du combustible usé italien hautement radioactif a quitté Vercelli (Piémont-Italie) pour rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes (Manche). Il a ensuite traversé 12 départements et est arrivé ce jour à Valognes peu avant midi, avec un peu de retard par rapport aux horaires prévus.
Malgré les risques, les autorités ne fournissent aucune information sur ce type de transport, et taisent leur existence et leur dangerosité pour les riverains, la population, les salariés concernés et l’environnement. Et la situation empire de plus en plus. En effet, sur ce convoi, tout a été fait pour que les militants ne puissent suivre sa trace. Des stratagèmes ont même été employés pour faire passer ce convoi pour un train « classique » et pour éviter les rassemblements prévus sur son parcours, comme à Joigny et Versailles. Pourtant, la Charte constitutionnelle de l’environnement impose un principe de participation du public sur les décisions touchant à l’environnement.
Ce convoi a été autorisé par une décision du chef du département de la sécurité nucléaire rattaché au service de défense, de sécurité et d’intelligence économique du Ministère de l’Ecologie dans le cadre d’un accord bilatéral France-Italie signé en 2006 et ratifié par un décret de 2007 (1). Ainsi, dans le cadre d’un contrat conclu entre AREVA et la société italienne SOGIN (Société de gestion des installations nucléaires), AREVA doit traiter à l’usine de La Hague 220 tonnes de combustible usé issus des réacteurs italiens en démantèlement. Or, les délais de retour en Italie de ces déchets ne semblent pas justifiés techniquement. A l’occasion du premier transport de combustible usé italien vers l’usine de La Hague, l’ASN avait d’ailleurs tenu « à rappeler publiquement ses réserves » sur l’accord intergouvernemental encadrant ces transports (2).
Le Réseau “Sortir du nucléaire“ a donc décidé de contester la légalité de ce transport en intentant un recours devant les juridictions administratives contre l’autorisation d’exécution du convoi.
En Italie comme en France, le nucléaire est une impasse : on ne sait pas quoi faire des déchets radioactifs. Une seule solution : sortir au plus vite du nucléaire.
Notes :
(1) Cet accord a été signé le 24 novembre 2006 et ratifié par le décret n° 2007-742 du 7 mai 2007, voir http://www.legifrance.gouv.fr/affic...
(2) http://www.asn.fr/index.php/S-infor...
Communiqué de presse du Réseau "Sortir du nucléaire", 25/07/2012. SIte web : http://www.sortirdunucleaire.org
La FLAC fait plier l’Observatoire National des Cultures Taurines, qui après un long bras de fer, a du retirer la liste falsifiée de psychiatres de son site.
C’est une grande victoire pour la Fédération de Liaisons Anti-Corrida (FLAC) et le collectif de psychiatres (opposés à la corridas) qui a longuement œuvré pour rétablir la vérité.
L’observatoire en question, orchestré entre autres par André Viard, n’a rien d’officiel ni de national. Il est un simple groupe de lobbyistes taurins qui tente par tous les moyens d’imposer à notre pays ses intérêts pour leur bien cruelle distraction… Moyens pas toujours honnêtes, comme ils l’ont prouvé à plusieurs reprises (fausse liste d’élus, conflit d’intérêt du directeur du patrimoine Philippe Belaval, et maintenant fausse liste de psys).
Retrouvez les détails de cette affaire en lisant les articles des quotidiens Objectif Gard, Midi libre et La provence ; vous découvrirez l’ampleur de ce scandale absolu. L’ONCT, en réaction aux dénonciations par les spécialistes de l’enfance et de la psychiatrie de la violence de la corrida et de ses impacts sur les enfants, invente une liste de psys soi-disant « favorable à la corrida ». Mensonges !
Sommé de retirer sa liste, la page de l’ONCT est désormais inaccessible : http://www.culturestaurines.com/com...
Mais vous pouvez retrouver la liste mensongère des 150 psychiatres grâce à la sauvegarde du collectif de psys (véritables ceux-là !) qui dénoncent les traumatismes causés aux enfants témoins de violence envers les animaux, et l’accoutumance à la violence que la corrida représente.
Certains blogs continuent à propager le mensonge mais sans oser reproduire la liste. Quel bel aveu !
Ces méthodes particulièrement frauduleuses ont été portées à la connaissance de la nouvelle ministre de la Culture Aurélie Filippetti par une lettre cosignée de la Présidente de la FLAC et du Professeur H. Montagner.
Car n’oublions pas que c’est l’ONCT, à l’origine de cette fausse liste, qui est initiateur de l’inscription de la corrida à l’inventaire du Patrimoine Culturel Immatériel de notre pays. Tout cela s’ajoutant au fait qu’éthiquement, cette inscription est une véritable honte pour notre pays.
Communiqué de presse de la FLAC, 18/06/2012. Site web (sur lequel vous retrouverez notamment des liens vers des articles de presse liés à cette affaire) : http://www.flac-anticorrida.org
Une étude scientifique menée par l’Université d’Aston, en Angleterre, et soutenue par les ONG Générations Futures et Antidote Europe, parue dans le journal scientifique à comité de lecture PLoS One démontre les effets néfastes de mélanges de certains pesticides couramment utilisés.
Pourquoi cette étude : L’évaluation des risques pour la santé de mélanges de substances chimiques a été éludée jusqu’ici faute d’une méthode appropriée. Or chacun d’entre nous, quel que soit son âge, est exposé journellement à des dizaines de substances chimiques de synthèse dont on ignore les toxicités en mélange . Générations Futures et
Antidote Europe se sont donc associés pour s’attaquer à ce problème urgent. Les deux associations ont demandé à une équipe universitaire
réputée de tester les activités de mélanges de trois fongicides fréquents (pyrimethanil, cyprodinil et fludioxonil) sur des cellules gliales et neuronales représentatives du système nerveux central humain.
Les résultats de ces travaux scientifiques viennent d’être publiés sous
le titre : A preliminary investigation into the impact of a pesticide combination on human neuronal and glial cell lines in vitro, M.D. Coleman & al., PLoS ONE (2012) : http://www.plosone.org/article/info....
Résultats : En combinaison, ces fongicides exercent sur les cellules
gliales d’énormes stress oxydants les obligeant à stimuler considérablement l’expression de peroxydases (très peu stimulés par les
fongicides seuls) et surtout d’enzymes de neutralisation des radicaux
oxygène (effet comparable à celui du cyprodinil). Sous l’effet du mélange, mais pas des fongicides seuls (sauf le cyprodinil), ces cellules entrent en apoptose (suicide cellulaire).
Les cellules neuronales sont également affectées par le mélange des
fongicides, principalement en stimulant l’expression de peroxydases (pas
ou peu stimulés par les fongicides seuls), des enzymes de neutralisation
des radicaux oxygène (pas affectés par les fongicides seuls sauf le cyprodinil) et une très forte mobilisation des gènes signalant l’entrée
en apoptose (peu affectés par les fongicides seuls sauf le cyprodinil)
Rappelons que le stress oxydant joue un rôle important dans la maladie
d’Alzheimer, qui se caractérise aussi, comme la maladie de Parkinson, par
une atrophie corticale, deux des effets observés massivement avec ces
mélanges de fongicides. Les responsables de l’étude confirment que les
résultats sont préoccupants.
« Ce travail montre que certains pesticides, isolément ou en
combinaisons, peuvent induire du stress et des modifications du devenir des cellules humaines. Ils peuvent aussi interférer avec des processus
cellulaires basiques comme celui de la production d’énergie. Ces effets ont
été mis en évidence à des concentrations proches de celles trouvées
dans nos aliments. Ce travail suggère que nous devrions faire davantage
d’efforts pour restreindre l’utilisation des pesticides dans les cultures
destinées à l’alimentation,.. » Déclare le Professeur Michael Coleman,
responsable de l’étude.
« Les résultats de cette étude sur une combinaison de trois résidus de
pesticides que nous avions trouvés sur une même grappe de raisin en 2008, montrent que l’évaluation du risque ne rend pas compte d’éventuels
effets de synergie entre pesticides, ce qui peut conduire à une sous-estimation grave du risque pour l’homme et l’environnement. Nous
demandons à l’ANSES et à l’EFSA de mener d’urgence les recherches
qui s’imposent dans ce domaine et, dans l’attente de résultats exhaustifs, d’abaisser significativement les limites maximales en résidus tolérées dans les aliments, dans un soucis élémentaire de précaution », déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.
Les méthodes à cette fin sont à disposition, affirme Claude Reiss,
président d’Antidote Europe.
Communiqué de presse d’Antidote Europe, 04/08/2012. Site web : http://antidote-europe.org
La "réforme nuisible" de 2012 sur les animaux sauvages est clairement pro-chasse et incohérente ; l’ASPAS est en colère.
Désormais, il y aura les "bons" nuisibles et les "mauvais" nuisibles : un vrai gag ! Derrière cette réforme absurde, voulue par les chasseurs, se cache la volonté d’empêcher les associations de protection de la nature de faire respecter le droit. Comme d’habitude, le lobby des chasseurs a exigé que l’état soit à sa botte : quand les lois ne leur plaisent pas, ils les changent en leur faveur.
Cette réforme a vu le jour par décret du 23 mars 2012, mais elle fait actuellement l’objet d’une consultation publique sur le site du ministère de l’Écologie et sera mise en application dans les jours prochains. Elle attribue désormais aux animaux dits "nuisibles" trois sortes de statuts :
1) Les « étrangers » : par arrêté ministériel annuel, les ragondin, rat musqué, chien viverrin, vison d’Amérique et raton laveur sont classés sur l’ensemble du territoire national « espèces exogènes ». Cet acte prévoit leur éradication sans restriction ni de temps, ni de lieu, y compris dans les départements où leur présence n’a jamais été observée ! Est également concernée l’oie bernache du Canada qui, il y a peu, n’était même pas considérée comme chassable.
2) Les « mauvais » nuisibles, prédateurs des espèces « gibier », donc compétiteurs directs des chasseurs : renard, fouine, martre, belette, putois, pie bavarde, corneille noire, corbeau freux, geai des chênes et étourneau sansonnet. Ces espèces seront classées département par département, mais dans un arrêté ministériel valable trois ans.
3) Les « bons » nuisibles : un troisième arrêté concerne les espèces qui , en termes économiques, sont responsables de plus de 80 % des dégâts : sanglier, lapin de garenne et pigeon ramier. Ces espèces, chéries par les chasseurs, continueront de dépendre d’arrêtés préfectoraux, après consultation de la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) largement dominée par… les chasseurs.
La réforme des « nuisibles » est directement faite pour contrer les actions des associations, ASPAS en tête, qui gagnaient régulièrement leurs recours contre les arrêtés préfectoraux annuels donnant les listes de "nuisibles". Désormais, ces recours associatifs seront empêchés pendant trois ans ! Cette réforme de la chasse n’a aucune justification scientifique, ni économique ou sanitaire.
Si cette réforme ne tient pas compte des réalités biologiques et des aspirations écologiques des français, elle ne tient pas compte non plus des réalités de l’agriculture d’aujourd’hui. Abattre les renards pour "protéger" les faisans de tir lâchés juste avant les parties de chasse, coûte un lourd tribut aux agriculteurs, notamment ceux, de plus en plus nombreux, qui pratiquent le semi-direct (culture sans labour) ou ceux qui ont leur prairies dans les départements envahis par le campagnol des champs.
Comme toutes les réformes du droit de la chasse qui se sont succédées à un rythme soutenu depuis 10 ans, celle-ci est rédigée par les chasseurs pour les chasseurs. Elle s’inscrit parfaitement dans la politique pro-chasse voulue par le dernier gouvernement et qui semble se poursuivre avec celui-ci !
Communiqué de presse de l’ASPAS, 18/07/2012. Site web : www.aspas-nature.org
A l’occasion d’une visite du Président français dans un élevage produisant du foie gras, l’organisation de défense des animaux GAIA vient d’adresser à François Hollande une boîte de "faux gras de GAIA", en mettant au défi la France de produire un foie gras alternatif sans gavage, ainsi que l’exige la réglementation européenne.
Le 28 juillet, le président de la république française François Hollande a visité une ferme du sud-ouest produisant du foie gras, en réaction à la récente interdiction californienne de la production et de la vente de foie gras. Tandis qu’un rapport européen expose les atteintes à la santé des oies et des canards imputables au gavage : défaillance du foie, stress thermique, diarrhées et halètements, risque de lésions de l’œsophage ou d’éclatement du jabot, mortalité multiplié par 10... le président français a vanté les mérites d’une production réalisée dans le respect "du confort des animaux".
Devant telle contradiction, l’organisation de défense des animaux GAIA vient d’adresser au président français une boîte de faux gras de GAIA, une alternative végétale cuisinée à la truffe et au champagne, et que la plupart des supermarchés de Belgique distribuent à hauteur de 160 000 pots par an. Michel Vandenbosch, Président de GAIA a écrit à François Hollande : "je vous recommande de le servir avec l’un de ces bon vin liquoreux dont la France a le secret, et de le goûter accompagné d’un confit d’oignon. Vous verrez : c’est délicieux, et les canards épargnés le plébiscitent !"
La Belgique a une longueur d’avance :
Michel Vandenbosch en a profité pour rappeler qu’une Recommandation européenne interdit les méthodes d’alimentation qui "sont source de lésions, d’angoisse ou de maladie pour les canards". Les pays producteurs de foie gras, dont la France en premier lieu, bénéficient cependant d’un sursis à condition d’engager des recherches pour remplacer le gavage par d’autres méthodes d’engraissement. A ce jour, la France n’a pas répondu à cette exigence et n’a développé aucune alternative au gavage. Cependant, en Belgique, l’ancien Ministre wallon de l’Agriculture Benoit Lutgen a appelé l’an dernier les universités et les écoles de cuisine à élaborer des projets, et le plus intéressant sera financé.
Michel Vandenbosch a ainsi invité la France à faire également preuve de créativité : "Qui mieux que la France, dont la créativité gastronomique est mondialement reconnue, pourrait développer ce nouveau produit, débarrassé des méthodes douloureuses du passé ? Voilà l’occasion de réaffirmer la place de votre beau pays en tête de l’innovation culinaire en mariant les exigences morales d’aujourd’hui et le plaisir du goût".
31/07/2012. Informations : www.gaia.be
Chers amis de combat,
Dans Midi libre aujourd’hui, l’article suivant : "La fin de Graines de toreros".
Des capeas sans mise à mort, une enveloppe passée de 90 000 à 30 000 euros et trois organisateurs au lieu d’un : le tournoi graines de toréros n’aura pas survécu à l’affaire "Rodilhan" où, le 8 octobre, pour la finale, des aficionados s’étaient acharnés sur des antis. A sa place, Agglo Toro, une succession de rendez-vous dans les arènes auxquels ni les organisateurs (deux écoles et une association) ni ceux qui payent ne semblent croire.
Même René Abric, défenseur des cultures taurines à l’Agglo et maire de Langlade, monte au créneau en réclamant au président Fournier au moins une finale avec mise à mort.
L’action de Rodilhan, organisée par Animaux en Péril, le CRAC Europe pour la protection de l’enfance et Droits des Animaux le 8 octobre 2011, aura donc permis la suppression des séances de torture de « graine de tortionnaire » ! Un immense merci aux 95 participants ! Nous préparons la suite pour 2012 !
Communiqué de presse du Crac Europe, 01/07/2012. Site web : www.anticorrida.com
Chasser plus d’espèces, dans davantage de lieux, toujours plus longtemps ;
Favoriser l’exercice de la chasse, disposer de nouveaux droits, privilèges et avantages divers ;
Réduire les droits des associations s’opposant à la chasse et des non-chasseurs.
… telles sont les principales revendications des organismes représentatifs des chasseurs.
Alors que les sondages démontrent que les Français-es considèrent la protection de la biodiversité comme un enjeu majeur, qu’ils sont majoritairement opposés à la chasse et souhaitent la reconnaissance du caractère « sensible » des animaux sauvages (avec les mesures de protection contre les mauvais traitements qui en découlent), force est de constater la manière assidue et appliquée du gouvernement UMP à répondre ces cinq dernières années aux réclamations des chasseurs, pourtant minoritaires (à peine 1,7% de la population). Jamais autant de nouveaux privilèges ne leur ont été accordés que pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, en pleine contradiction avec la préservation de la biodiversité, l’intérêt général et les valeurs éthiques partagées par la majorité des citoyen-ne-s. Plus d’une quarantaine de mesures correspondant aux souhaits des chasseurs ont été prises. A l’inverse, seules 3 leur étant défavorables ont été prises… dont 2 annulées par la suite.
Les périodes de chasse ont été plusieurs fois augmentées (notamment celles des oiseaux d’eau et de passage). La liste des espèces chassables également (ajout d’une espèce et promesse d’en ajouter deux autres sous peu). Les territoires chassables ont de même été élargis (possibilité de chasser toutes les espèces dans le domaine maritime public, possibilité de chasser dans des espaces protégés notamment dans tous les nouveaux Parcs Nationaux).
Une convention de partenariat entre les ministères de l’Education Nationale, de l’Ecologie et la Fédération Nationale des chasseurs a été établie, permettant aux chasseurs d’effectuer des actions en milieu scolaire, lesquelles sont généralement, ainsi qu’en témoignent les articles de presse, entachées de prosélytisme pro-chasse et donc en violation du principe de neutralité de l’enseignement. Les Fédérations des chasseurs, associations représentant pourtant une activité à l’origine d’un important préjudice écologique1, sont maintenant reconnues comme des organismes de « protection de la nature ». L’article de loi qui prévoyait un décret fixant les règles de sécurité à la chasse a été supprimé, les chasseurs décidant désormais de leurs éventuelles règles de sécurité. Le pouvoir des fédérations de chasseurs a été à plusieurs reprises renforcé et la représentativité des chasseurs a été accrue.
La législation concernant le statut de « nuisible » a été modifiée, principalement pour empêcher les recours des associations de protection de la nature en cas de classements abusifs et illégaux. Un délit d’obstruction à un acte de chasse a été instauré afin de condamner les opposants aux chasses à courre, qui organisaient sur le terrain des actions pacifiques. Les Préfets peuvent maintenant imposer à un propriétaire de faire chasser les animaux sur sa propriété sous peine d’engager sa responsabilité financière. Il s’agit d’un grave recul sur la reconnaissance du droit de « non-chasse » qu’ont les citoyens, au nom des convictions personnelles et de l’objection de conscience.
Nous avons dressé ci-dessous la liste des principaux arrêtés, décrets et lois concernant la chasse, parus pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy (liste non-exhaustive) :
Autorisation pour les jeunes de 15 à 16 ans en chasse accompagnée de chasser à l’arc (arrêté du 18 août 2008).
Suppression du décret fixant les mesures de sécurité, les chasseurs décident désormais de leurs éventuelles règles de sécurité (loi du 18 décembre 2008).
Réduction de moitié du montant de la redevance du permis de chasser pour les chasseurs nouveaux ou âgés de 16 à 18 ans (loi du 18 décembre 2008).
Pour beaucoup d’infractions, le retrait du permis de chasser ne peut désormais se faire que sur demande d’un juge (loi du 18 décembre 2008).
Facilitation des conditions de vente des animaux tués, suppression des formalités de transport (loi du 18 décembre 2008).
Autorisation d’utilisation de grands ducs artificiels pour la chasse et la destruction des dits nuisibles (loi du 18 décembre 2008).
Reconnaissance des fédérations des chasseurs comme organisme de protection de la nature (loi du 18 décembre 2008).
Retrait du loup de cette liste des espèces menacées d’extinction en France ce qui en facilite la destruction (arrêté du 27 mai 2009).
Il n’est plus nécessaire d’être piégeur agréé, ni de tenir un relevé, pour piéger les corvidés (arrêté du 18 septembre 2009).
Prolongation de 5 ans de la limite d’âge pour les lieutenants de louveterie (décret du 22 septembre 2009).
Autorisation de l’utilisation de téléphones et de talkie-walkie pour la chasse au grand gibier (arrêté du 19 janvier 2010).
Convention entre ministères de l’éducation et de l’écologie et la Fédération nationale des chasseurs autorisant ces derniers à intervenir dans les écoles (4 mars 2010).
Condamnation des opposants à la chasse par un délit d’obstruction à un acte de chasse (Décret du 4 juin 2010).
Possibilité de tirer les chevreuils avec des plombs (arrêté du 9 juin 2010).
Réaffirmation et renforcement des droits des lieutenants de louveterie (arrêté du 14 juin 2010).
Modification des limites du nombre d’appelants, permettant d’utiliser théoriquement jusqu’à 2 fois plus de colverts (arrêté du 3 janvier 2011).
Avancement au 1er juin au lieu du 15 août de la chasse en battue du sanglier (décret du 31 mai 2011).
Affirmation et facilitation de la chasse au grand tétras (nouvelle Stratégie Nationale en faveur du Grand Tétras du 8 juillet 2011).
Avancée de l’ouverture de la chasse des oiseaux d’eau dans plusieurs territoires (arrêtés du 20 juillet et du 5 août 2011).
Prolongation de la chasse au pigeon ramier jusqu’au 20 février dans certains départements (arrêté du 13 décembre 2011).
Inscription d’une nouvelle espèce chassable, la bernache du Canada (arrêté du 23 décembre 2011).
Possibilité de chasser toutes les espèces chassables sur le domaine maritime public (seuls les oiseaux d’eau, et le sanglier depuis 2010, l’étaient) (arrêté du 11 janvier 2012).
Suppression de l’obligation du poste fixe pour la chasse des grives du 10 au 20 février (arrêté du 12 janvier 2012).
Autorisation de la chasse par temps de neige des oiseaux issus d’élevage dans les chasses commerciales (arrêté du 13 janvier 2012).
Suspension du moratoire de deux espèces d’oiseaux vulnérables (arrêté du 3 février 2012).
Prolongement de la période de chasse des oies en contournant la législation européenne sous prétexte de fins scientifiques (arrêté du 3 février 2012).
Réaffirmation de la reconnaissance des chasseurs comme protecteurs de la nature et gestionnaires de la biodiversité (loi du 7 mars 2012).
Réaffirmation du rôle des chasseurs dans l’éducation (en particulier les interventions scolaires, souvent entachées de propagande) (loi du 7 mars 2012).
Réduction de moitié du montant de la redevance du permis de chasser pour la première validation (loi du 7 mars 2012).
Possibilité d’imposer à un propriétaire de faire chasser les animaux sur sa propriété et d’engager sa responsabilité financière (loi du 7 mars 2012).
L’éventuel quota d’animaux de certaines espèces pouvant être tués n’est plus fixé « après avis » mais « sur proposition » de la fédération des chasseurs (loi du 7 mars 2012).
Augmentation de la période de chasse dans les chasses commerciales des perdrix et faisans élevés à cet effet (loi du 7 mars 2012).
Augmentation et assouplissement des tirs de loups (arrêté du 16 mars 2012).
Modification de la législation relative au classement des espèces dites nuisibles en un sens favorable aux attentes des chasseurs (décret du 23 mars 2012).
Augmentation des calibres de fusil autorisés pour la chasse (spécification dans la loi sur les armes du 27 février 2012).
A venir d’ici peu :
Avancement de l’ouverture générale de la chasse dans 11 régions.
Avancement de l’ouverture de la chasse du vanneau huppé.
Prolongation de la période de chasse des merles, des grives et des pigeons ramiers dans plusieurs départements.
Prolongation de la période de chasse des oiseaux d’eau dans plusieurs départements du sud.
Utilisation des corvidés comme appelant vivant pour la chasse.
Révision de la notion de « dérangement de la chasse » (en vue notamment de pratiquer la chasse dans les zones sensibles et protégées).
Revue d’étude sur le pinson et le bruant ortolan pour trouver des éléments permettant de légaliser leur chasse.
Affirmation du maintien voire facilitation de la chasse du grands tétras dans les Pyrénées, espèces fortement menacées.
Utilisation d’appelants vivants pour la chasse des corvidés.
Liste des mesures en faveur de la faune sauvage adoptées :
Retrait de la martre et de la belette de la liste des dits nuisibles (arrêté du 2 décembre 2008)… réinsérées 3 mois plus tard ! (arrêté du 18 mars 2009).
Suspension pour cinq ans de la chasse de 3 espèces menacées (arrêté du 30 juillet 2008)… annulée trois ans plus tard ! (arrêté du 3 février 2012).
Interdiction, pour se mettre en conformité avec la législation européenne, du piège non-sélectif nommé « assommoir perché » (arrêté du 29 juin 2011).
Le 17 janvier 2012, Nicolas Sarkozy a réaffirmé que « la chasse demeure une priorité »…
Note : 1. http://www.abolition-chasse.org/rap...
Rassemblement pour l’Abolition de la Chasse
Maison des Associations du 12e
81 avenue Daumesnil
75012 Paris
Site web : www.abolition-chasse.org
Greenpeace lance un projet rigolo... et effrayant à la fois : la célèbre organisation met en ligne un réseau social d’un genre très spécial... En effet, ce dernier recense les femmes et les hommes du secteur de l’énergie nucléaire en France. Vous y trouverez leurs biographies, leurs rôles en faveur de l’atome, mais surtout, les personnes avec qui elles ont des interactions professionnelles. Et ça fait peur ! Parce qu’on se rend compte à quel point tous sont liés, imbriqués, solidaires, et qu’on comprend un peu mieux pourquoi le nucléaire persiste chez nous malgré l’opposition des français !
A voir sur : http://greenpeace.fr/facenuke
En cette période électorale, le réseau Sortir du nucléaire a eu une idée rigolote pour critiquer les candidats pro-nucléaire :
"Alors que les élections présidentielles et législatives approchent à grands pas, mobilisons-nous tous pour faire connaître nos revendications lors des échéances à venir ! Soyons présents dans le débat pour rappeler l’urgence de la sortie du nucléaire.
Candidats pro-nucléaires : af...fichons-leur la honte !
Si nous faisions dire à nos chers candidats ce qu’ils n’expriment pas toujours sur le nucléaire, que diraient-ils ? Nous vous avons concocté une palette de slogans à coller sur vos candidats pro-nucléaires favoris. Téléchargez et imprimez une sélection de messages !
Deuxièmement, rendez-vous visibles lors des meetings et rassemblements politiques ! N’hésitez pas à commander des banderoles, drapeaux, autocollants, et tracts à distribuer".
Visionnez les affiches détournées sur : http://groupes.sortirdunucleaire.or...
Jeudi 5 avril, deux départs de feu ont eu lieu sur une pompe du circuit primaire du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime). Les dommages causés par l’incident ont endommagé l’étanchéité du circuit primaire et provoqué une fuite d’eau radioactive. Il a donc fallu injecter du liquide de refroidissement pour compenser la fuite. Le réacteur est en cours de mise à l’arrêt à froid, sans qu’il soit possible de déterminer si l’arrêt d’urgence engagé est dû à l’incendie ou à la fuite.
EDF a d’abord évoqué un dégagement de fumée sans feu, tandis que pour l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN), le départ d’incendie est lié à "deux petites flaques d’huile" ; cette propension systématique à minimiser les défaillances ne laisse pas d’inquiéter. Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", les affirmations lénifiantes d’EDF et de l’ASN visent une fois de plus à dissimuler aux Français les défauts de sûreté préoccupants et récurrents du parc nucléaire hexagonal.
Une fuite du circuit primaire représente une défaillance extrêmement grave, à double titre.
Tout d’abord, parce que c’est ce circuit qui est censé assurer le refroidissement constant du réacteur, faute de quoi celui-ci pourrait s’emballer. Or cette défaillance d’une des pompes du circuit primaire conduit à une perturbation du refroidissement dont les conséquences pourraient être graves : dans ces conditions il pourrait en effet se produire un déséquilibre brutal de la réaction en chaîne au sein des différentes parties du cœur, pouvant entraîner une dégradation de sa structure.
Par ailleurs, une fuite de liquide du circuit primaire, chargé en radionucléides provenant de l’usure des éléments de combustible, représente une menace potentielle pour l’environnement, ainsi que pour les travailleurs de la centrale et les pompiers amenés à intervenir sur ce réacteur.
La série noire continue :
Le jour même, un des réacteurs de Saint-Laurent-des-Eaux a subi un arrêt d’urgence, concomitant à un "léger dégagement de fumée". Quelques semaines auparavant, c’était la centrale de Cattenom qui cumulait les arrêts, pour des raisons inconnues.
Alors même que l’ensemble des centrales est censé avoir passé, selon EDF, l’épreuve des "stress tests" avec succès et avoir reçu le blanc-seing de l’ASN, cet incident apporte une preuve supplémentaire, s’il en était besoin, que la sûreté du parc nucléaire français est défaillante, en dépit des affirmations de l’industrie et du gouvernement.
Ce grave incident survient sur un réacteur qui a été mis en service en 1992 et qui n’en est donc qu’au deux tiers de sa vie programmée à la conception (30 ans) : ceci renforce notre détermination à exiger une sortie en urgence du nucléaire. Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", il est indispensable que toute la lumière soit faite sur ces graves incidents, ainsi que sur l’exposition des travailleurs et des pompiers à la radioactivité.
À quelques semaines des élections présidentielles, ce nouvel incident devrait, en toute logique, mener les candidats partisans du nucléaire à enfin ouvrir les yeux et revoir leur position. Mais en sont-ils capables ?
Communiqué de presse du Réseau "Sortir du nucléaire", 06/04/2012. Site web : www.sortirdunucleaire.org
Révélations de Générations Futures et de PAN Europe : la commission européenne contourne les règles d’homologation des pesticides…avec la complicité des états membres.
Des firmes phytosanitaires ont bénéficié jusqu’en 2012 du maintien sur le marché de dizaines de leurs pesticides, pourtant “retirés volontairement” en 2007 …par les firmes elles-mêmes ! De plus ces pesticides ont ensuite bénéficié d’une procédure spéciale de ré-homologation, dite de “re-soumission”, malgré leur dangerosité ou les manques importants de données les concernant.
La “re-soumission” est une nouvelle invention mise au point en 2007 dans le secret du Comité Permanent de la Chaîne Alimentaire (1) où siègent des représentants des états et de la commission. Cette invention est formalisée par le règlement 33/2008. Elle accorde une seconde chance d’homologation à l’industrie pour des pesticides comportant pourtant des lacunes dans les données transmises ou présentant des dangers avérés et qui auraient dû être retirés.
Pour pouvoir bénéficier de cette “re-soumission” d’un dossier d’homologation, les firmes devront accepter le “retrait volontaire” de leur pesticide du marché. Ces substances officiellement retirées bénéficieront néanmoins d’une généreuse période de plusieurs années de libre accès au marché, dite “période d’élimination progressive étendue” (2) pendant le processus d’homologation jusqu’à fin 2012 et de la possibilité de présenter un “mini dossier”.
Cette procédure conduit à l’acceptation de pesticides avec des données manquantes ou dangereux !
Nous avons analysé en détail les conditions d’homologation des pesticides dans le cadre de cette procédure de “re-soumission” en nous penchant en détail sur un échantillon de 10 d’entre eux. Dans cet échantillonnage de 10 substances pesticides soumis à la procédure de “re-soumission” et au final tous approuvés, l’évaluation du risque pour l’environnement s’est révélée impossible pour 10 substances sur 10 du fait d’un manque de données ! Dans 8 cas sur 10 l’évaluation du risque pour le consommateur n’a pas pu être finalisée à cause du manque de données. Pour la substance Bromuconazole c’est même 5 données manquantes qui ont été considérées comme acceptables ! (voir rapport complet http://www.generations-futures.fr/p... ).
Des décisions qui exposent à des risques inconnus !
Ces décisions exposent les personnes et l’environnement à des risques inconnus. Les manques de données ne sont pas autorisés par la Directive 91/414 (ni par le nouveau Règlement) ; toutes les études de toxicité requises doivent être réalisées !
Notre étude révèle de plus que les états membres et la commission n’ont jamais interdit dans ce cadre un pesticide seulement pour des risques environnementaux. Dans tous les 10 cas étudiés la condition d’absence d’effets inacceptables pour l’environnement n’était pas remplie. Dans 7 cas sur 10 des risques élevés pour l’environnement ont même été jugés compatibles avec une autorisation. "Il s’agit d’une violation grave des règles et un mépris systématique pour le principal critère d’approbation des pesticides : l’absence de conséquence inacceptable pour l’environnement. Nous demandons l’annulation de ces homologations non-conformes aux exigences de la directive 91/414 et du nouveau Règlement 1107/2009", déclare François Veillerette, porte parole de Générations Futures.
Pourquoi un tel arrangement ?
La menace d’un grand nombre de procès de la part de l’industrie et le désir du pouvoir politique de ‘finaliser’ l’évaluation des pesticides (plus longue que prévue initialement) sont très probablement la cause de ce ‘deal’ étrange avec l’industrie. Cette dernière n’a pas pu résister à une offre si avantageuse et a finalement présenté 87 dossiers de demande d’autorisation dans ce cadre, paralysant ainsi complètement le système d’évaluation de la DG SANCO et de l’EFSA pendant plus de 3 ans ! Sur ces 87 pesticides présentés, 64 ont été homologués à ce jour.
Une situation de blocage du système !
Tout en faisant un tel cadeau à l’industrie, le travail nécessaire de renouvellement du système d’évaluation des pesticides, tel que requis par le nouveau Règlement 1107/2009, est à l’arrêt et aucun travail n’est fait sur la reconstruction des exigences concernant les tests de toxicité, pourtant dépassés, car la procédure de re-soumission a mobilisé les forces de travail de la DG Sanco pendant des années. Aucun travail n’a pu être accompli pour rénover les vieilles méthodes d’évaluation du risque ou pour avancer sur la voie de la substitution des pesticides.
"Il est inacceptable que les états membres et la DG SANCO perdent leur temps avec ces pesticides dangereux uniquement parce qu’ils ont peur de représailles de l’industrie ! Les régulateurs négligent leur mission de protection des personnes et de l’environnement et préfèrent mettre plus de pesticides sur le marché, ce nombre étant passé de 250 en 2008 à 350 à l’heure actuelle !" ajoute Hans Muilerman de PAN Europe.
1 : Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale.
2 : Décision de la Commission 2010/455/EC.
Communiqué de presse de Générations futures, 05/04/2012. Informations et rapport complet sur www.generations-futures.fr
Par cette journée ensoleillée du 24 mars 2012, quelques 2000 personnes s’étaient donné rendez-vous à Nîmes pour une grande manifestation en faveur des animaux, et à destination des candidats à la présidentielle.
Au même endroit, une manifestation anti-corrida avait réuni un millier de personnes deux ans auparavant.
2000 personnes, cela donnait donc un beau défilé, réunissant des tas d’associations parfois très différentes (protection des océans, des chats & chiens, végétariens, anti-corrida, bêtes d’abattoir, etc etc). Par contre, on aurait pu s’attendre à plus de monde, vu le nombre et la taille de certaines des associations : Brigitte Bardot, SPA, Stéphane Lamart, Fondation assistance aux animaux, etc.
Après un rassemblement devant la gare puis un parcours autour du centre-ville, le cortège s’est arrêté sur la place de la Maison carrée, où les présidents d’associations ont tenu un discours pour expliquer leur combat. Surtout, ils ont donné les résultats des questionnaires qui avaient été envoyés à tous les partis politiques. Même si c’était un peu long, la démarche était intéressante.
Pour couronner le tout, la manifestation (avant et après le 24) a bénéficié d’une bonne couverture médiatique : AFP, France Info, France 3, France Bleu, Le Bien Public, Le Dauphiné, Le Figaro, La Gazette, Le Parisien, La Provence, Midi Libre, Objectif Gard, Sud Radio, RTL, Vaucluse matin, etc.
De nombreuses vidéos et photos circulent sur internet, par exemple sur le site : www.amisdesbetes.info, et bien sûr sur le site de la manifestation : www.nos-voix-pour-les-animaux.fr
Le reportage « La viande dans tous ses états », diffusé par le magasine Envoyé spécial sur France 2, jeudi 16 février 2012, suscite de vifs commentaires. Ce reportage dévoile les conditions d’abattage sans étourdissement des animaux et l’insuffisance voire l’absence de contrôles sanitaires dans des abattoirs français, source de violations répétées des règles relatives à la protection animale et à l’hygiène alimentaire.
De tels dysfonctionnements ont déjà été relevés par la Cour des comptes qui, dans une lettre adressée au ministre de l’agriculture, le 23 juin 2010, considérait la situation sanitaire des abattoirs comme « préoccupante », mais également par les services de la Commission européenne dans plusieurs rapports publiés par l’Office Alimentaire et Vétérinaire, notamment à la suite de ses audits de 2006 et 2009. Devant de tels constats, le citoyen consommateur de viandes pouvait espérer que le Gouvernement prendrait les mesures nécessaires à un renforcement des contrôles sanitaires. Or, il n’en est rien.
Par un décret n° 2012-198 publié au Journal Officiel, le 10 février dernier, l’Etat entend en effet lancer un projet pilote dans 12 abattoirs de volailles et lapins où les vétérinaires seront… absents ! Ce décret précise que, dans ces 12 établissements, ce seront aux exploitants d’assurer eux-mêmes l’inspection ante mortem (contrôle des règles relatives à la santé et protection animales) et post mortem (inspection des viandes).
Rappelons que la même expérience d’autocontrôles par les abattoirs avait été lancée l’année dernière dans deux des plus gros abattoirs de porcs bretons, suscitant la légitime colère des organisations syndicales. Ces expériences « pilotes » préfigurent-elles les contrôles sanitaires de demain ? Comment, en excluant les inspecteurs vétérinaires des abattoirs, le Gouvernement pourra-t-il répondre aux légitimes inquiétudes des consommateurs en termes d’hygiène alimentaire et de protection animale ? Comment, avec une telle dérégulation sanitaire, le ministre de l’Agriculture entend-il mettre un terme aux dérives de l’abattage rituel sans étourdissement et faire correctement appliquer le décret du 28 décembre 2011 qui doit entrer en vigueur le 1er juillet prochain ?
L’OABA, seule association de protection animale habilitée à visiter les abattoirs français depuis 1961, appelle le Gouvernement à reconsidérer sa politique et à réunir d’urgence l’ « Observatoire national des abattoirs », instauré par arrêté du 9 février 2012. Un observatoire national où les associations de protection animale sont absentes, ce qui en dit long sur la volonté de transparence…
20/02/2012.
Que l’on nous dise plus jamais que "les pétitions ne servent à rien" ! En voici encore un exemple concret. Il y a deux mois, ce projet de loi était mal engagé.
Suite à une importante mobilisation des associations et des citoyens, la déclaration écrite pour la réduction du temps de transport des animaux vers les abattoirs a été signée par la majorité des eurodéputés ! (environ 390 sur les 378 requis - le nombre de signatures a été atteint juste à temps, à la veille
de la date limite).
Cette déclaration appelle la Commission et le Conseil à revoir la Directive transport 1/2005 pour limiter à 8 heures maximum le transport des animaux vivants vers les abattoirs. Elle va maintenant être transmise à la Commission européenne et aux gouvernements des états membres. C’est le début d’un
long processus et d’un bras de fer qui s’annonce musclé, mais c’est surtout un grand espoir.
La déclaration fait clairement référence à la mobilisation des citoyens européens, qui sont plus d’un million à avoir signé la pétition en ligne de 8hours, lancée à l’initiative d’Animal’s Angels et du député Dan Jørgensen.
Les signatures seront bientôt remises à Bruxelles. Si la Commission refuse, elle aura à justifier clairement, non seulement au Parlement, mais à plus d’un millions de citoyens, pourquoi la cruauté doit perdurer sur les routes… Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare : "en attendant la réponse de la Commission, la campagne doit continuer en France. Nous espérons que le ministre de l’agriculture français saura se positionner le moment venu. La voix des citoyens doit être écoutée !"
15/03/2012. Informations : www.animals-angels.com et www.one-voice.fr
Beau succès pour la chaine humaine contre le nucléaire, qui avait lieu entre Avignon et Lyon le 11 mars dernier, date anniversaire de l’accident de Fukushima.
Cette action était préparée depuis plusieurs mois, par le biais de plus petites chaines dans toutes les villes du sud-est de la France, qui avaient pour but d’informer la population et de mettre en place la grande manifestation.
Et cela a payé ; malgré le mistral qui soufflait ce jour là, ce sont près de 60 000 personnes qui se sont tenues la main sur une bonne partie des 230 kilomètres de "la zone la plus nucléarisée d’Europe".
Des bus entiers venaient de toute la France, et on comptait même quelques manifestants étrangers. A noter que d’autres manifestations avaient lieu parallèlement dans d’autres villes de France, notamment à Bordeaux, sans parler des actions en Allemagne, Brésil, Mongolie, etc. Les médias ont été nombreux à traiter le sujet.
"Cette mobilisation historique est une démonstration de force du mouvement antinucléaire français". En plein période électorale, elle envoie un signal puissant aux politiciens.
"Traquer les gaspillages énergétiques, isoler les bâtiments, améliorer l’efficacité énergétique, développer des énergies alternatives propres, sûres, créatrices d’emploi : les solutions techniques pour mettre fin à l’atome sont à notre portée ! Il ne manque plus qu’une décision politique, que plusieurs de nos voisins européens ont d’ores et déjà adoptée. Seul le gouvernement français, sous l’emprise du lobby nucléaire, persiste dans le déni et la fuite en avant."
12/03/2012. Informations : http://www.chainehumaine.org
La station de ski de Montgenèvre, près de Briançon, projette de réaliser une extension importante de son domaine skiable entre 2150 et 3131 m d’altitude, dans le vallon des Baisses et jusqu’au sommet du Mont Chaberton : 6 remontées mécaniques seraient créées, desservant 25 km de nouvelles pistes et un restaurant d’altitude. Plusieurs vallons non équipés seraient également rendus accessibles aux skieurs hors-pistes depuis de nouvelles remontées atteignant les crêtes.
Ce projet est explicitement dicté par la concurrence effrénée entre des stations pourtant voisines (Montgenèvre, Serre-Chevalier, Sestrières), qui plutôt que de jouer la complémentarité et la diversification de l’offre, s’évertuent à vouloir être celle qui annoncera le plus de kilomètres de pistes à une clientèle dont le nombre stagne.
Plusieurs associations, comme Mountain Wilderness, le Club Alpin Français de Briançon ou encore la Société Alpine de Protection de la Nature, protestent contre l’artificialisation galopante des espaces naturels de montagne. La "course à l’armement" des stations de ski est incompatible avec la finitude des ressources et des espaces. Ce modèle conduit les territoires de montagne dans une impasse, c’est le contraire du développement durable.
Les impacts du projet sur la faune et la flore (plusieurs espèces rares ou menacées répertoriées sur le site) sont trop importants et ne seront pas compensés. Les espaces naturels consommés par l’artificialisation seront perdus pour tous ceux, présents et à venir, qui souhaitent faire l’expérience de la beauté et de l’aspect sauvage de la montagne.
Société Alpine de Protection de laNature, 48 rue Jean Eymar, 05000 Gap. Site web : www.sapn05.org
L’association France Nature Environnement s’oppose au projet actuel de parc national des calanques (Marseille) ; elle ne veut pas d’un parc national "au rabais" et craint que ce "simulacre de parc" ne crée un précédent et entraîne les autres parcs, actuels et futurs, vers une baisse du niveau de protection.
D’ailleurs, la commission d’enquête sur le projet de parc a rendu un avis contenant de nombreuses et sérieuses réserves et recommandations. Les demandes des commissaires enquêteurs, de F.N.E., du Conseil National de la Protection de la Nature et de l’Autorité Environnementale n’ont été que très partiellement prises en compte.
F.N.E. juge le projet actuel insuffisant tant sur le périmètre, sur la réglementation des activités marines et terrestres, que sur la gouvernance du parc : Ainsi, F.N.E. estime que des zones remarquables devraient être inscrites en coeur de parc, comme la bande littorale de 500 mètres du Frioul, la calanque de Port-Miou, le village des Goudes, le camp militaire de Carpiagne, etc. L’Aire Optimale d’Adhésion (AOA) devrait constituer une continuité écologique entre les deux zones coeurs, et intégrer notamment la campagne Pastré et la commune d’Aubagne. L’association réclame que les réserves intégrales, terrestres et marines, atteignent au moins 20 % de la surface du coeur de Parc (contre seulement 0,22% pour la partie marine et 5% pour la partie terrestre actuellement !). Les activités à fort impact environnemental doivent être plus sévèrement encadrées : arrêt de la chasse, des lâchers de tir, du piégeage, des concours de pêche, maîtrise de la circulation automobile, de la navigation, limitation de la pénétration des bateaux à moteur au sein des criques, abandon de la pêche au chalut au profit d’une pêche plus durable, reconquête de la qualité de l’eau,… Pour finir, F.N.E. constate un déséquilibre de la gouvernance au sein du Conseil d’Administration ; la représentation nationale et celle des associations de protection de l’environnement doivent être revues à la hausse.
Il est nécessaire de bâtir un parc à la hauteur des enjeux présents sur ce site exceptionnel. Celui-ci doit répondre aux objectifs actuels de préservation de la biodiversité et être conforme aux standards internationaux. La balle est désormais dans le camp du ministère de l’écologie et du développement durable, qui doit (ou pas) signer le décret d’application du parc national.
URVN-FNE PACA, 60 rue Saint Ferréol, 13001 Marseille. Site web : www.urvn.fr
La migration des amphibiens, c’est parti !
Les amphibiens sortent actuellement d’hibernation pour rejoindre leur lieu de reproduction… et se font écraser sur les routes. Hélas, il n’existe aucune structure en France pour coordonner les bonnes volontés voulant agir localement. L’ASPAS propose donc aux particuliers de les aider à aider les crapauds. L’association diffuse gratuitement un guide de conseils et propose des panneaux signalétiques adaptés, à placer aux abords des routes.
Les crapauds, les grenouilles ou les tritons sont d’utiles éliminateurs de certaines espèces d’insectes et d’invertébrés (moustiques, limaces…) et sont protégés par la loi. Or, chaque année pendant leur migration, se posent de graves problèmes de souffrance animale et de raréfaction d’espèces sauvages. Et en malus pour les automobilistes, s’ajoute un réel danger de « crapauplanning »…
Vous constatez des écrasements de crapauds, et vous ne savez pas comment agir ? Voici différents degrés d’action :
Le plus simple et le plus immédiat : ramassez-les et faites-les traverser. Leur venin n’est absolument pas toxique pour l’homme, il faut juste ne pas se frotter les yeux. Pour ne pas abîmer leur peau fragile, mouillez-vous les mains avant de délicatement les saisir. Votre seul matériel sera une torche, un seau et un gilet fluo. Théoriquement, il est interdit de transporter des espèces protégées sans autorisation. Mais il vaut mieux aider les amphibiens à traverser sur quelques mètres, plutôt que d’assister, impuissant, à leur destruction, tout aussi illégale.
Un peu plus collectif : rassemblez des volontaires et organisez des roulements. Vous pouvez également coller des affiches chez les commerçants pour sensibiliser les gens.
Pour une action efficace et à plus fort impact, il faut contacter une association locale de protection de la nature et l’ASPAS pour vous aider dans vos démarches. Écrire au Conseil général et à la mairie, obtenir leur aide, leurs autorisations, etc.
L’ASPAS propose aux particuliers, aux mairies et aux associations des panneaux de signalisation, réfléchissants, en PVC, semblables aux panneaux routiers. Attention : leur pose sur la voie publique est soumise à autorisation accordée par les Conseils généraux ou les mairies.
L’idéal est bien sûr d’obtenir la réalisation d’un crapauduc, la plus efficace des protections. Il en existe quelques-uns en France, mais trop peu face à l’ampleur du problème.
En attendant, l’urgence reste de limiter concrètement les hécatombes de crapauds. À vos seaux et à vos gilets fluo, l’ASPAS est à votre écoute !
Communiqué de presse de l’ASPAS, 29/02/2012. Site web : www.aspas-nature.org
Paris, 11 février 2012, manif anticorrida historique !
Les membres des 188 associations composant le collectif "non à la honte française !", et représentant un potentiel de 500 000 électeurs, avaient répondu présent ce samedi 11 février pour un grand défilé à Paris.
Les revendications étaient les suivantes : retrait de l’inscription de la corrida du patrimoine culturel immatériel français, que justice soit rendue aux anticorridas lynchés lors d’une manifestation à Rodilhan le 8 octobre 2011, et que figure l’abolition de la corrida dans le programme des candidats à la présidentielle.
Au plus fort de cette manifestation, et dans un froid extrême, le cortège s’étalait sur plus de 500 mètres, totalisant entre 2000 et 4000 personnes selon les sources. Malgré un long parcours (6 kilomètres !), la moitié d’entre elles ont rejoint le Trocadéro afin d’écouter les responsables associatifs, visionner un montage vidéo de Jérôme Lescure, et faire un happening devant la tour Eiffel.
En bref, un message fort envoyés aux politiciens de tous bords en cette période d’élections.
De nombreuses vidéos et photos circulent sur le net. Voir le site www.anticorrida.com
En notre temps, l’immense majorité de nos contemporains condamne la chasse, loisir de mort, qui comptait deux millions quatre cent mille adeptes en 1975 et à peine un million aujourd’hui. Un million deux cent mille permis de chasser ont été validés l’an passé en France mais certains chasseurs valident plusieurs permis.
En février 2011, un sondage SOFRES, réalisé à la demande de la Convention Vie et nature, révéla que 87% des Français interrogés souhaitent que l’animal sauvage bénéficie d’une protection légale contre les actes de cruauté et les mauvais traitements.
Néanmoins, des groupes de pressions au sein du parlement Français perdurent à voter des lois grotesques, mensongères, scélérates à la gloire du chasseur.
Ainsi, l’assemblée nationale adopta en première lecture un nouveau texte soumis ces jours-ci à l’examen du sénat, texte affirmant que les fédérations de chasseurs concourent à la protection "des territoires".
Mais c’est l’article 8 de ce texte qui flatte l’esprit féodal de certaines fractions de la chasse Française. En effet, il prévoit que les préfets peuvent, à l’instigation des structures de la chasse, pour prévenir des dégâts, contraindre des citoyens hostiles au loisir de mort à "réguler les animaux vivant chez eux".
Ce n’est pas tout à fait un retour à la loi dite Verdeille qui confisquait les terrains privés au profit des associations communales de chasse, texte qualifié de "féodal" par un vote du parlement européen en octobre 1988, texte jugé contraire à plusieurs dispositions de la convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme par la cour de Strasbourg en son arrêt du 29 avril 1999, mais texte qui participe du même esprit liberticide, antidémocratique, négateur des droits de ceux qui respectent le vivant.
En pratique, ce texte provoquerait d’innombrables contentieux et sera sans doute d’application très marginale. Mais il révèle le caractère fondamentalement antidémocratique de certaines fractions du lobby chasse Français.
La Convention Vie et Nature ne laissera pas attenter à la liberté de conscience et de mode de vie des femmes et hommes pour lesquels l’animal n’est pas de la chair à fusil.
La Résistance doit s’organiser.
D’une part, sur le terrain, dans chaque département, des groupes doivent se constituer en vue d’empêcher l’incursion des tueurs agréés sur les fonds privés des opposants à la chasse.
D’autre part, des recours juridictionnels seront systématiquement engagés à l’encontre des arrêtés préfectoraux qui violeraient la liberté de conscience des propriétaires réfractaires à la guerre sans honneur que certains font encore à notre faune.
La mesure envisagée par le législateur pro-chasse s’habille du prétexte mensonger de risques de proliférations de sangliers (cochongliers) sur les refuges et réserves écologiques volontaires privées. Or, ces grands animaux parcourent des centaines d’hectares et un refuge privé, sauf s’il présentait une superficie extrêmement vaste, ne peut pas matériellement servir de réservoir à grands mammifères.
En France, la chasse exerce une hégémonie autoritaire, intolérable parce qu’intolérante, non pas en raison du nombre décroissant de ses adeptes mais uniquement grâce à ses structures corporatistes héritées du gouvernement de Vichy, à savoir, l’ordonnance Pétain du 28 juin 1941 (JO de l’Etat Français du 30 juillet 1941) qui créa les sociétés départementales des chasseurs, devenues par arrêté du 15 novembre 1945, les Fédérations.
Nous appelons l’ensemble des mouvements de protection des animaux, de la nature, de défense de la démocratie à s’unir et à se mobiliser pour en finir avec cette hégémonie qui prouve, une fois de trop, qu’elle n’est pas compatible avec les principes fondamentaux du droit. Ces principes exigent que tout citoyen jouisse, chez lui, de la liberté de conscience, de pratique, de mode de vie et ici, concrètement, de la liberté de respecter la vie.
Communiqué de presse de la CVN, 01/02/2012. SIte web : www.ecologie-radicale.org
La ministre de l’Écologie a, ce mardi après-midi 7 février, fait plusieurs annonces concernant l’état d’avancement de la Stratégie Nationale Biodiversité : 62 projets concrets, la création d’un fond biodiversité à hauteur de 25 millions d’euros, et une rénovation de la « Gouvernance Biodiversité ».
Pour la Ligue Roc, ce sont de bonnes nouvelles : les 62 projets témoignent de l’attente des acteurs à agir concrètement sur le terrain, la création d’un fond biodiversité pour accompagner la mise en œuvre de la Trame Verte et Bleue est de bon augure, et le rapport sur la Gouvernance de la Biodiversité (auquel la Ligue Roc a contribué) ouvre de belles perspectives de mobilisation des acteurs et de renforcement de l’expertise.
Christophe Aubel, directeur, souligne ; « la création d’un fond biodiversité dans le contexte budgétaire actuel est une vraie bonne nouvelle, même si nous aurions préféré, qu’à l’instar de ce que nous proposions, soit créé en même temps le mécanisme pérenne pour l’alimenter ».
Pour la Ligue Roc cependant, si ces annonces confirment la mobilisation du ministère de l’Écologie, elles ne masquent pas l’insuffisante mobilisation des autres ministères pour contribuer à la Stratégie Nationale Biodiversité, et ce comme en témoignaient déjà les engagements de l’État en mai dernier.
Christophe Aubel renchérit : « où est la cohérence entre ces mesures positives et les annonces du président de la république sur la réglementation environnementale tatillonne et les cadeaux électoraux fait aux chasseurs ? Elle n’existe malheureusement pas, mais il est vrai que courlis, eider et autres oies ne votent pas… ».
Communiqué de presse de la Ligue Roc, 08/02/2012. Site web : www.roc.asso.fr
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