Bientôt sur ce site, des infos et des conseils sur le jardinage biologique.
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Voici quelques trucs pour débarrasser votre jardin des "indésirables". Après tout, pourquoi en effet tuer des animaux quand cela n’est pas nécessaire ?
Les limaces et escargots ont des ennemis naturels dont vous pouvez favoriser l’installation à proximité des cultures ; crapauds, hérissons, carabes (coléoptères). Évitez les produits chimiques qui les intoxiquent, et arrangez-leur des abris ombragés, voire une mare à proximité.
Une autre très bonne méthode pour protéger vos semis : par temps sec épandez de la sciure de bois bien sèche, de petites épines de résineux ou de la cendre froide. Les gastéropodes ne s’y frotteront pas !
Autre solution facile : installez à coté de vos semis des planches, des tuiles, ou des peaux de pamplemousse retournées. Chaque matin, retournez les et "récoltez" les animaux qui seront venu s’y réfugier à l’abri des rayons du soleil.
Enfin, vous pouvez les capturer au lever et au coucher du soleil, au moment où ils quittent leurs abris pour venir se nourrir. Il ne vous reste plus qu’à les relâcher à quelques dizaines de mètres de chez vous. Vu la vitesse à laquelle ils se déplacent, vos légumes auront été récoltés bien avant qu’ils ne reviennent !
La greffe en couronne se pratique sur des arbres (ou des branches) au diamètre au moins égal à celui du pouce (5 centimètres de diamètre est l’idéal), au printemps, au moment où la sève a commencé à remonter et que les premiers bourgeons et les premières fleurs sont en éclosion.
Matériel nécessaire :
Raphia, ficelle ou gros élastique.
Couteau propre à lame fine, non striée.
Scie à petites dents.
Mastic à greffer.
Grillage.
Étape 1 : le porte-greffe
Choisissez un rejet, ou achetez chez votre pépiniériste un jeune arbre (bien souvent le pépiniériste vous revendra un arbre déjà greffé, négociez dans ce cas l’achat d’une greffe en mauvais état, puisque vous allez la couper pour mettre la vôtre à la place).
Une greffe (surtout en couronne) est une opération lourde pour un arbre : plantez-le au moins 6 mois avant de le greffer : en novembre avant les premières grandes gelées, ou même carrément 1 an ou 1 an et demi avant, pour qu’il ait bien le temps de faire des racines et de s’acclimater à son nouvel environnement. Faites un large trou pour ne pas plier les racines, posez votre arbre avec un tuteur, et recouvrez les racines d’un mélange de terreau, sable et terre. Formez une petite cuvette (le sable permet à l’eau de s’écouler et de ne pas stagner, ce qui ferait pourrir les racines).
Étape 2 : les greffons
Sélectionnez ensuite une variété que vous voulez sauvegarder, ou que vous voulez multiplier. Au mois de janvier, coupez une dizaine de beaux greffons vigoureux, au bout des branches (ce que l’on appelle le bois de l’année, encore tendre et "vert"). Choisissez plutôt des branches fruitières, horizontales, plutôt que celles qui poussent droit vers le soleil. Coupez des rameaux d’environ 20 à 30 centimètres. Placez ces rameaux dans un pot en terre, et recouvrez-les au trois-quart de sable. Placez votre pot dans la terre, à l’ombre, exposé au nord. Note : certaines personnes conservent leurs rameaux dans un sac en plastique, dans le bac à légume de leur frigidaire (après avoir fait le vide d’air). D’autres encore dans leur cave.
Étape 3 : la préparation du porte-greffe
Au mois d’avril (environ), après que les bourgeons aient commencé à faire leurs feuilles, coupez le tronc à la hauteur que vous souhaitez (pas trop haut si vous voulez récolter facilement les fruits, ou très haut si vous voulez obtenir un arbre qui vous fera de l’ombre sur une terrasse ou dans un pré). Faites une coupe propre, avec une scie à petites dents (pourquoi pas une scie à métaux).
Note : certaines personnes font une première coupe un mois avant la greffe, puis recoupent le tronc à nouveau de 5 centimètres juste avant de greffer.
Le long du tronc, des bourgeons essayent certainement de pousser en dessous du point de greffe ; laissez-en quelques uns, deux ou trois, en haut du tronc. On les appelle des "tire-sèves" ; ils vont obliger l’arbre à envoyer sa sève jusqu’au bout de son tronc, et donc jusqu’à votre greffe, plutôt que de laisser mourir l’extrémité que vous aurez coupé à la scie.
Étape 4 : la préparation des greffons
Sortez les greffons de leur sable. Choisissez ceux qui vous paraissent les plus beaux, avec les bourgeons les mieux conservés. Réduisez-les environ à 10 centimètres (il faut qu’il y ait 3 yeux (3 bourgeons)). Taillez le bas du greffon en biseau, c’est à dire de façon verticale, un peu inclinée, sur environ 4 centimètres. Votre entaille doit être sur le côté opposé au premier bourgeon. Elle doit être bien lisse. D’un côté de l’entaille, enlevez délicatement l’écorce du greffon ; cette petite partie viendra se coller à l’écorce de l’arbre.
Étape 5 : la greffe en couronne
Ensuite, faites une entaille verticale sur le porte-greffe, en partant du haut du tronc, sur 4 ou 5 centimètres environ. Ne coupez que l’écorce, pas le bois !
Écartez un peu l’écorce sur un côté de l’entaille, et insérez dans cette fente votre greffon. Le rebord du greffon vient s’appuyer sur le haut du tronc.
Refermez l’écorce sur le greffon, veillez à ce que les deux sujets soient bien en contact partout, et badigeonnez le tout de mastic à greffer (y compris sur le bout en haut du greffon). Prenez une ficelle et maintenez fortement (sans les écraser) le greffon et l’écorce. Recommencez l’opération tous les 5 centimètres autour du tronc. En général pour une greffe en couronne, on greffe 2 ou 3 rameaux par tronc.
Protégez la greffe des oiseaux, des chats et des petits carnivores : faites une collerette en grillage pour empêcher les mammifères de grimper sur la greffe. Faites un arceau en fer ou en bois tout autour de la greffe, attaché au tronc, pour que les oiseaux se posent dessus au lieu de se poser sur vos greffons fragiles !
Vous pouvez aussi planter des piquets juste à côté de l’arbre, plus hauts que le tronc.
Étape 6 : l’entretien
Au bout de plusieurs semaines, vers la fin du printemps, les bourgeons de vos greffons vont éclore. Laissez-les se développer. Si les trois rameaux reprennent, vous avez le choix de les conserver les trois, ou alors de ne garder que le plus vigoureux. Vous les taillerez ensuite à la fin de l’automne, en fonction de la forme de l’arbre que vous souhaitez.
Quand la greffe commence à se développer et à gonfler, couper progressivement les ficelles pour ne pas qu’elles l’entravent. Couper aussi les tire-sèves et bourgeons qui peuvent pousser le long du tronc ; il faut que toute la sève aille désormais dans les greffes.
Il existe plusieurs façons de multiplier les plantes : semis, marcottage (voir article sur ce site), greffe, bouture,… Chaque plante réagit différemment à ces "traitements" ; il vous faut donc faire des tests pour savoir quelle méthode est la plus adaptée, ou encore vous renseigner auprès de jardiniers plus expérimentés.
Les boutures ont l’avantage d’être extrêmement simples à réaliser, et de ne rien coûter. Elles se pratiquent en général au même moment que les autres façons de multiplier les plantes, c’est à dire plutôt à l’automne (vers novembre, avant les grands froids), voire à la fin du printemps (vers mars, après les grands froids).
On peut quasiment tout bouturer : les classiques sont les rosiers (plus ou moins bien réussi selon les espèces), les cassissiers, les groseilliers, la vigne, les plantes d’intérieur, les cactus. On peut aussi bouturer les arbres fruitiers, mais les résultats sont très aléatoires. De toute façons, cela ne vous coûte rien d’essayer alors faites des tests !
Disons que dans les grandes lignes, les plantes vertes et d’intérieur vont plutôt se bouturer au printemps, quand la plante pousse, et que les plantes qui font du bois vont plutôt se bouturer à l’hiver, quand la plante est "au repos" et qu’elle fait des racines.
Comment procéder :
Le rameau :
Choisissez une plante que vous voulez bouturer, par exemple parce qu’elle donne de beaux fruits ou de belles fleurs. Elle doit être saine et vigoureuse. Sélectionnez quelques tiges de l’année (c’est à dire, pas du bois dur, ni la partie la plus extrême de la tige encore verte et tendre). Coupez la tige en biais, juste en dessous d’un bourgeon. Certaines personnes conseillent également de couper l’autre l’extrémité de la tige, pour éviter qu’au début la plante fasse de la tige au lieu de faire des racines.
Certaines personnes proposent également de faire une entaille superficielle sur l’écorce au bout de la tige ; cela peut favoriser l’apparition des racines.
Le jeune rameau doit faire environ 15 centimètres de long (de 5 à 30 cm, mais 15 cm est une bonne moyenne). L’important est qu’il ait au minimum trois bourgeons (en langage horticole, on dit " 3 nœuds") ; deux qui serviront à produire des racines et un des feuilles.
Note : avec certaines espèces, on peut même prendre une simple feuille ou un morceau de racine.
Les feuilles qui seront mises sous terre doivent être coupées à ras, celles qui seront à l’air doivent être réduites de moitié, pour éviter une trop grande déshydratation du plant.
Le substrat :
Vous pouvez réaliser votre bouture en pleine terre, dans un endroit abrité, pas trop au soleil mais pas complètement à l’ombre non plus.
L’idéal est tout de même de placer la bouture dans un pot en terre, ceci facilitera ensuite le repiquage et évitera de lui casser les racines en la déplantant.
Note : certaines plantes, en particulier les plantes vertes d’intérieur, peuvent se bouturer en dehors de la terre, dans un simple bocal rempli d’eau.
Préparez un mélange de terre meuble et riche : terre, terreau et sable mélangés. Le terreau conserve l’humidité, nourrit la plante, le sable aère le sol et permet de drainer l’eau de pluie pour éviter qu’elle ne stagne et fasse pourrir les racines.
La plantation :
Si vous utilisez de l’hormone de bouturage (facultatif), trempez le bout de la tige (sur 2 ou 3 cm) dans de l’eau, puis dans la poudre blanche. Tapotez pour faire retomber l’excédent d’hormone dans le sachet.
Faites un trou ou une tranchée d’environ 20 cm de profondeur. Placez la tige dans le sol, laissez quelques bourgeons sous terre et deux ou trois (pas plus) en dehors. Rabattez la terre pour que la tige tienne droit, tassez un peu et arrosez (pas trop, pour ne pas faire pourrir : mieux vaut arroser un peu mais de façon régulière).
L’entretien :
Gardez impérativement la bouture dans un sol légèrement humide pendant un an. Désherbez au besoin, en prenant soin de ne pas arracher les jeunes racines. Abritez du soleil s’il tape trop fort, notamment au moins d’août.
Les résultats :
Comptez quelques semaines pour une bouture dans un pot d’eau, quelques mois pour une bouture faite en terre au printemps, et attendez jusqu’à la fin du printemps pour une bouture faite en terre à l’automne.
Le signe de réussite est l’apparition de nouvelles pousses, mais ne déplantez pas la bouture tout de suite ! Laissez aux racines le temps de se développer correctement, pendant quelques mois, et évitez de la repiquer en plein été.
Note sur "la bouture à l’étouffé" : cette bouture se conduit de la même manière que la bouture précédemment décrite, mais en la mettant sous cloche (cela peut être un bocal, un vase, un sac plastique transparent, etc). L’avantage est que cela conserve l’humidité, et améliore significativement la reprise des boutures en évitant qu’elles ne s’assèchent. Pensez toutefois à aérer tous les deux ou trois jours pour éviter les problèmes de pourrissement. Ce type de bouture peut se pratiquer à n’importe quelle période.
Le marcottage, parfois appelé marcotte, est une technique très facile pour reproduire certaines plantes, en particulier les petits arbres fruitiers comme : les groseilliers, les cassissiers, ou encore le saule, la bruyère, et les lianes comme le chèvrefeuille ou la vigne.
Pourquoi en effet acheter un arbuste dans le commerce pour 8 euros quand vous pouvez en obtenir un sans efforts, qui fructifiera au bout de trois ans ?
Il existe plusieurs façons d’opérer un marcottage mais la plus simple et la plus commune est la suivante :
Le marcottage par "couchage" :
A la fin de l’automne, vous sélectionnez un arbuste assez vigoureux. C’est pendant l’hiver que l’arbuste fera ses racines ; octobre est donc un mois propice, mais cela peut éventuellement s’effectuer au début du printemps.
De préférence, choisissez-en un que vous souhaitiez tailler.
Au lieu de le tailler, courbez une branche située sur la partie extérieure de l’arbuste.
Sans la casser, pliez-la jusqu’au sol. Enlevez les feuilles de sa partie inférieure.
A la moitié de la branche, déposez un petit monticule de terre qui va la recouvrir et la maintenir clouée au sol (au besoin, attachez-la avec un crochet ou posez une petite pierre sur le monticule).
Facultatif mais conseillé : taillez l’extrémité de la branche (celle qui dépasse du monticule), et ne laissez dépasser que deux yeux (= deux bourgeons).
Vous pouvez adosser cette extrémité à un petit tuteur pour la maintenir en place et l’obliger à pousser droit.
Éventuellement, pour faciliter la reprise, vous pouvez inciser très légèrement la branche sur sa face inférieure, à l’endroit où vous allez la recouvrir de terre ; les racines sortiront par ces entailles.
Normalement en hiver il n’y a pas de problèmes d’eau, mais en cas de sécheresse, veillez à ce que votre monticule reste humide.
Attendez la fin du printemps, voire l’automne suivant : la branche aura commencé à faire des feuilles, et sous le monticule de terre ses bourgeons auront émis des racines. Vous pouvez alors couper la branche avant son entrée dans le monticule ; elle n’a plus besoin de ce "cordon ombilical" pour la relier à la plante-mère.
Déplantez-là avec une petite bêche et replantez-là où bon vous semble, au minimum à 80 cm des autres arbustes.
Comptez trois ans pour faire les premières récoltes.
Note : vous pouvez aussi pratiquer le marcottage directement dans un pot, que vous placez sous l’arbuste ; ceci facilitera le replantage de votre nouvel arbuste.
Note sur le marcottage dit "aérien" : si la tige ou la plante que vous convoitez ne peut pas être courbée jusqu’au sol, vous pouvez créer autour de la tige un "manchon" : mettez un mélange de terreau, sable et terre dans une bouteille en plastique ou même du tissu (le manchon doit empêcher la lumière d’atteindre la tige). Enlevez quelques feuilles au milieu de la branchette, et placez le manchon autour ; des racines sortiront à cet endroit par les bourgeons actuels (et avec cette méthode aussi, vous pouvez inciser superficiellement la branche). Veillez à humidifier très régulièrement.
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