Bientôt sur ce site, des infos et des conseils sur l’éco-construction, les matériaux naturels, les rénovations bio.
[Si vous en connaissez un rayon sur le sujet, que vous souhaitez vous occuper de cette rubrique et faire profiter aux autres de votre savoir, n’hésitez pas à nous contacter !]
A venir, très bientôt...
Chaux
Pierres
Bois
Terre
Paille
Chanvre
Isolation (chanvre, coton, laine, bois)
Peintures & badigeons
Revêtements (tadelakt, stuc, crépis)
Sols (dalle, carrelage, tomette, parquet)
etc !
En attendant, nous vous conseillons déjà trois sites intéressants :
http://pise.hautetfort.com, c’est un blog qui décrit pas-à-pas la rénovation écologique d’une maison près de Lyon. Beaucoup de créativité et de débrouillardise. Larges explications et photos.
http://decobruz.over-blog.com, un autre blog, pas vraiment écolo, mais sur lequel vous pourrez glaner beaucoup d’informations et d’astuces tournant autour de la chaux. A noter également une liste de discussion qui vous permet de poser des questions à des bricoleurs chevronnés.
http://technichanvre.com, vente et production de matériaux à base de chanvre (isolation, construction,...). Le site contient de nombreuses fiches techniques très bien réalisées.
http://www.canosmose.com, vente de matériaux par correspondance, mais aussi stages de formation à la chaux. Pas mal d’infos et de réflexions sur leur site.
Vous pouvez d’ores et déjà trouver ci-dessous :
la recette du badigeon de chaux (chaux aérienne).
la recette du gobetis (chaux/sable) : voir l’article "rénovation d’une maison écologique".
la recette de l’enduit de chaux (corps d’enduit à la chaux hydraulique) : voir l’article "rénovation d’une maison écologique".
Simple, économique, et sain :
Le badigeon de chaux est une peinture facile à appliquer et à faire soi-même, économique, qui s’adapte à quasiment tous les supports et qui donne à vos murs un aspect un peu rustique, traditionnel.
C’est aussi une peinture 100% naturelle, composée de chaux (c’est à dire de calcaire) et d’eau.
Un autre avantage du badigeon est que les tâches ou les traces de coups sont faciles à effacer en repassant juste une petite couche. De plus, le badigeon est facile à enlever le jour ou vous souhaiter en changer (contrairement aux peintures qui s’accrochent et qui dégagent des produits toxiques !).
Le badigeon est particulièrement adapté à un support à base de chaux (hydraulique ou aérienne, l’enduit de finition étant en général fabriqué à base de chaux aérienne), mais vous pouvez aussi l’appliquer sur du plâtre, du ciment, de la brique.
Ainsi, vous pouvez tout aussi bien recouvrir les murs en parpaings de votre garage ou les voûtes de votre cave, pour les éclaircir et les "nettoyer" à moindre frais, que peindre vos murs d’intérieur pour leur donner du cachet et respecter la santé de vos enfants.
Les matériaux :
De la chaux aérienne, de norme CL90. Il existe différentes marques sur le marché, comme Saint Astier, Calcia, Arkessens,... Vous en trouverez chez la plupart des marchands de matériaux, ou par correspondance. Le prix d’un sac de 25 kilos est d’à peine 15 €. Avec un sac, vous faites une bonne pièce de 30 mètres carrés.
Un fixateur et/ou un rétenteur d’eau (facultatif, voir ci-dessous).
De l’eau. Propre.
Préparation des supports :
Nettoyez, grattez, dépoussiérez vos murs. Passez une brosse souple pour ôter les impuretés, puis lessivez-les.
Arrosez abondamment pour que l’eau pénètre dans le mur, surtout s’il s’agit d’un support qui absorbe beaucoup comme le plâtre ou la brique (utilisez un vaporisateur, un jet, ou un gros pinceau).
Le lendemain, vaporisez à nouveau de l’eau avant de passer le badigeon. Il est essentiel d’humidifier le support (y compris entre les différentes couches de badigeon), sinon c’est le mur qui va tout absorber et il ne restera plus d’eau pour la chaux, qui en a besoin pour durcir ("carbonater") ; votre badigeon risque alors de fariner et de se déliter au moindre contact.
Fabrication du badigeon :
Selon le support ou l’effet voulu, les professionnels font des mélanges plus ou moins forts en chaux. Voici la recette de base, que vous adapterez au fur et à mesure que vos compétences s’amélioreront :
1 kilo de chaux aérienne (norme CL 90) pour 5 litres d’eau.
Ceci équivaut à cinq bouteilles d’un litre d’eau pour deux boites de conserve de 500 g de chaux environ.
Votre mélange final doit avoir la consistance du lait, quand on parle de badigeon on utilise d’ailleurs parfois le synonyme de "lait de chaux".
Note : sur des supports dits "fermés", c’est à dire non-poreux, qui ne respirent pas, comme le ciment, le placoplâtre, la peinture acrylique, etc, il faut utiliser un fixateur sinon votre badigeon risque de fariner (de tomber en poudre). La plupart des fixateurs vendus dans le commerce ne sont pas naturels (ce sont des résines), aussi nous vous conseillons d’utiliser de la caséine (poudre blanche extraite du lait) ou du sel d’alun.
On considère en général que le fixateur doit représenter 5 à 10% du mélange environ.
Vous pouvez aussi utiliser de la colle à tapisser (à base de cellulose), qui agit comme un rétenteur d’eau, et limite les risques de farinage.
Exemple pour un badigeon :
Verser 4 litres d’eau dans un seau. Versez vos 2 boites de conserve de chaux aérienne (portez des gants et un masque !), progressivement, en touillant fortement avec un fouet de cuisine ou un bâton. Écrasez tous les grumeaux.
Mettez le cinquième litre à part dans un récipient ; verser un peu de colle à tapisser dedans ; il faut que le mélange reste très liquide.
Touillez et laissez la colle reposer environ 5 minutes, pour que tous les grumeaux disparaissent. C’est très important sinon les particules de chaux vont s’agglutiner sur les grumeaux de colle et gâcher votre préparation.
Après 5 minutes, verser la colle liquide dans le badigeon, en touillant énergiquement.
Application du badigeon :
Mettez une combinaison et des gants, voire des lunettes car la chaux aérienne irrite beaucoup.
Utilisez un gros pinceau (synthétique de préférence car les autres pinceaux peuvent contenir des poils d’animaux à fourrure - soyons écolo jusqu’au bout !). Faites vos couche successives dans des sens différents (vertical, horizontal) pour effacer les coups de pinceaux. Entre chaque coup de pinceau, touillez un peu votre mélange pour ne pas que les particules de chaux tombent au fond du seau.
Au tout début, vous ne constaterez aucun changement. C’est normal ! Il faut laisser le temps à la chaux de blanchir. La première couche permet surtout de boucher les trous et d’adhérer au support.
Au bout de 3 ou 4 couches, le support sera déjà nettement plus blanc.
N’allez pas trop au delà de 3 ou 4 couches, sinon votre badigeon risque de craquer. Vous déterminerez le nombre de couches nécessaires en fonction de vos envies, de la lumière de la pièce, et de votre support (clair, sombre, sale, avec beaucoup de défauts à masquer, etc).
Nettoyez vos outils et vos sols pendant que la chaux est fraîche, après elle deviendra beaucoup plus dur à enlever.
Le mélange se conserve bien dans un récipient fermé, mais n’en faites pas trop. Mieux vaut faire un seau de badigeon et en refaire du neuf au fur et à mesure de vos besoins.
Liens utiles :
http://www.lamarchandecouleurs.com
Vente par correspondance de produits destinés aux finitions. Un classique, même si tout le magasin n’est pas bio.
http://decobruz.over-blog.com
Pas 100 % écolo non plus, mais en fouillant ce blog vous trouverez des photos, des vidéos, des astuces, des recettes à base de chaux.
http://www.caseo.fr
Vente de produits utiles à la préparation de vos peintures, comme la caséine.
http://www.canosmose.com
Vente de matériaux, photos, stages, etc. Pas trop sur les badigeons... mais beaucoup sur la chaux !
Un problème avec votre badigeon ? Contactez-nous, nous essayerons de vous aider dans la limite de nos compétences... association.idae [at] yahoo.fr (le [at] est à remplacer par @).
Chaque année 13 millions d’hectares de forêts disparaissent dans le monde. La déforestation touche en priorité les forêts équatoriales, véritables réserves de biodiversité et poumons de la planète.
D’autre part le transport du bois, matériau lourd et volumineux, a un impact non négligeable sur les émissions de CO2. Il convient donc d’éviter les importations de bois exotique.
En France le bois est utilisé pour la construction ou l’ameublement depuis des millénaires. Les forêts représentent une surface importante du pays et sont assez bien gérées. Il vous est donc conseillé d’acheter votre bois localement. N’hésitez pas à vous rendre directement en scierie pour obtenir du bois brut, pas cher, et local.
L’association Les amis de la terre a eu la bonne idée d’enquêter sur les entreprises et produits disponibles en France, et d’en faire une synthèse sur son site internet http://www.ecolo-bois.org. Vous y trouverez un comparatif des grandes chaines de magasins de bricolage, un comparatif des produits courants à base de bois (parquets, lambris, etc), et enfin un comparatif des nombreux labels (FSC, PEFC,...) existant sur le marché.
Profitez-en également pour visiter le site de Greenpeace sur la déforestation, et signer la pétition visant à réglementer plus durement le commerce du bois : http://www.greenpeace.fr/zero-defor...
Les raisons de notre choix
Plutôt que de construire une maison et d’empiéter sur des territoires naturels déjà bien malmenés (200 hectares de terres agricoles disparaissent chaque jour en France au profit de l’urbanisation : routes, zones artisanales, villes), nous avons opté pour la rénovation d’une maison.
Nous utilisons des matériaux naturels, les mêmes que ceux qui étaient utilisés (et qui ont fait leurs preuves) jusqu’en 1950 : chaux, sable, pierre, bois (et éventuellement terre cuite, chanvre, etc).
Mais la défense de l’environnement ne se définit pas qu’en termes de pollutions chimiques. Elle englobe également les pollutions visuelles, le cadre de vie. En rénovant une maison traditionnelle des Hautes-Alpes, nous contribuons à restaurer et sauvegarder le patrimoine architectural local.
Nous maintenons le savoir-faire des "anciens" ; pas dans une optique passéiste ou rétrograde, mais parce que nous considérons que nous avons beaucoup à réapprendre dans le domaine de l’artisanat, et que dans bien des cas, nos ancêtres avaient mis au point des techniques efficaces, astucieuses, adaptées au climat local, à la géologie, aux matériaux et aux contraintes de la région.
Au niveau du paysage, chacun ses goûts, mais nous apprécions l’habitat traditionnel de montagne, les petites maisons de pierres. Et le nombre de touristes qui parcourent des kilomètres pour venir visiter nos vieux villages nous amène à penser que nous ne sommes pas les seuls à aimer ce style architectural. En rénovant de cette manière, nous contribuons, modestement, à faire vivre le village.
La maison
Nous avons donc opté pour une maison typique du village où nous habitons, située dans la vieille ville. Nous nous sommes volontairement portés sur une maison en ruine, ou plutôt, abandonnée, inhabitée depuis plusieurs années. Pourquoi abandonnée ? Pour deux raisons fort simples mais qui ont leur importance :
une maison en ruine effraye les acheteurs et son prix est souvent attractif.
mais surtout, elle n’a pas été "gâchée" par des années de rénovations inadaptées, et elle n’a pas eu à subir les infâmes innovations des années 70/80 : immonde lino, lambris vernis, papier peint ringard, ciment à tous les étages, amiante, tuyaux de plombs, peintures au plomb, etc, etc !
Au niveau de votre santé, mieux vaut éviter d’avoir à manipuler ces matériaux dangereux. Et au niveau du travail à accomplir, mieux vaut partir d’une maison "vierge" et ne pas avoir à les retirer ! Par exemple, ôter des enduits en ciment est extrêmement physique, quand ce n’est pas tout bonnement impossible : une façade en pierre recouverte de ciment est quasiment condamnée, vous ne pourrez pas la remettre en pierres apparentes et vous serez condamnés à la cacher sous un enduit de chaux ; à moins d’y passer des mois de travail et de tout nettoyer pierre par pierre au burin.
Les travaux
Attaquons maintenant les travaux. Mieux vaut commencer par le haut de la maison, et descendre progressivement pour ne pas re-salir tout ce que l’on vient d’améliorer.
La première chose à faire, et la plus physique, est de tout nettoyer et d’évacuer les gravats : il faut faire tomber tout ce qui est en mauvais état, en particulier les enduits, mais pourquoi pas le toit, certains planchers, etc. Au niveau des vieux matériaux utilisés pour notre maison, nous avons eu à faire à : du plâtre, du chaux/sable (ou chaux/terre), du ciment (prompt ou pas). Nous partons du principe que "tout ce qui doit tomber, doit tomber !" En clair, il faut gratter tous les murs et ne garder que les enduits qui restent bien accrochés à leur support. N’essayez pas de faire le minimum en espérant gagner quelques heures de travail ; mieux vaut tout refaire à neuf et ne plus avoir à retoucher votre maison pendant 50 ans !
Au niveau des outils, il faut prévoir :
*Une pioche, ou tout autre outil de jardin comme une binette, ou tout autre outil muni d’un manche et prolongé d’un crochet : un pied de biche fait bien l’affaire aussi.
*Le meilleur étant une sorte de piolet, de martelet que l’on trouve dans certains magasins et appelé "piqueteur" ou "marteau à piqueter" (le terme utilisé en maçonnerie pour faire tomber un enduit est "le piquer" ou "le piqueter"). Son avantage est d’être léger, maniable, d’avoir un bout pointu et un bout plat pour pouvoir aller entre les pierres.
*Un perforateur ("marteau-piqueur"). Si vous devez travailler une grande surface, optez pour un modèle puissant et cher, plutôt que le bas de gamme qui va s’étouffer très vite. Vous pouvez protéger ses aérations avec un voile grossier, pour éviter qu’il ne s’engorge de poussière.
Le perforateur est efficace, mais c’est un peu l’outil des "feignants". Même si c’est plus fastidieux, nous préférons le piqueteur, qui permet de tout faire à la main et donc de doser les coups ; c’est l’avantage perpétuel de l’homme sur la machine : avec le piqueteur vous n’enlevez que ce que vous voulez enlever, vous n’enlever que ce qui doit tomber, et surtout vous n’abîmez pas vos pierres. Si vous invitez quelques amis et que vous leur offrez un piqueteur chacun, vous pouvez "nettoyer" une grande maison en moins d’une semaine de travail.
*Un grand balais de chantier, pour gratter le mur après l’avoir piqueté, et enlever la poussière.
*Des lunettes en plastique.
*Un masque (à charbon actif, plutôt que les masques en feutre (polypropylène) qui ne filtrent rien).
*Une combinaison intégrale.
*Un Kärcher (ou une marque concurrente). Après avoir piqueté l’enduit, nous passons un coup de Kärcher pour nettoyer les pierres, enlever les salissures et faire tomber les derniers morceaux qui étaient restés fragiles. Attention de bien régler le débit car il peut tout arracher, il ne faut pas complètement déjointoyer les pierres ! Attention aussi à ce que de grosses quantités d’eau ne ruissellent pas dans les étages inférieurs ; utilisez-le en plusieurs passes, ou évacuez l’eau au fur et à mesure.
Note : suite à des dizaines d’années de feux de cheminées, nos murs étaient recouverts et parfois pénétrés par la suie. C’est un vrai problème, car la suie traverse les enduits à la chaux et donne de disgracieuses auréoles marrons. Aux endroits atteints, notamment près des cheminées, nous avons donc piqué l’enduit en profondeur, puis appliqué un produit écologique pour nettoyer les fours (genre "Jex four", mais en bio). Puis frotté vigoureusement à la brosse pour enlever le maximum de suie, puis kärcherisé, puis enduit le tout de ciment prompt. Le ciment est un matériau bloquant, imperméable. Par dessus, nous appliquerons 0,5 cm d’enduit de finition (chaux aérienne), et personne ne verra jamais la différence avec le reste de la pièce…
Quand tous les enduits sont à terre, on les évacue vers la déchetterie (avec l’aide des amis sus-nommés) pour pouvoir commencer la chaux dans de bonnes conditions. Nous conservons toutefois les pierres et les bouts de briques qui serviront à reboucher des trous, et certains enduits, s’ils sont propres, pour faire des remblais.
Ensuite, les choses sérieuses commencent. Nous attaquons les enduits neufs, mais avant, nous avons réfléchi à l’aménagement de notre future maison, et en particulier où passeront les tuyaux d’eau et les gaines électriques. Il faut déterminer les arrivées, les évacuations, et marquer les endroits où tout passera avant de faire les enduits. Vous pouvez même poser vos gaines dès maintenant, et les faire tenir avec des plots de plâtre tous les mètres (note : utilisez du plâtre gros ou plâtre briqueteur, qui est un plâtre naturel).
Outillage :
*Pour le corps d’enduit, celui qui sera "dans le mur", nous utilisons de la chaux hydraulique naturelle, de norme NHL 3,5. La chaux hydraulique fait sa carbonatation avec l’eau, contrairement à la chaux aérienne (CL 90) qui fait sa carbonatation avec l’air. C’est pourquoi on utilise cette dernière en finition.
*Du sable, plutôt propre.
*Une truelle.
*Une auge de maçon.
*De l’eau.
*De quoi doser (boite de conserve ou seau, selon les quantités à faire).
*Deux taloches (une toute petite et une moyenne).
*Des gants imperméables (des gants de rosier en caoutchouc vert, par exemple).
*Des lunettes en plastique.
*Un masque (à charbon, plutôt que les masques jetables qui ne filtrent rien).
*Une combinaison intégrale.
Pour commencer les enduits, nous repassons un petit coup de Kärcher, de tuyau d’eau, ou de pulvérisateur pour humidifier la zone, une fois la veille puis encore une fois avant de commencer. Le support doit impérativement être humide, sinon l’eau contenue dans votre enduit va être pompé par le mur, au lieu d’être utilisé par la chaux pour faire sa carbonatation.
Première étape : on bouche tous les trous et on remet les pierres qui sont tombées.
Deuxième étape : nous préparons un gobetis : un mélange très liquide eau/chaux/sable qui va "salir" le mur et faciliter l’adhérence de notre futur enduit (notamment sur les surfaces lisses). Le gobetis permet aussi de renforcer le vieil enduit, en le re-minéralisant en quelque sorte.
Préparation du gobetis : 1 volume de chaux hydraulique + 1 volume de sable + 1 volume d’eau. Aspect : Plutôt liquide, genre pâte à crêpes.
Le gobetis n’est pas facile à projeter. Les pros utilisent un sablon (cher et pas très facile à trouver), ou sinon une tyrolienne (machine à crépir manuelle). On peut aussi le préparer dans un seau ou une auge, et le projeter sur le mur avec une boite de conserve, un balais brosse, une truelle, etc. Le but n’est pas de recouvrir le mur, mais bien de le salir, grossièrement. Protégez-vous bien car c’est une étape très salissante ! Lunettes, gants et combinaison de rigueur.
Laissez sécher le gobetis au moins 2 jours.
Troisième étape : le corps d’enduit. Recette de l’enduit de chaux.
Dans une auge avec une truelle, par terre à la pelle, ou dans une bétonnière, mélangez 2 volumes de sable avec 1 volume de chaux hydraulique naturelle NHL 3,5. Ajoutez de l’eau jusqu’à obtention d’une mixture ayant la même consistance que la pâte à pain. Projetez cet enduit sur le mur, à la truelle, au sablon, ou à la main. Passez un coup de taloche pour bien l’écraser et le faire pénétrer dans les interstices du mur.
Selon l’état de votre mur, vous passerez quelques jours/heures plus tard une deuxième couche, afin d’obtenir une surface lisse, prête à recevoir l’enduit de finition. Pour obtenir un mur plat (qui n’est pas nécessaire dans une vieille bâtisse), vous pouvez visser dans votre mur de longues baguettes de bois tous les 50 cm environ. Elles vous serviront de niveau.
La chaux se conserve bien et peut se réutiliser. Vous pouvez notamment la recouvrir d’une pellicule d’eau, et la re-mélanger le lendemain pour continuer votre enduit.
A venir courant juillet : l’enduit de finition (chaux aérienne), le badigeon, la plomberie, l’électricité, l’isolation…
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