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La chasse baleinière de nos jours

Un petit topo sur ces pratiques qui mettent en danger les derniers grands mammifères marins de la planète... :
Au Japon :
* la chasse à la baleine dans le sanctuaire des baleines dans l’océan Austral (Antarctique), avec un quota d’environ un millier de baleines (850 petits rorquals, 50 rorquals à bosse, 50 rorquals communs [ces chiffres peuvent varier...]) à chaque campagne annuelle. Une seule force d’intervention visant à faire respecter les lois de conservation internationales est présente sur place : l’ONG Sea Shepherd Conservation Society de Paul Watson, un des co-fondateurs de Greenpeace
* la chasse à la baleine a aussi lieu dans le Pacifique Nord avec les quotas suivants : 150 petits rorquals, 50 rorquals de Bryde, 50 rorquals boréals et 10 cachalots chaque année
* les battues annuelles de dauphins à Taiji : tous les ans, quelques 20 000 petits cétacés de diverses espèces sont capturés. Certains sont sélectionnés et vendus aux parcs aquatiques et delphinariums du monde entier, les autres sont massacrés pour la consommation humaine. Richard O’Barry, et son fils Lincoln, se battent depuis plusieurs années contre cette pratique et l’ont fait connaître au grand public par l’intermédiaire du documentaire « The cove ». Quand à Futo, une autre cité japonaise, aucune battue n’y a été organisée au cours des 5 dernières années mais cela risque de reprendre de plus belle.
Les îles Féroés : (protectorat danois)
...voient chaque année disparaître environ un millier de petits cétacés (notamment globicéphales), sous prétexte de tradition et de chasse de subsistance... Or un charnier sous-marin a été récemment découvert par
les militants de la Fondation Brigitte Bardot et l’ONG Sea Shepherd lors de leur dernière campagne sur le terrain en août dernier. Ce cimetière, à l’abri des regards, recèle de nombreux cadavres encore complets de globicéphales, en grand nombre et depuis plusieurs années à la vue des différents états de décomposition.
Au Groënland : (protectorat danois)
...environ 200 baleines (20 rorquals communs et 200 petits rorquals), 600 bélugas et 500 narvals sont annuellement chassés.
L’Islande et la Norvège :
...ne sont pas de grands consommateurs de viande de baleine mais ils chassent néanmoins des quotas importants afin de revendre le viande sur le marché japonais. Un millier de petits rorquals sont ainsi tués par les deux pays (200 pour le premier, 800 pour le second) ainsi que plusieurs dizaines de rorquals communs, et cela chaque année.
Au Canada :
...500 à 700 bélugas ainsi que 300 à 400 narvals sont tués tous les ans.
Il est important de noter que la viande de cétacés est fortement chargée en métaux lourds (notamment le mercure) et autres polluants (DDT, PCB...), ce qui entraine un impact considérable sur la santé de ceux qui la consomment. Les pathologies qui en résultent sont graves : intoxication au mercure, maladies neurologiques, anomalies de développement des fœtus... Par exemple, aux Îles Féroés, des recommandations sont émises chaque année afin d’informer la population sur la toxicité d’une telle
alimentation, notamment en cas de grossesse ou d’allaitement. Face à ce problème de santé publique, l’Organisation Mondiale de la Santé a été sollicitée par diverses organisations afin qu’elle émette un rapport officiel sur les dangers de la consommation de viande de cétacés.
À l’heure où des scientifiques réclament le statut de « personne non-humaine » pour les cétacés, il est grand temps d’inciter, voire de contraindre, les pays baleiniers à exploiter respectueusement les baleines et dauphins, de manière non-létale, par le biais du whale-watching (observation des cétacés en milieu naturel), activité en plein essor et génératrice d’un profit bien supérieur à celui de la chasse.


Communiqué de presse de Réseau cétacés, 23/10/2010. Sites web : www.reseaucetaces.fr et http://www.wwawd.org