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Que faire quand on trouve un animal sauvage blessé ?

- Ne pas effrayer l’animal ; l’approcher doucement, ne pas parler (ou à voix basse), ne pas effectuer de mouvements brusques.
- Si c’est un animal potentiellement dangereux (morsures, serres, becs…), essayez de l’attraper en lui couvrant la tête avec un tissu (vêtement, linge, etc). Mettez des gants si vous en avez à disposition (pour ne pas vous blesser et même pour ne pas attraper de maladies).
- Le mettre au plus vite au calme, dans une boite fermée dans un endroit sombre. Note : s’il s’agit d’oisillons, placez-les dans un endroit plutôt chaud.
- La boite : prenez de préférence un carton, que vous trouez au préalable avec des ciseaux ou un couteau (faites une dizaine de trous pour l’aération). Placez un papier journal ou un chiffon au fond de la boite.
- N’exhibez pas l’animal à tous vos amis. Ne le touchez pas et n’ouvrez pas la boite toutes les 10 minutes pour vérifier son état.
- N’essayez pas de le soigner. Laissez-faire un professionnel.
- Ne lui donnez ni eau ni nourriture. Surtout pas de lait ! Si vous êtes absolument certains de l’espèce, vous pouvez essayer de nourrir les oisillons avec des graines ou des vers de terre (selon l’espèce).
- Contactez au plus vite un centre de soin pour la faune sauvage. Donnez un maximum de renseignements sur l’animal : lieu, nature du problème, description (couleur, taille, poids).
- Vous pouvez aussi contacter un vétérinaire, mais cela peut coûter cher ; demandez un "devis" par téléphone. Certains vétérinaires acceptent de soigner gratuitement les animaux sauvages. Sinon, demandez-leur de vous renvoyer vers d’autres spécialistes).
D’après la loi (article R. 242-48–IV du code rural) : les vétérinaires doivent répondre, dans les limites de leurs possibilités, à tout appel qui leur est adressé pour apporter des soins d’urgence à un animal (d’autant plus lorsque celui-ci est d’une espèce protégée). S’ils ne peuvent répondre à votre demande, ils doivent indiquer le nom d’un confrère susceptible de le faire. D’autre part, les animaux appartenant à la faune sauvage autochtone ont une valeur patrimoniale et n’appartiennent à personne. Les soins qui leurs sont prodigués sont donc gratuits.
Autres informations utiles : normalement le transport d’un animal sauvage est interdit, surtout s’il s’agit d’un animal protégé, et ceci même si c’est pour lui porter secours. Avant de transporter un animal sauvage blessé pour le faire soigner, il vous est donc conseillé de prévenir la D.D.A.F. (Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt) ou l’O.N.C.F.S. (Office National de la Chasse et de la Faune S). Ceci pour que vous ne soyez pas accusés de braconnage en cas de contrôle de gendarmerie ! Dans tous les cas appelez par téléphone un vétérinaire ou un centre de soins pour pouvoir prouver votre bonne foi.
Pour obtenir les listes de centres de soins :
- http://www.lpo.fr/detresse/cds/index.shtml
- http://uncs.chez.com/index.html