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L’ASPAS attaque le plan loup 2006

L’A.S.P.A.S. demande auprès du Conseil d’Etat la suspension en référé de l’arrêté interministériel du 24 mai 2006 autorisant les opérations d’effarouchement, de tirs de défense et de prélèvement sur les animaux de l’espèce Canis lupus pour la période 2006-2007.

Cette année encore, cet arrêté pris conjointement par les ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture, autorise l’abattage de six loups, une mesure inutile et illégale si l’on se réfère à la Convention de Berne et la Directive Européenne Habitat. Tout en protégeant intégralement le loup, ces protocoles internationaux autorisent les tirs à titre dérogatoire, mais sous certaines conditions : "l’existence de dommages importants, l’absence d’autre solution satisfaisante, et la garantie du bon état de conservation des populations". Et selon l’A.S.P.A.S., les modalités mentionnées par l’arrêté du 24 mai 2006 violent les exigences de ces textes.

Deux points précis de ce protocole sont principalement critiqués par l’Association :

L’A.S.P.A.S. conteste l’utilisation de la grenaille de fer pour les tirs d’effarouchement. L’arrêté impose la mise en oeuvre de mesures d’effarouchement avant de pouvoir tirer l’animal. Expertise scientifique à l’appui, l’A.S.P.A.S. démontre que ces tirs d’effarouchement à la grenaille sont très dangereux pour l’animal visé et menacent de le blesser ou de le tuer alors qu’ils sont censés uniquement l’effrayer.

Le second point litigieux concerne les délais entre les attaques, qui sont pris en compte pour autoriser l’abattage d’un loup. Auparavant, trois attaques en trois semaines étaient nécessaires pour demander une autorisation au Préfet. Aujourd’hui, deux attaques suffisent, sans qu’aucun délai ne soit mentionné.
Ainsi, si un éleveur subit une attaque en juillet et une autre en septembre, il pourra demander l’abattage d’un loup près de son troupeau alors que près de trois mois se seront écoulés entre les deux attaques.

L’A.S.P.A.S. récuse l’assouplissement des conditions de mise en oeuvre des tirs désormais autorisés malgré des dommages qui ne peuvent être considérés comme "importants".

L’A.S.P.A.S. rappelle que ce protocole qui ne fera qu’endommager une population française de loups loin d’être stable, ne règlera en aucun cas les problèmes de la filière ovine.

À travers cette décision, Mme Olin tenterait-elle d’apaiser les éleveurs alpins quant elle scandalise leurs confrères pyrénéens ?


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