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2010, année internationale de la biodiversité : l’état français lâche l’ours…

La secrétaire d’état à l’écologie Chantal Jouanno a annoncé aujourd’hui les dispositions concernant l’ours dans les Pyrénées.
Avec des mesurettes de maintien de la population existante et non de restauration d’une population viable*, la France cède donc à une minorité d’anti-nature. Il est intolérable que les mesures qui pourraient sortir l’ours de son statut d’espèce en danger critique d’extinction et de
mammifère le plus menacé de France ne soient pas mises en place.
Approuver le principe d’un maintien de l’ours en France ne constitue pas une avancée : cela va de soi et aucun responsable politique national ne pourrait s’exprimer autrement.
Les ours tués remplacés ? C’est la moindre des choses et c’est ce qu’ont annoncé tous les ministres de l’écologie. Ça aurait du être fait depuis longtemps. Pourtant, aucun ours n’a jamais été remplacé…
Une femelle lâchée dans le Béarn ? C’est le minimum minimorum quand on
sait qu’il n’y a que 3 ours mâles dans le secteur depuis 6 ans. Lorsque
Cannelle, la dernière femelle de souche pyrénéenne, était encore en vie, il
était déjà nécessaire de lâcher plusieurs femelles dans le Béarn.
Il faut absolument sortir du débat pour ou contre l’ours, avec une
affirmation claire de l’état français en faveur d’une population viable
dans les Pyrénées s’inscrivant dans le temps et incluant le lâcher d’un
ou deux ours par an en Béarn et dans les Pyrénées centrales. Nous
continuerons nos actions dans ce sens, au niveau européen notamment.

*Selon les scientifiques, une population viable d’ours serait de 50
individus minimum.


Communiqué de presse de FERUS, 26/07/2010. Site web : http://www.ferus.fr