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L’A.S.P.A.S. porte plainte contre les casseurs anti-ours

L’A.S.P.A.S. porte plainte contre les casseurs anti-ours
À peine arrivés dans les Pyrénées, les ours slovènes doivent faire face à la barbarie d’une poignée d’éleveurs, chasseurs et militants anti-ours. Le 1er mai dernier, douze gobelets marqués "Attention poison anti-ours" contenant du miel, mets favori des plantigrades, et des morceaux de verre, ont été retrouvés à Bagnères-de-Bigorre, près du lieu où la deuxième ourse slovène avait été lâchée le 28 avril.
Face à la brutalité de ces méthodes, l’ASPAS a immédiatement porté plainte auprès du Tribunal de Grande Instance de Tarbes pour tentative de destruction d’espèce protégée et atteinte à la conservation d’une espèce protégée, délits passibles de 9000 euros d’amende et de 6 mois d’emprisonnement.
L’ASPAS dénonce la sauvagerie de ces actes. Combien de ces pièges cruels restent-ils encore dans la nature ? Pendant combien d’heures ou de jours, l’ours ayant ingéré ces morceaux de verre tranchants souffrira-t-il avant de mourir ?
Dans cette affaire, les victimes sont les ours slovènes, qui doivent s’adapter à ce nouveau milieu pyrénéen. Nous leur avons imposé ce transfert. Il est, par conséquent, de notre devoir de veiller au bon déroulement des prochaines opérations. Pour cela, le Ministère de l’Ecologie doit assumer ses responsabilités et tout mettre en œuvre afin d’éviter le moindre incident lors des prochains lâchers, et ne pas céder face à une minorité d’individus, qui bafoue les lois, qui méprise la grande majorité des citoyens français désireux d’une nature authentique, et qui se comporte comme si la montagne lui appartenait.
De son côté, l’ASPAS rappelle que cette opération de réintroduction exigera à long terme un suivi précis et régulier, ainsi qu’une protection intégrale des ursidés. C’est pour ces raisons, que l’ASPAS demande au ministère d’interdire la chasse dans les zones de présence de l’ours afin de ne pas revivre le drame de Cannelle. Car il est inutile "d’importer" des ours, si nous ne sommes pas capables de les protéger.