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GAIA offre du faux "foie gras" à François Hollande

A l’occasion d’une visite du Président français dans un élevage produisant du foie gras, l’organisation de défense des animaux GAIA vient d’adresser à François Hollande une boîte de "faux gras de GAIA", en mettant au défi la France de produire un foie gras alternatif sans gavage, ainsi que l’exige la réglementation européenne.
Le 28 juillet, le président de la république française François Hollande a visité une ferme du sud-ouest produisant du foie gras, en réaction à la récente interdiction californienne de la production et de la vente de foie gras. Tandis qu’un rapport européen expose les atteintes à la santé des oies et des canards imputables au gavage : défaillance du foie, stress thermique, diarrhées et halètements, risque de lésions de l’œsophage ou d’éclatement du jabot, mortalité multiplié par 10... le président français a vanté les mérites d’une production réalisée dans le respect "du confort des animaux".
Devant telle contradiction, l’organisation de défense des animaux GAIA vient d’adresser au président français une boîte de faux gras de GAIA, une alternative végétale cuisinée à la truffe et au champagne, et que la plupart des supermarchés de Belgique distribuent à hauteur de 160 000 pots par an. Michel Vandenbosch, Président de GAIA a écrit à François Hollande : "je vous recommande de le servir avec l’un de ces bon vin liquoreux dont la France a le secret, et de le goûter accompagné d’un confit d’oignon. Vous verrez : c’est délicieux, et les canards épargnés le plébiscitent !"
La Belgique a une longueur d’avance :
Michel Vandenbosch en a profité pour rappeler qu’une Recommandation européenne interdit les méthodes d’alimentation qui "sont source de lésions, d’angoisse ou de maladie pour les canards". Les pays producteurs de foie gras, dont la France en premier lieu, bénéficient cependant d’un sursis à condition d’engager des recherches pour remplacer le gavage par d’autres méthodes d’engraissement. A ce jour, la France n’a pas répondu à cette exigence et n’a développé aucune alternative au gavage. Cependant, en Belgique, l’ancien Ministre wallon de l’Agriculture Benoit Lutgen a appelé l’an dernier les universités et les écoles de cuisine à élaborer des projets, et le plus intéressant sera financé.
Michel Vandenbosch a ainsi invité la France à faire également preuve de créativité : "Qui mieux que la France, dont la créativité gastronomique est mondialement reconnue, pourrait développer ce nouveau produit, débarrassé des méthodes douloureuses du passé ? Voilà l’occasion de réaffirmer la place de votre beau pays en tête de l’innovation culinaire en mariant les exigences morales d’aujourd’hui et le plaisir du goût".


31/07/2012. Informations : www.gaia.be