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Chasse : des consultations publiques bidons

Une nouvelle fois, le gouvernement méprise la population et nie la démocratie :
Qu’est-ce qu’une consultation publique ?
Une consultation publique permet au gouvernement de recueillir l’opinion de la population sur un thème qui fera l’objet d’un éventuel projet de loi ou d’arrêté. Le gouvernement pourra ensuite rédiger ou réviser le projet de modification de la loi en prenant des décisions tenant compte des contributions et avis obtenus.
Le 8 novembre 2011, deux consultations publiques ont été mises en place et se tiendront jusqu’au 28 novembre. La première recueille les différents avis à propos de la date de fermeture de la chasse du pigeon ramier et la seconde permet de s’exprimer sur le projet de classement parmi les espèces chassables de la Bernache du Canada.
Or, nous venons d’apprendre qu’au cours d’une lettre (1) adressée le 28 octobre 2011 à une fédération départementale des chasseurs et qui n’était sans doute pas censée être rendue publique, la directrice du cabinet de la ministre de l’Ecologie indique :
« Je peux déjà vous annoncer que [...] la ministre a décidé de repousser au 20 février la date de fermeture du pigeon. »
« La ministre a décidé de rendre chassable et nuisible la Bernache du Canada. »
Ainsi, le gouvernement met en place deux consultations alors que Madame Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, a déjà pris les deux décisions ! Comment peut-on qualifier un tel comportement ? Abus de pouvoir et de confiance, tromperie, mépris de la population, négation des principes élémentaires de la démocratie ?
L’approche d’élections n’a jamais été une période favorable à la faune sauvage. Les chasseurs se voient systématiquement offrir quelques cadeaux… en échange de quelques voix. Pourtant, les politiques ne savent-ils pas que les chasseurs représentent maintenant seulement 1,7% de la population ?
Ce changement de statut de la Bernache du Canada n’est pas justifié : d’une part, les effectifs de cette espèce sont très faibles (à peine 5000 en France) et, d’autre part, il suffirait simplement de prélever quelques œufs pour réduire la population d’un plan d’eau si cela s’avère nécessaire. Le seul tort qu’on lui impute est de salir les berges par ses déjections(sic). En effet, il n’a pas été établi qu’elle nuirait aux autres espèces. Au contraire, il a été observé que, du fait que cette espèce se montre agressive envers les prédateurs s’approchant des nids, les oiseaux nichant à proximité ont un meilleur succès de reproduction.
Vous pouvez le faire savoir dans le cadre de la consultation publique en écrivant à : consultations.chasse@developpement-durable.gouv.fr

1. Voir le document en ligne : http://www.fdc62.com/upload/File/2011/Communique%20National/0968_001.pdf


Communiqué de presse du RAC, 13/11/2011. Site web :
www.abolition-chasse.org