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L’éradication des loups s’accélère !

Dimanche dernier, dans le Parc National du Mercantour, le collier émetteur dont une louve avait été équipée, a été retrouvé sectionné manuellement. Mardi, un deuxième loup succombait à un tir de prélèvement autorisé par l’État dans le Haut-Verdon (04). Hier, le cadavre d’un troisième animal était découvert dans la Gordolasque (06). Incapable d’endiguer le braconnage, le Ministère de l’Écologie continue néanmoins à délivrer des autorisations de tirs de cette espèce protégée. Nos dirigeants ont-ils décidé d’éliminer les plus beaux représentants de notre biodiversité ?
Tranché au couteau et jeté dans une rivière, le collier détérioré ne peut laisser présager qu’une sombre issue à sa porteuse, dont toute trace a été perdue. Il s’agit du troisième loup équipé de la sorte dans le cadre d’un suivi scientifique mené dans le Parc National du Mercantour et… de la troisième disparition mystérieuse.
Mardi, un nouveau canidé venait alourdir le tableau de chasse du ministère dit de l’Écologie, après une autorisation de tir délivrée dans le Haut-Verdon (04). Suite à un recours déposé par l’ASPAS, l’audience prévue pour étudier la légalité du tir devait avoir lieu le 29 septembre ! À ce jour, l’État a ordonné plus de 70 autorisations de tirs de canidés sauvages dans le cadre du protocole loup, qui permet à la France d’en abattre « officiellement » six. Trois loups ont ainsi été abattus et un autre blessé dans le Doubs. Un tir d’effarouchement a même été autorisé dans les Vosges, secteur où le prédateur vient à peine de poser les pattes.
Mercredi soir, le cadavre d’un autre individu est retrouvé dans ce même département, probablement victime d’un acte malveillant. Le braconnage de nos loups se multiplie aux quatre coins de la France. Déjà, en janvier 2008 le cadavre d’un animal décapité était retrouvé à Presle, en Savoie. En 2009, deux loups étaient abattus impunément par des chasseurs, en Haute-Savoie et dans les Hautes-Alpes. À ces cas avérés et connus s’ajoutent les cas suspectés ou inconnus, bien plus nombreux. Selon une expertise scientifique s’appuyant sur la comparaison des taux de croissance des populations et des effectifs réels, une centaine de loups (au minimum) auraient été braconnés en une dizaine d’années ! (Source : FERUS)
Au moins cinq loups seraient donc morts cette saison, un sixième blessé. Or, selon l’article 2 de l’arrêté interministériel organisant les destructions de loups, les individus braconnés doivent être comptés dans le « quota » de six loups à abattre. L’ASPAS demande donc que soit immédiatement ordonné un moratoire des tirs de loups, car plus de 50 opérations de tirs sont toujours en cours.


Communiqué de presse de l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages, 2/09/2011. Site web : www.aspas-nature.org