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Le point sur les gaz de schistes

En quelques mois, un phénomène inconnu en France a occupé les devants de la scène écologiste, pour ne pas dire médiatique : les gaz de schistes, obligeant le gouvernement à s’exprimer sur le sujet… et à botter en touche comme d’habitude. Jusqu’à nouvel ordre, l’exploitation des gaz de schistes reste interdite, mais pourrait être autorisée d’ici 2 à 3 ans "si les méthodes d’extractions évoluent". En jeu : des milliards d’euros pour les compagnies pétrolières, contre la santé et le cadre de vie des populations locales.
De nombreux gisements ont été découverts un peu partout en France, principalement dans le sud-est. C’est là que les principaux groupes pétroliers mondiaux avaient reçu l’autorisation (par le ministère de l’écologie de Jean-Louis Borloo) de lancer les explorations.
Aux États-Unis, où les gaz sont exploités depuis plusieurs années, des problèmes graves sont apparus. Sachant que les puits s’épuisent rapidement, il faut régulièrement en forer de nouveaux (tous les 500 mètres), au détriment des paysages. Sans compter les allez et venues des camions, des engins de chantier, et le bruit des foreuses.
Ensuite, il faut savoir que ces puits sont gourmands en eau (n’oublions pas que le sud de la France est souvent proie à des sécheresses) et en produits chimiques, injectés à très haute pression pour fracturer la roche et extraire le gaz. On estime que 10 à 15 millions de litres d’eau sont nécessaires pour une seule opération de fracturation !
Les risques de pollution des nappes souterraines ainsi que des sols, par manque d’étanchéité des forages, ne sont pas négligeables.
Enfin, on peut se poser la question des conséquences sismiques de ces travaux à grande profondeur (1000 à 3000 mètres !) ; difficile d’imaginer qu’ils soient inoffensifs.
De nombreuses manifestations ont déjà eu lieu un peu partout en France, et des pétitions circulent, qui ont déjà rassemblées plus de cent mille signatures !