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Avocats pour les animaux : les suisses ont dit non

Un referendum (une votation, pour reprendre leur terme) proposait aux suisses d’instaurer un avocat spécialisé dans les questions animales dans chaque canton du pays. Rien d’étonnant à cela ; la Suisse est très en avance sur le sujet (interdiction des bocaux à poissons rouges, interdiction de la chasse dans le canton de Genève, obligation de faire vivre les animaux "sociaux" en couples ou groupes, législation très favorable au bien-être des animaux de ferme, etc).
Un certain nombre de people s’était pourtant mobilisé aux côtés des associations de protection des animaux. Ils souhaitaient renforcer la législation en obligeant tous les cantons à créer un poste d’avocat pour les animaux (cette fonction existe depuis 1992, mais dans le seul canton de Zurich).
Mais cette initiative populaire était trop progressiste ; elle a été rejetée par une large majorité (70,5%) de votants. Tous les cantons ont dit non. Craignant peut-être des abus de procédures et un engorgement des tribunaux, ainsi qu’un coût financier trop important, les suisses ont préféré conserver la loi actuelle, déjà stricte.
On peut néanmoins saluer cette avancée morale, et le fait d’avoir porté un tel débat sur la place publique. En France, il faudra attendre au moins 50 ans !


07/03/2010.