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Biodiversité : notre combat

Trop d’humains s’imaginent aimer la nature c’est-à-dire les arbres loin de leurs maisons, les forêts bien jardinées et anthropisées, les jardins très artificiellement fleuris, les animaux dans des parcs de visions, les voies navigables domestiquées.
Ils conservent encore les peurs ancestrales des bois profonds, des broussailles impénétrables, des herbes folles, de la « vermine », des sangliers, des loups et même un peu des renards et des chouettes, des chauves-souris.
La prise de conscience de ce qu’est la nature, celle que nous, écologistes éthiques, aimons, est un phénomène récent, révolutionnaire, de rupture radicale avec la démarche biocidaire de la culture traditionnelle héritée des monothéismes.
L’homme devait, dans sa phase de préominisation, outre croître et multiplier infiniment, maîtriser, domestiquer, soumettre, devenir la terreur et l’effroi de tout ce qui vit.
Or, l’humain ne sera jamais qu’une branche de la biodiversité, branche qui s’avérerait nuisible si son expansion illimitée aboutissait à la mort de toutes les autres.
Car, ce dont il faut être conscient, c’est que de destructions spécifiques en luttes contre tel ou tel concurrent, l’animal cupide anéantira tout pour faire de la planète une vaste usine de production à son seul profit (les champs des monocultures intensives, les forêts des usines à bois, les montagnes des parcs à moutons).
Face aux concurrences des autres espèces, l’homme a pratiqué jusqu’à ce jour la tolérance zéro. Inversons cette approche exterminatrice du vivant pour lui substituer une approche empathique, contemplative, solidaire. Laissons des espaces aux espèces en cessant de considérer que la nature est le jardin de l’homme. (...)


Communiqué du CVN, 04/01/2010. Site web : www.ecologie-radicale.org