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Chasse et faune

Dans un "superbe" communiqué du 4 décembre, dans un style dont il a le secret, le parti politique CPNT rappelle au ministre de l’écologie que les chasseurs ont conclu un pacte électoral avec l’UMP et que le chasseur-électeur attend et vite des réalisations concrètes.
S’agit-il de réguler les cochongliers, comme veut le faire croire la lourde propagande cynégétique ?
Non, le parti des chasseurs a trois exigences :
* pouvoir tirer les oies et les canards siffleurs en février, en violation de l’article 7 de la directive CEE 79409, relative à la conservation des oiseaux ;
* pouvoir massacrer les pigeons ramiers migrateurs sur les cols ardéchois en mars ;
* pouvoir chasser en montagne le grand tétras et sans limitation des tirs pour sauvegarder les quelques ours.
Le ministre est sommé de s’exécuter sans délai sous peine de voir partir les chasseurs-électeurs.
Qu’elle est responsable la "gestion de la faune" par le chasseur français !

A propos, certains amis des animaux s’interrogent, de très bonne foi, sur l’utilité de préserver ours, loups et lynx dans une société qui ne les mérite pas.
Si l’on renonce à sauver ces espèces, il faudra demain au nom de l’artificialisation de la nature admettre qu’il n’y a plus de place pour les renards, putois, martres, fouines et autres.
Par ailleurs, la présence de l’ours, par exemple, espèce emblématique et populaire (sauf chez les arriérés), justifie la préservation de biotopes accueillant bien d’autres espèces. Qui se soucierait du sort du pic à dos blanc dans les forêts pyrénéennes ?
Lorsqu’une espèce disparaît, la nature recule et toutes y passeront.
Alors, sauvons tous les prédateurs !


Communiqué de presse du CVN, 07/12/2009. Site web : www.ecologie-radicale.org