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Marées vertes de Bretagne : la sanction confirmée en appel

En 2007, le tribunal de Rennes avait reconnu la responsabilité de l’État dans le développement des marées vertes qui touchent 108 baies en Bretagne ; notamment, les préfets auraient dû s’inquiéter, voire réagir pour diminuer l’affluence de nitrates d’origine agricole, et faire respecter les réglementations nationales et européennes.
Deux ans plus tard, c’est la cour de Nantes qui vient de statuer en appel :
elle confirme le jugement, mais accroît également les amendes dues aux quatre associations qui avaient assigné l’État en justice (Eau et rivières de Bretagne, Sauvegarde du Trégor, Halte aux marées vertes, De la source à la mer).
Celles-ci réclament des mesures drastiques, et ne veulent plus que l’on se contente de "panser les plaies" en ramassant chaque été les algues sur les plages. Eau & rivières de Bretagne souligne que la Bretagne, région de bocage, de polyculture et d’élevage, est devenue en 40 ans la plus grande usine française de production animale (60 % des cochons, 60 % des œufs, 45 % des volailles, 25 % des vaches laitières, et ceci sur moins de 5 % de la surface agricole française).
Des milliers de petites exploitations agricoles ont disparu en quelques années, au profit d’une concentration industrielle impliquant des productions alimentaires de faible qualité, des pollutions, et une baisse de la biodiversité.
Mais même si les bretons font des efforts, l’avenir reste sombre car la concentration du cheptel porcin et avicole se poursuit, avec la bénédiction des préfets qui autorisent des extensions de fermes.


01/12/2009.