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Une quatrième ville française anticorrida

La campagne de sensibilisation menée par l’Alliance Anticorrida en direction des élus porte ses fruits. En effet, considérant que : « il ne peut être toléré que la banalisation de la souffrance animale serve au développement lucratif d’un fonds de commerce et que l’État ou les collectivités territoriales, subventionnent les corridas ou toutes activités s’y rapportant », les membres du conseil municipal de Joucou (Aude) ont décidé, le 13 juin, de déclarer leur commune « ville anticorrida ». Une décision prise sous l’impulsion de leur maire Emmanuelle Fauche, une élue qui a le cran de faire face aux cris d’orfraie d’une minorité encore sous la domination de pulsions dont la civilisation gagnerait à se départir.
« Une preuve que l’évolution des mentalités est en marche, d’autant que les jeunes générations se détournent, chaque jour, de ce type de "festivités" » déclare Claire Starozinski, fondatrice de l’Alliance Anticorrida.
La corrida ne fait plus recette et n’a même plus d’avances sur recettes dans plusieurs villes d’Espagne et de France. Après une période d’engouement irraisonné où la moindre localité voulait sa corrida, le soufflé est retombé. Aujourd’hui, dans le monde, soixante-quinze villes se sont officiellement proclamées anti-taurines. « Et ce n’est qu’un début ! » conclut Claire Starozinski enthousiaste.