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Bêtise humaine en Australie

Un crapaud-buffle de la taille d’un petit chien a été capturé dans la ville tropicale de Darwin, dans le nord de l’Australie, une prise qui n’en finit pas d’étonner les spécialistes de l’environnement qui cherchent à freiner la propagation des batraciens venimeux à travers le pays.

"C’est un monstre de crapaud", s’est exclamé Paul Cowdy, de l’association FrogWatch, qui l’a attrapé lundi soir. La bête mesure 20,5 cm et pèse 840 g, le double du poids normal. "Nous n’avons jamais vu de crapaud de cette taille (...) C’est un mâle et normalement les femelles sont encore plus grosses."

Les crapauds-buffles, dont la peau est vénéneuse, sont considérés comme une véritable peste en Australie, où ils ont été introduits en 1935 pour essayer de contrôler la prolifération des scarabées.

La présence actuelle de quelque 200 millions de spécimens sur le territoire australien a conduit à une baisse importante des populations de serpents, de lézards et de certains marsupiaux.

"Nous les capturons, les mettons dans des sacs en plastique, les congelons puis en faisons des fertilisants liquides", a expliqué Cowdy.

Dans la série "l’homme joue à dieu et s’en mord les doigts", je demande l’Australie ! Territoire quasi-vierge jusqu’à il y a quelques siècles, à peine peuplé de tribus indigènes (les aborigènes), l’Australie a rapidement été colonisée par les occidentaux, anglais en tête, qui y envoyaient tous les "déchets" de leur société (les bagnards). Cette idée laissait sans doute présager celle qu’ils se faisaient de ce gros caillou situé à l’autre bout de la planète.
De telles étendues sauvages, une telle diversité et de telles richesses, voilà qui devait vite attiser les convoitises, et les agriculteurs et chercheurs d’or n’ont pas tardé à s’y répandre, y compris dans les parties désertiques les moins accueillantes. Au détriment, bien sûr, de la faune et de la flore locale, unique au monde, a qui le caractère insulaire du pays a sans doute conféré une évolution naturelle bien spécifique.
Très vite, les espèces locales rares ont été victimes de la chasse et de l’agriculture extensive : les moutons, les dromadaires, les chevaux, les chiens, les rats et les lapins ont été introduits et ont proliféré (souvent sans prédateurs ou presque). Les kangourous, les crocodiles, les koalas, les opossums et les échidnés ont trinqué.
L’homme a essayé de dompter la nature en introduisant des espèces comme les crapauds-buffles... et il a essayé de réparer des erreurs en introduisant des maladies comme la myxomatose !
Pour finir, il capture des crapauds qu’il congèle (vivants ??) pour les transformer en engrais. La boucle est bouclée. Il est dans le faux depuis le début.


Source : Yahoo actualités, 27/03/2007