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Ours : les éleveurs courent après les indemnisations

Veaux d’Aston, la déclaration de l’ASPAP était fausse :

Haute-Ariège : les veaux de l’estive de Calvière (massif d’Aston) sont morts de la maladie du charbon, et non pas à cause de l’ours. L’éleveur espérait un remboursement et ne surveillait pas son troupeau.
« L’ASPAP prend les français pour des imbéciles. La stratégie des antis-ours est claire comme l’eau du gave : Se débarrasser des ours coûte que coûte, peu importe la méthode » déclarait La buvette dans « Anti-ours : la stratégie des veaux ». Le communiqué du préfet Yves Guillot confirme bien que les éleveurs ont tenté de se faire rembourser des pertes dues à une négligence et à une mauvaise surveillance du troupeau (mais y a t-il une surveillance ?) en les mettant sur le compte de l’ours. La déclaration de l’attaque de l’ours était de mauvaise foi voire frauduleuse.
Quatre des veaux retrouvés morts dans le massif d’Aston, en Haute-Ariège, le 30 août dernier, ont été victimes d’une maladie « de type charbon symptomatique » et non pas d’une attaque d’ours, a-t-on appris vendredi auprès de la préfecture, après autopsie des animaux.
L’examen par les services de l’ONCFS (office national de la chasse et de la faune sauvage) et les médecins vétérinaires des autres bovins retrouvés morts a permis de constater qu’aucune trace de contact avec l’ours n’existait, et que les squelettes ne présentaient pas de fractures, ajoute la préfecture.
Le 5 septembre, une manifestation d’opposants à la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées avait rassemblé devant la préfecture de l’Ariège a Foix quelque 80 éleveurs. Ils avaient affirmé que 130 attaques (ovins, ruches et bovins) étaient dues à l’ours en Ariège, et exigé des indemnisations.
Le préfet de l’Ariège Yves Guillot a regretté vendredi l’ampleur donnée à l’affaire. Il a aussi salué le travail des agents de l’ONCFS. « Les constatations pour lesquelles ils avaient été violemment interpellés alors qu’il les réalisaient sur le terrain, ont été confirmées », a-t-il dit. « Menacer les agents de violence physique ne peut exister dans une société évoluée », a ajouté le préfet Yves Guillot.
La maladie infectieuse constatée n’est pas soumise à des mesures réglementaires de police sanitaire. La vaccination, facultative mais fortement recommandée, n’avait pas été réalisée cette année sur le troupeau. Les animaux encore vivants ont fait l’objet d’un traitement antibiotique général, ont indiqué les services vétérinaires.
Source : Le monde
L’Equipe Technique Ours avait vu juste :
Ce sont ces mêmes éleveurs qui soutenus par l’ASPAP, tentent de discréditer l’Equipe Technique Ours (ETO) chargée du suivi et du contrôle des dégâts : « Ils sont incompétents » déclaraient ensemble presse locale et éleveurs. Les techniciens avaient pourtant décelé le problème de maladie et confié la détermination du diagnostic exact aux vétérinaires.
Une presse à la solde du pastoralisme :
La stratégie et la mauvaise foi de l’ASPAP qui ne sait comment se sortir de cette « grosse bourde » est à nouveau révélée. La tentative de fraude aux remboursements était grosse comme une maison, ce qui n’avait pas empêché la presse locale de les soutenir, sans aucune investigation dans leur combat contre l’ours.
- « Après les moutons, les veaux » titrait la Dépêche du Midi le 04 septembre.
- « Des ours qui n’en finissent pas de rendre chèvre ! » écrivait Patrice Jammes sur Ariège-News, l’agence de presse quasi officielle et personnelle d’Augustin Bonrepaux.
- Lourdes Infos, sous la plume extrême de Louis Dollo déclarait : « Suite de l’affaire concernant une attaque d’ours sur un troupeau de bovins dans la Haute Ariège (Massif de l’Aston, estive de Calvière) »
Depuis le communiqué de la préfecture annonçant le diagnostic réel, les deux organes de presse largement favorables aux milieu agro-pastoral des opposants au renforcement et Lourdes-Infos (dans ses pages brebis écrasées) font tristes mine sur le dossier des veaux d’Aston. « Ariège-Bonrepaux-News » y va d’un « La situation de l’exploitation va faire, à la demande des éleveurs, l’objet d’une analyse par les services de l’Etat, la chambre d’agriculture, la mutualité sociale agricole et les partenaires financiers des éleveurs, afin de définir les modalités d’accompagnement d’une situation difficile pour ceux-ci » dans un filet intitulé « Affaire des veaux d’Aston, suite et fin ». Circulez, il n’y a plus rien à voir. Lamentable presse ! Pas de démenti pour l’ours. Désinformez, il en restera toujours quelque-chose...

Source : http://www.loup-ours-berger.org (site par ailleurs très intéressant), 15/09/2006