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Un pas en avant... et deux pas en arrière

Bruxelles ne protégera pas les taureaux.

Les institutions européennes poursuivent quotidiennement leur combat pour protéger les animaux d’abus humains. Cependant, jeudi dernier, le 12 octobre 2006, le Parlement européen a proposé sans succès d’instaurer une loi communautaire interdisant la tauromachie.

La protection des animaux maltraités par les humains est devenue l’autre cheval de Troie européen du moment avec la lutte contre les maladies animales. Après avoir approuvé le 12 octobre dernier, une résolution sur le Plan d’action communautaire pour la "protection et le bien-être des animaux au cours de la période 2006-2010", le Parlement européen a tenté de faire voter un texte demandant que l’Union Européenne se dote d’une législation interdisant les combats de taureaux, de coqs et de chiens et faisant en sorte que les organisateurs de ces combats ne reçoivent aucune aide d’Etat liée à ces activités.

Mais les taureaux, coqs et chiens, n’ont pas obtenus la même faveur que les visons, phoques, ou autres animaux, dont la commercialisation de fourrure a été strictement réglementée. Les euro-députés ont voté à une large majorité contre à 68 % avec seulement 178 députés européens sur 505 ayant voté en faveur de la proposition de loi.

La victoire de la Tauromachie européenne de ce 12 octobre 2006 fera désormais jurisprudence au sein de la législation communautaire.

Source : Fenêtre sur l’Europe, 17/10/2006.